IL EST IMPORTANT DE FAIRE CONNAITRE LA VERITE MERCI DE DIFFUSER MES ARTICLES A TOUTS VOS AMIS

La vérité n'est intéressante que si elle sert a réfléchir, sinon elle ne sert a rien.
Étant de nature solitaire et me montrant "révolté" par ce qui se passe dans notre monde et notre pays qui est la Belgique, mes temps libres sont occupés à décrire l'actualité en mettant mon point de vue sur celle ci.
Des idées me viennent, des propositions se multiplient également mais mon manque de diplôme dans le journalisme ne me permette pas d'aller exprimer mes idées dans un quotidien.
Il est vrai que je peux me montrer très direct dans mes pensées, mes propositions pourront ne pas vous plaire, mais je reste à l'écoute. Nous débattons sur des lois qui nous paraissent inutiles, inadaptées et c'est à nous de l'exprimer.
Il est si facile de critiquer mais tellement dur de proposer.
je suis ici pour proposer et transférer certaines idées. j'ai le droit de me tromper mais je ne ferais pas les mêmes erreurs que certains grands hommes politiques ont pu faire.
Ma seule force est de m'exprimer sur le net...
IL EST IMPORTANT DE FAIRE CONNAITRE LA VERITE MERCI DE DIFFUSER MES ARTICLES A TOUTS VOS AMIS
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el martes 04 de agosto de 2009 14:43

Modificado el miércoles 09 de septiembre de 2009 19:31

« Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun » Boris Vian

« Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun » Boris Vian
Définition de la santé environnementale par l'Organisation mondiale de la santé.

La santé environnementale recouvre les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, biologiques, sociaux et psychosociaux de l'environnement. Celui-ci comprend les aspects théoriques et pratiques de l'évaluation, de la correction, du contrôle et de la prévention des facteurs environnementaux qui peuvent potentiellement affecter de manière adverse la santé des générations présentes et futures.

Ce chalet je l'ai construit moi même , il est autonome , eau , électricité (12 volt continu) avec panneau solaire et éolienne , chauffage au bois , isolation thermique naturelle et traitement du bois non toxique.
Une maison saine pour tous !
Notre habitat est le troisième domaine d'importance dans notre vie (après l'alimentation et la santé). On ne pense pas assez à quel point il agit sur notre environnement immédiat et lointain ainsi que sur notre qualité de vie; sans oublier l'essentiel, beaucoup d'entre nous n'y ont pas accès.
Et si tout d'un coup nous pouvions à la fois offrir l'accès au logement au plus grand nombre tout en respectant la nature et notre santé ? En dehors du fait que ces méthodes permettent la construction d'habitats respectant l'homme et la nature, elles rendent aussi possible l'accès à un logement à tous ceux qui ont peu de moyens financiers grâce à l'autoconstruction.
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el domingo 07 de septiembre de 2008 13:02

Modificado el miércoles 25 de noviembre de 2009 02:59

Le développement durable,Un scandale curieusement discret. Savez-vous pourquoi les projets éoliens intéressent tant les promoteurs?

 Le développement durable,Un scandale curieusement discret. Savez-vous pourquoi les projets éoliens intéressent tant les promoteurs?

Un scandale curieusement discret

Le scandale du Climategate est-il vrai? Des écumeurs du Net ont infiltré la messagerie des chercheurs anglais principalement garants de la théorie du réchauffement anthropique de la Terre. Ils semblent dire dans leur courrier avoir truqué ("trick") les relevés de température, et avoir caché le déclin ("hide the decline") de la chaleur terrestre intégrale. Cela renierait les limites mises depuis presque deux décennies à la prospérité globale, et forcerait à rembourser les impôts environnementaux injustifiés. Le GEIC et ses sponsors étatiques seraient tous discrédités, et condamnables!

Or si on devait juger d'après la couverture des médias institués, on conclurait que l'affaire est insignifiante, ou carrément fausse et montée juste pour nuire au sommet de Copenhagen. La taxe carbone mondiale et son gouvernement attenant sont en jeu!

J'ai entré les mots "climategate" et le néologisme plus français "climagate" dans les moteurs de recherche des neuf journaux belges que voici: Le Soir, La Libre Belgique, La Meuse, La Province, Le Vif/L'Express, La Dernière Heure, L'Écho, La Nouvelle Gazette, et actu24.be. Aucun n'avait dans ses archives d'article à ce sujet.

J'ai fait le test avec ces huit publications françaises: LIBÉRATION.fr, Le Monde, Le figaro, L'Humanité, Elle, L'EXPRESS.fr, Le Nouvel Observateur, et Le Point. Le Nouvel Obs recèle un extrait d'un seul écrit, mais le lien vers le texte complet est défectueux; impossible de le lire. Le Monde et Le Point ont chacun un unique billet sur le climategate, toutefois tous deux favorisent les réchauffistes; ils contestent les révélations des hackers exposant les faux en données et calculs météorologiques.

Supposons que les hackers soient les seuls fraudeurs; l'ampleur de leur imposture et la portée de son succès éventuel n'exigeraient-t-elles pas plus de reportages? La presse ne devait-elle pas chercher qui sont les pirates ayant déniché ces emails suspects? Seulement deux billets lisibles sur une affaire si retentissante, sortie depuis déjà douze jours, alors que des broutilles font si souvent l'objet de feuilletons entiers?

Un reporter français s'indigne d'ailleurs que les savants britanniques soupçonnés ont subi la "violence" d'une intrusion, toutefois s'est-il jamais offusqué de l'intrusion continuelle de la police du Net dans la correspondance de millions d'innocents? L'essentiel est que la presse francophone n'a même pas tenté de voir si ces mails sont authentiques; elle a juste minimisé leur importance, néanmoins sait-elle leur importance réelle si elle n'enquête pas dessus?

Cependant voilà, investiguer ceci, même pour le démolir, attirerait l'attention des lecteurs sur la question; ils fouilleraient aisément le Web pour y trouver des arguments innombrables et crédibles contre le réchauffisme. Alors, par peur de représailles des gouvernants, profiteurs des taxes écologiques, même les quelques journalistes honnêtes de la presse corporatiste gardent un silence de collabo.

Et nous, les blogueurs, nous sommes la presse libre, et vous qui lisez ceci, vous êtes la résistance.

Ben

Le système des certificats verts rend les projets éoliens industriels très rentable. Lisez l'article ci-dessous pour comprendre comment ce système de financement artificiel fonctionne.
Comment fonctionnent les certificats verts ?
Pour soutenir la production d'électricité verte, la Région Wallonne a mis en place le système des certificats verts. Celui-ci a pour but d'offrir une rentrée financière supplémentaire pour les producteurs d'électricité verte et de garantir globalement un certain pourcentage de production d'électricité verte pour l'ensemble de la Wallonie.
En principe, un certificat vert correspond à la production d'un mégawatheure (MWh) (équivaut à 1000 kWh) électrique sans émission de CO2, soit une économie de 456 kg de CO2. On se base pour cela en comparant avec une centrale TGV (turbine gaz vapeur) qui pour produire un MWh émet 456 kg de CO2.
Le mécanisme des certificats verts étant un mécanisme d'aide à la production, on ne considère pas l'utilisation qui en est faite. Que l'électricité soit consommée entièrement sur place, injectée entièrement sur réseau ou partiellement consommée et injectée, ou tout simplement non utilisée, le producteur recevra ses certificats pour la totalité.
Qui paie finalement ces certificats verts ?
L'achat de certificats verts représentant une charge financière supplémentaire pour le fournisseur, celui-ci reporte simplement ce coût sur l'entièreté de ses clients. Effectivement, ces grands producteurs n'étant pas des mécènes répercutent ce qu'ils appellent très pudiquement « la surcharge certificat vert » sur la facture du consommateur, c'est-à-dire vous et nous !
Les éoliennes nous appartiennent donc déjà en quelque sorte puisque nous les finançons !
Le montant très élevé du certificat vert garantit donc une rente de situation scandaleuse aux industriels de l'éolien, leur garantissant une énorme fortune en quelques années sur le compte des consommateurs sans aucun correctif pour les plus pauvres d'entre nous.
Sans le mécanisme des certificats verts, dont le coût est entièrement supporté par les consommateurs au bout du compte, les promoteurs ne s'intéresseraient certainement pas à l'éolien.
Exemple concret avec le projet Air Energy de la plaine de Boneffe
Pour chaque MWh produit, Air Energy percevra 1 certificat vert d'une valeur nominale d'environ 90 euros. Le projet de Boneffe compte 17 éoliennes d'une puissance nominale pouvant aller selon le modèle de 2 à 3.3 MW, soit une puissance totale du parc variant 34 MW à 56,1 MW. Les éoliennes ne fonctionnant qu'une partie du temps, l'industrie se base sur un rendement de 25%. Cela représente donc une somme annuelle de minimum 6.700.000 et de maximum 11.000.000 ¤. Sachant que l'investissement pour la réalisation du parc est de l'ordre de 1 M¤ pour 1 MW, on peut estimer que celui-ci sera amorti en 5 ans. Après, pour la société, c'est le jackpot en sachant qu'une éolienne a une durée de vie de 20 ans!
En effet, la société revend ses certificats verts (la valeur oscille entre 65¤ et 100¤ et il est garanti à minimum 65¤) aux grands producteurs comme Electrabel qui sont tenus, sous peine de lourdes amendes, de distribuer 9% d'énergie verte (en 2009) à un prix près de 3 fois supérieur à celui de l'électricité produite par les méthodes classiques.
Et les retombées pour les riverains ?
Non seulement le citoyen paie son électricité plus chère à cause des certificats verts, mais en plus les riverains subissent une dévalorisation immobilière de 30 à 35% et toutes les nuisances, sans aucune compensation.


Le développement durable laisse entrevoir l'image concrète, à long terme, d'une société plus prospère et plus juste, garante d'un environnement plus propre, plus sûr, plus sain, et offrant une meilleure qualité de vie à nous-mêmes, à nos enfants et à nos petits-enfants. Pour réaliser ses objectifs, il faut une croissance économique qui favorise le progrès social et respecte l'environnement, une politique sociale qui stimule l'économie et une politique de l'environnement qui soit à la fois efficace et économique.Retenir simultanément deux opinions qui s'annulent alors qu'on les sait contradictoires et croire à toutes les deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu'on se réclame d'elle. Oublier tout ce qu'il est nécessaire d'oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l'oublier plus rapidement encore.
En voici la définition :
«Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.»
Il n'existe pas de définition beaucoup plus précise du «développement durable». Sa signification dépend donc des rapports de force sociaux entre différents groupes d'intérêts qui défendent sous ce nom des objectifs qui sont, on va le voir, en grande partie contradictoires. Ceux-ci sont en effet officiellement de trois types : maintenir l'intégrité de l'environnement, améliorer l'équité sociale, améliorer l'efficacité économique. Selon les agents sociaux concernés, défenseurs de l'environnement, industriels ou États (plus ou moins industrialisés), le « développement durable » recouvrira donc des priorités tout à fait différentes, sans pour autant que la signification qui s'est imposée dans le sens commun – synonyme de respect de l'environnement et devenue un instrument de marketing politique et commercial – en soit affectée.
Le « développement durable » au service de l'industrie
Les industriels ont résumé à leur façon ces trois objectifs: les «3 P», c'est-à-dire les «trois pôles interdépendants du développement durable de l'humanité : équité sociale (Peuple), préservation de l'environnement (Planète), efficacité économique (Profit)».
La Commission européenne proclame quant à elle que «le développement durable laisse entrevoir à l'Union européenne l'image concrète (sic), à long terme, d'une société plus prospère et plus juste, garante d'un environnement plus propre, plus sûr, plus sain, et offrant une meilleure qualité de vie à nous-mêmes, à nos enfants et à nos petits-enfants. Pour réaliser ces objectifs, il faut une croissance économique qui favorise le progrès social et respecte l'environnement, une politique sociale qui stimule l'économie et une politique de l'environnement qui soit à la fois efficace et économique». On voit clairement, dans la dernière partie de la phrase, que la politique de l'environnement est soumise aux objectifs économiques .Au passage, relevons que « développement durable » est une notion suffisamment souple («une politique sociale qui stimule l'économie...») pour qu'on puisse l'invoquer afin de légitimer des politiques de déréglementation du marché de l'emploi « Voir :Cheques libre service ». C'est bien la croissance qui est ici la source du progrès social et du respect de l'environnement (« une croissance économique qui favorise le progrès social et respecte l'environnement...»): ce qui revient à établir un lien mécanique entre la réalisation du premier objectif du «développement durable», le développement, et les deux autres, le respect de l'environnement et des règles d'équité.
Dans cette optique, dérèglementer l'activité des entreprises et sensibiliser le marché du travail aurait la vertu de permettre aux entreprises d'investir plus de profits dans la recherche de technologies «propres» («éco industries») et donc de protéger l'environnement et aussi d'augmenter le «bien-être» social. Le corollaire est qu'on ne saurait ni imposer de réglementations environnementales à l'industrie ni limiter sa capacité de développement pour sauvegarder la planète. C'est ce que certains appellent aussi la «croissance verte», vertigineux renversement de perspective si l'on se souvient que le Programme des Nations unies pour l'environnement entendait répondre aux analyses du club de Rome qui prônait alors la croissance zéro.

[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el jueves 09 de julio de 2009 02:38

Modificado el jueves 03 de diciembre de 2009 12:12

Evaluation du projet B.S.C.A.

Evaluation du projet B.S.C.A.
http://aracharleroi.ibelgique.com/
Evaluation du projet B.S.C.A. sous l'éclairage des récents événements.
L'actualité dans le domaine aéronautique suscite beaucoup d'émotions et de réactions mais incite aussi à la réflexion. Nous pensons que c'est le moment, pour tous ceux qui de près ou de loin ont un pouvoir de décision, de se poser les questions fondamentales sur l'opportunité des choix et des orientations prises. Le futur se prépare aujourd'hui. Encore faut-il ne pas sans cesse répéter les mêmes erreurs...
Le secteur aérien est en perte de vitesse :
• un recul de 6% a été constaté l'an passé et les attentats de New York n'expliquent pas tout !
• il est largement subsidié : pas de taxe ou accises sur les carburants, pas de T.V.A. sur les billets d'avions.
• l'infrastructure aéroportuaire et les coûts environnementaux considérables sont exclusivement à charge de la collectivité.
• de nombreuses commandes d'appareils seront annulées ou ne seront pas confirmées. AIR IBERIA et KLM sont en difficultés et, à terme, il ne resterait que quelques grandes compagnies européennes : AIR FRANCE, BRITISH AIRWAYS et la LUFTHANSA.
LE SUCCES DES LOW COST
A côté des compagnies nationales ayant entre autres missions d'assurer le prestige du pays qu'elles représentent, se développent des compagnies indépendantes dont les seuls critères sont l'opportunisme et le profit. Elles vont exploiter exclusivement des lignes rentables en récoltant un maximum de subsides ET en profitant gratuitement des infrastructures aéroportuaires coûteuses mises à leur disposition par les pouvoirs publics.
De nombreuses aides directes importantes sont offertes par les pouvoirs publics wallons lors de l'implantation d'un nouvel opérateur aérien, à l'occasion de l'ouverture de nouvelles lignes et pour la formation du personnel navigant. RYANAIR, à Charleroi, profite pleinement de la manne offerte sur un plateau d'argent par la Région wallonne. Pour rappel, quelque 120 millions de francs... Sans parler des investissements à venir et qui se chiffreront par dizaines de milliards... sur base d'un seul opérateur : RYANAIR. Avec quelles garanties (emplois, qualité, stabilité, etc.) de la part de cette dernière ?
De l'aveu même de ces exploitants (Mme GATEAU, directrice commerciale de RYANAIR), ces compagnies indépendantes recherchent des aéroports régionaux où les temps d'attente au sol entre un atterrissage et un décollage sont minimaux afin qu'elles fassent un maximum d'allers-retours. L'objectif de RYANAIR est de faire 4 allers-retours par jour avec chaque appareil !
Elles maximalisent ainsi la rentabilité de leur flotte (leur seul investissement !) ... et leur personnel navigant se trouve dans le ciel, ce pourquoi il est payé. Différentes astuces leur permettent de réduire les coûts (personnel basé là où les lois sociales sont les moins contraignantes, conditions de travail astreignantes, contrats temporaires, quart temps et même moins encore, somme d'argent réclamée à l'ouverture d'un emploi etc. !)
Ajoutons encore qu'elles demandent à leurs employés une productivité élevée et que les niveaux de salaires se situent dans le bas de la fourchette. Pas ou peu de contestation : les syndicats ne sont pas les bienvenus chez RYANAIR... Pas plus que les journalistes (cf émission HEBDO de la RTBF) qui posent (trop) de questions !
Qu'y-a-t-il de blâmable dans cette recherche d'efficacité, de profit et d'aides publiques ? Certainement RIEN pour un opérateur privé !
Ce qui est primordial, c'est que le décideur -en l'occurrence le gouvernement wallon sous la houlette du Ministre KUBLA- s'assure que l'argent dépensé est bien utilisé, que le projet est bon, qu'il a un futur et qu'il est d'utilité publique. Est-ce le cas ?
UN GRAND DEVELOPPEMENT DE B.S.C.A. EST-IL ACCEPTABLE ?
Nous réaffirmons haut et fort que le projet présenté ne répond à aucun de ces critères de bon sens et qu'il est même à l'opposé. Actuellement, le Gouvernement wallon mise tout sur un seul opérateur : RYANAIR. A tel point que B.S.C.A. est appelé RYANAIR AIRPORT et s'habille en jaune et bleu, couleurs de l'opérateur irlandais... Ce qui est évident également, c'est que ces compagnies indépendantes quitteront le site de B.S.C.A. dès que la manne publique sera épuisée, qu'elles trouveront ailleurs des conditions plus attractives ou que les lignes exploitées deviendront non rentables suite à l'épuisement du trafic...
Le projet est indéfendable d'un point de vue logique.
Il n'a pas été validé par la comparaison avec d'autres possibilités. Il est le résultat d'un partage politicien et sous-régionaliste entre les deux grandes villes wallonnes que sont Charleroi et Liège.
Le site est enclavé dans l'agglomération urbaine et il est cerné de tous côtés (E42 - Ring 3 - rue des Fusillés - A54- N5 - le site classé du Bois Lombu et l'aéropôle). Il n'y a pas de possibilité d'extension.
IGEAT, auteur de l'Etude d'Incidence, n'a trouvé aucune justification à ce projet (voir résumé non technique page 5). En page 40 du même document, il recommande la considération d'un site alternatif.
Le C.W.E.D.D. (Conseil Wallon pour un Développement Durable) dans son avis du 22 mars 99 fait la même recommandation. Enfin, de nombreux experts -Mrs KLEES, le professeur CHARLIER (ULB-UCL) et membre de la C.P.D.T -Conférence Permanente de Développement Territorial- ont émis des avis négatifs lors des auditions par la commission économique du Parlement wallon.
Si le projet ne répond à aucune logique rationnelle, il sera désastreux sur la plan humain.
330.000 personnes habitent dans un rayon de 10 Km. Suivant l'Etude d'Incidence, 60.000 personnes vivent en zone A-B-C-D- et plus de 30 établissements sensibles (crèches, écoles, hôpitaux, homes) y sont situés.
L'aspect du risque est totalement négligé. En bout de piste se trouvent les communes densément peuplées de Jumet Chef-Lieu et Heigne. En cas de crash au décollage, des centaines de personnes seront atteintes.
Un développement important du trafic de jour est inacceptable et encore moins sur gros porteurs. Dès lors, nous nous opposons avec détermination aux grands investissements justifiés uniquement dans l'hypothèse de ce développement débridé :
• nouvelle aérogare. Coût : 1,267 milliards (Chiffres annoncés dans l'accord-cadre du Gouv. Wallon du 20 juillet 2000)
• allongement de piste : coût : 2 à 3 milliards (Cf La Nouvelle Gazette du 19/06/01 - accord national Plan S.N.C.B. avec la participation des Régions.)
• raccordement ferroviaire entre Daussoulx et le B.S.C.A. Coût : 18 milliards
Chiffres qui, sans aucun doute seront revus à la hausse... et ne tiennent pas compte des " expropriations " et de l'isolation des maisons situées en zones B-C-D et des moins values immobilières.
L'implantation du Hub RYANAIR depuis avril 2001 et la croissance importante du trafic, 28 mouvements par jour vers l'Irlande, le Royaume Unis, la France et l'Italie, démontrent que le créneau de l'aéroport de Charleroi-Gosselies est constitué par les vols européens et qu'un allongement de piste n'est aucunement nécessaire. L'aérogare actuelle permet d'accueillir 1 million de passagers. Ce niveau constitue le seuil tolérable dans l' environnement urbain de l'aéroport régional de Charleroi-Gosselies.
Le projet est inacceptable d'un point de vue logique et sur le plan humain ; de plus, il est à contre-temps.
Le drame du 11 septembre a amorcé le déclin du transport aérien. Certains diront que c'est cyclique et que c'est un creux avant une reprise. Nous croyons que c'est plus profond et qu'il y aura une réduction importante et permanente du trafic aérien. Si la croissance devait reprendre, elle se fera à un rythme plus en rapport avec le développement durable. Dès lors, dans les prochaines années, il y aura une sous utilisation de l'infrastructure des aéroports. C'est actuellement déjà le cas en 2001 à Zaventem après la faillite de la SABENA !
L'EMPLOI ?
Les défenseurs du projet, le Ministre-Président VAN CAUWENBERGHE et le Ministre KUBLA ont clamé à cor et à cri que le projet créerait 1 millier d'emplois directs par million de passagers plus 2 à 3.000 emplois indirects. Il est maintenant prouvé que ces affirmations sont totalement non fondées. Le seuil du million de passagers est maintenant quasi atteint et RYANAIR a engagé à Charleroi de 20 à 40 personnes selon les sources (3). Le président de la compagnie low cost O'LEARY a dit qu'il fait transporter 1 million de passagers avec 150 employés. Ce n'est que six fois moins que les chiffres annoncés par nos excellences wallonnes ! En ce qui concerne les emplois indirects, ils sont toujours difficiles à vérifier en l'absence de plans d'affaires. Faisons la proportion, ce qui donne 450 emplois au lieu des 3000 annoncés. Où est la crédibilité de nos ministres lorsqu'on constate de telles contre-vérités ?
UNE ETUDE ECONOMIQUE !
Depuis l'étude d'incidence faite en 1998, nous demandons une étude économique sérieuse et objective pour justifier ce projet.
A part quelques vagues éléments de coût totalement incomplets figurant dans l'accord cadre du 20 juillet 2000 et, malgré nos demandes répétées aucun plan d'affaires crédible n'a été élaboré !
Rappelons que le Ministre KUBLA n'a pas daigné attendre les conclusions de la Commission économique du Parlement wallon qui avait auditionné les différentes parties durant le printemps 2000 et qui ne remettra jamais son rapport, trop négatif sans aucun doute sur le projet ! N'est-ce pas encore un abus de pouvoir caractérisé ? Alors que la faillite de la SABENA était annoncée et qu'un recul très net du trafic aérien est aujourd'hui constaté, il n'a pas hésité à déclarer que le principe de la construction de la nouvelle aérogare était acquis. Est-ce bien sérieux ?
NOS PROPOSITIONS :
• Nous acceptons le principe d'un aéroport régional avec un trafic modéré de jour SANS DEROGATION (excepté les situations de détresse ou humanitaire bien entendu) : 10.000 mouvements par an et 1 million de passagers.
• Nous nous opposons aux vols de nuit, d'entraînement, aux longs courriers et au fret inacceptables dans l'environnement urbain de Charleroi.
• Nous refusons les grands investissements qui ouvrent la porte à un développement débridé de l'aéroport et qui sont synonyme de galvaudage des deniers publics.
NOTRE DEMANDE AUX POLITIQUES :
Nous estimons que les décideurs doivent réétudier ce projet avec objectivité, à la lueur des événements récents et en tenant compte du monopole important de RYANAIR au B.S.C.A. et de la surcapacité aéroportuaire actuelle.
Nous demandons qu'une étude économique objective soit faite en respectant les droits des riverains et en prévoyant des budgets pour compenser la perte de valeur de leur patrimoine. La première phase étant d'évaluer les besoins de la Région wallonne en infrastructures aéroportuaires.
Nous demandons une enquête publique pour informer les riverains du P.E.B. (Plan d'Exposition au Bruit) en cours de préparation par le cabinet du Ministre KUBLA.
Nous demandons plus de transparence, notamment sur les vols de nuit (22-7H) et une véritable représentation -démocratiquement élue !- des Riverains au sein du fameux comité de concertation.
Nous demandons le maintien de l'assemblée trimestrielle des riverains avec les décideurs que ce soit au B.S.C.A. ou ailleurs.
Aux responsables syndicaux :
Nous demandons un regard critique sur le projet, une évaluation correcte du nombre d'emplois créés et d'emplois de proximité perdus par rapports aux aides et aux investissements publics.
Quid de la représentation syndicale au B.S.C.A. et à RYANAIR ?
Aux médias :
Nous demandons de relayer notre point de vue plus largement.
Aujourd'hui, nous ne créons pas l'événement mais nous pouvons éviter la catastrophe de demain.

ARGUMENTAIRE POLITIQUE
Préliminaires
L'enquête publique qui suit la publication des résultats de l'E.I.E. réalisée par I.G.E.A.T. nous donne légalement le droit de faire connaître notre point de vue à propos du projet d'allongement de la piste de l'aéroport de Charleroi-Gosselies à 3400m. Le présent document qui se constitue de deux parties, l'une dénommée politique, l'autre technique, constitue l'essentiel de nos réflexions non seulement à propos du projet mais également à propos de la politique de développement de l'infrastructure aéroportuaire wallonne car nous pensons que ces deux aspects sont indissociables.
Notre appréciation à propos de l'étude réalisée par I.G.E.A.T. est qu'il s'agit d'un travail de qualité; en effet, cette étude a rendu compte avec une grande objectivité des situations passées, présentes et futures, tant sur le plan des nuisances que sur celui des stratégies mises en ½uvre par les autorités régionales et portuaires pour développer l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud , montrant par sa démarche que seule une approche globalisante est susceptible de rendre compte d'un projet aussi complexe.
Elle met ainsi en évidence avec plus de précisions les points importants dont la plupart avait fait l'objet de notre critique depuis la création de B.S.C.A. jusqu'à ce jour, à savoir:
1. l'absence d'études préalables et de stratégie aéroportuaire globale en Wallonie et le caractère arbitraire, quasi dictatorial des décisions prises au plus haut niveau.
2. la désinformation systématique organisée par les responsables politiques et B.S.C.A., notamment la manipulation de l'opinion publique au travers du chantage à l 'emploi.
3. l'existence de nuisances sonores présentes et à venir, tous scenarii confondus pour plus de 300.000 personnes.
4. l'apparition de nuisances et de risques supplémentaires non négligeables quoique peu importants si l'allongement de la piste est réalisé.
5. la possibilité de développement aéroportuaire sans allongement de piste avec des nuisances et des investissements réduits.
6. la nécessité de repenser dans la sérénité et le temps, l'opportunité, la localisation, la réalisation et la promotion d'un aéroport international wallon, et ce, au travers d'une véritable stratégie fondée sur des études multi-critères.
Nous allons maintenant examiner dans le détail les points cités qui nous mènent à penser que cet allongement de piste est le moins bon choix.

Point 1: un rappel chronologique relatif à l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud rendra le mieux compte des incohérences de la politique aéroportuaire wallonne.
1991 création de B.S.C.A. --- changement d'affectation de l'aérodrome en aéroport --- expropriations: 4.7 millions (budget de la région)
1992 expropriations: 32 millions (24 du budget + 8 cofinancés par l'Europe )
1993 expropriations: 40 millions (budget)
1994 le Plan de Mobilité et de Transport en Wallonie stipule qu'il faut doter les aéroports régionaux d'une infrastructure leur permettant d'être compétitifs sur la place aérienne européenne; la Région Wallonne achèvera dans les 5 ans le programme d'investissements en cours (...) et garantira par sa politique d'aménagement du territoire des possibilités d'extension. de leurs installations...--- 23 juin: décret de la Région Wallonne organisant les aéroports publics --- expropriations: 131.4 millions (budget)
1995 11 avril: arrêté ministériel relatif à l'expropriation de biens immeubles --- expropriations: 139.6 millions (budget)
1996 juin: réunion de décision sur l'allongement de piste entre B.S.C.A., R.V.A. et M.E.T.. --- août: argumentaire de B.S.C.A. --- novembre: demande de permis d'exécution technique de l'allongement de la piste par le M.E.T. --- démolitions de maisons expropriées: 500.000 F (budget) --- études: 1 million ( 0.6 budget + 0.4 Europe)
1997 juin: sortie de l'étude I.A.T.A. commandée par B.S.C.A.--- première question parlementaire sur les investissements consentis à Charleroi --- juillet: I.G.E.A.T. se voit confier l'étude d'incidences --- novembre: deuxième question parlementaire --- démolition d'immeubles: 2.8 millions (budget)--- étude d'incidence: 3.8 millions --- étude de développement: 14 millions.
1998 mars: consultation riverains et début de l'étude d'incidence --- juin: réponse du Ministre Lebrun aux questions parlementaires --- octobre: Projet de Schéma de Développement de l'Espace Régional ( S.D.E.R.) --- expropriations: 1 million --- études: 13 millions.
Il faut tout d'abord se rappeler que lorsqu'en 1992 Monsieur Van Cauwenberghe, Bourgmestre de Charleroi à l'époque a annoncé la création de l'aéropole et le développement de l'aérodrome en aéroport régional, de vives protestations se sont élevées de la part des riverains devant une implantation en zone urbaine. Depuis lors, ils se sont constitués en association pour défendre leurs droits et n'ont pas cessé de mettre en évidence les aberrations du projet. A l'époque, le Bourgmestre a répondu avec désinvolture à ses concitoyens qu'on ne faisait pas d'omelette sans casser des oeufs et que le développement économique nécessitait des sacrifices. Il était déjà à ce moment impératif de décider en même temps une modification du plan de secteur aux fins de minimiser la taille de l'omelette en n'accordant plus de permis de bâtir dans les zones à fortes nuisances acoustiques. Cela n'a pas été fait et a conduit finalement à des expropriations de propriétés à peine construites!
Pour mieux comprendre, citons une réponse du Ministre Lebrun: " (...) dès le moment où il y a eu une demande d'allongement de piste à Gosselies permettant d'accueillir des transports internationaux et des courriers de plus en plus importants, j'ai demandé parallèlement à l'étude d'incidence qui était en cours , une étude stratégique permettant alors d'orienter nettement les investissements à l'avenir à Gosselies. " C'est-à-dire, si l'on en croit le Ministre, vers le mois de mars 1998.
Souvenons-nous encore que cette étude " stratégique " confiée à TRACTEBEL n'a fourni que son premier volet dont seul I.G.E.A.T. a pu prendre connaissance et qui reproduit selon cet organisme les résultats de l'étude I.A.T.A. On peut d'ailleurs se demander pourquoi TRACTEBEL a besoin de trois fois plus de temps que I.G.E.A.T. pour " sortir " son étude, vu l'urgence...
De plus, l'arrêté ministériel du 11 avril 1995 stipule: " b) considérant que le but de ces expropriations est: -de pouvoir accueillir des avions gros-porteurs, -de permettre aux différents usagers de l 'aéroport d'accéder rapidement à la piste et aux autres infrastructures de l'aéroport, (...) - de libérer les immeubles non encore expropriés des rues Fonteny et Ferrer (Ransart) dans un quartier désertifié, occupé clandestinement, de répondre à un meilleur bien-être pour les habitants, et de veiller ainsi à la sécurité et à l'environnement. etc... "
Dans le document du S.D.E.R., nous notons que selon le premier paragraphe de l'article 13 du C.W.A.T.U.P.(code wallon de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et du patrimoine) le S.D.E.R. " exprime les options d'aménagement et de développement pour l'ensemble du territoire de la Région wallonne ". Nous y lisons également que le développement est défini comme l'accroissement de la qualité de la vie, c'est-à-dire non seulement la croissance exprimée en termes économiques mais aussi le mieux-être social et culturel et l'amélioration du cadre de vie!(page 1). Et puis, nous voyons (en page 173) que CHARLEROI (CRL) devrait de plus en plus jouer un rôle de délestage de BRUXELLES (BRU) alors que (en page 161) les principaux concurrents actuels sont les sites de Londres ... Zaventem ....Cologne! Il est difficile de faire plus incohérent.
Il apparaît donc nettement à la lumière de ce bref historique que la question parlementaire de Monsieur Desgain était parfaitement justifiée lorsqu'il ajoutait: " j'en reste à la conclusion que, en tout cas pour Gosselies, le Gouvernement a mis la charrue avant les boeufs et s'est lancé dans des programmes d'investissements importants sans avoir étudié les perspectives de développement durable de cette infrastructure ". Il ajoutait aussi pertinemment: " les études qui ont été faites précédemment n'étaient pas de véritables études de développement économique, c'étaient des notes sur une capacité potentielle de développement. " Il faisait en cela allusion sans doute à l'étude de l'I.A.T.A. dont ce sont très exactement les caractéristiques. Mais même si l'étude de l'I.A.T.A. n'est pas une étude économique, elle n'en recèle pas moins des arguments importants pour démonter le projet d'allongement. C'est ce que nous allons voir dans le point suivant.

Point 2. Nous venons de prendre connaissance d'une partie de la réponse du Ministre lors de la séance publique de la Commission de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme, du Patrimoine, des Transports et des Travaux publics du mardi 2 juin 1998 (dont nous avons tiré les chiffres cités plus haut et fournis par le Ministre lui-même). Il ne s'en est pas tenu là, affirmant " (...) depuis 1989 (...) il n'y a pas eu sur Gosselies d'autres éléments que les éléments de modernisation jusqu'à maintenant ". Peut-on raisonnablement appeler " éléments de modernisation ", les 340 millions d'expropriations et de démolitions consentis depuis 1991 et ce, dans la zone précise de l'allongement supposé de la piste?
Il ajoute encore: " Le Gouvernement n'a pas mis la charrue avant les boeufs mais a décidé de moderniser et, dès le moment où il y a des investissements importants qui sont exigés, le Gouvernement a souhaité qu'ils soient confortés par une étude stratégique. " Ce qui veut dire clairement: " nous exigeons puis nous allons prouver par une étude que nos exigences sont légitimes ".
Venons-en à l'étude I.A.T.A. commandée par B.S.C.A.; nous apprenons dans l'étude d'incidences que " B.S.C.A. estime qu'il sera indispensable de disposer d'une piste de gabarit international permettant d'accueillir des avions de type gros-porteurs, pour des vols long-courriers. L'étude réalisée par l'I.A.T.A. et présentée en juin 97 confirma les conclusions auxquelles B.S.C.A. était parvenu ".Voilà encore un exemple type de désinformation. Il suffit de lire avec un peu d'attention l'étude I.A.T.A. pour s'apercevoir que :
l'étude est fondée essentiellement sur le trafic de l'aéroport de BRUxelles comparé avec les données internationales; il se fonde également sur un interview (questionnaire d'opinion) de 35 compagnies aériennes; l'aéroport de BRUXELLES (BRU) draine 96% des transports de passagers en Belgique; il est donc déterminant sur la structure et le développement du transport aérien belge et donc des autres aéroports. (cela représentait en 1996 13.520.869 passagers)
L'augmentation du trafic est estimée pour BRUXELLES (BRU) à 6.5% l'an pendant 5 ans (passagers) et 7.1% pour les mouvements. Pour CHARLEROI (CRL) 60% dans les quelques premières années (passagers) et 1.2% (mouvements) (sur base de 90.000 passagers. en 1996 ce qui est exact). Une chose est certaine, cet objectif a été pleinement réalisé puisque, grâce à Air Algérie, le trafic passagers. a augmenté de 130% ! Par contre, les mouvements ont diminué de 0.4%!?
Les recommandations générales de l'étude sont par ordre d'importance: attirer les charters, attirer les vols à destinations rapprochées qui ont de la difficulté à trouver des créneaux à BRUXELLES (BRU), rester compétitif au niveau des prix, allonger la piste pour attirer les vols à longues distances, développer le fret et faire plus de publicité sur les avantages d'un petit aéroport.
Néanmoins, l 'étude ne peut manquer d'insister sur le fait que CHARLEROI (CRL) se promeut comme BRUXELLES (BRU)-SUD, que la croissance moyenne de BRUXELLES (BRU) est de 8.5% dans lesquels il y a 4.1% de long-courriers et 9.5% de trafic européen et que la politique de BRUXELLES (BRU) sera de développer son trafic long-courrier nettement insuffisant par rapport à la moyenne des aéroports mondiaux. (parmi lesquels certains, proches de BRUXELLES (BRU), montent à 40%) , de construire de nouvelles pistes et de réduire le nombre de vols " généraux ". (c'est-à-dire non commerciaux).
Six compagnies aériennes européennes ont été interviewées: une seule a des projets pour s'installer en Belgique et elle choisit BRUXELLES (BRU). D'une manière générale, les compagnies choisissent les grands aéroports pour des raisons de correspondances et ce, même pour les compagnies les plus indépendantes; elles prétendent que les petits aéroports sont une option seulement pour les trafics locaux. La conclusion est qu'un aéroport secondaire sera toujours un second choix.
Ce que l'on attend principalement de CHARLEROI (CRL) présente les caractéristiques suivantes: prix bas, vols locaux, opérateurs novateurs, services plutôt européens, possibilités pour les charters mais sans beaucoup de continuité, le délestage de BRUXELLES (BRU) peut augmenter si BRUXELLES (BRU) est vraiment congestionné (ce sera aussi l'aviation générale, comme les charters, et les vols réguliers).
Au niveau du fret, il faut se rappeler que même à BRUXELLES (BRU) 30-50% de la charge des cargos est transférée par la route pour des aéroports voisins intercontinentaux. CHARLEROI (CRL) ne peut prétendre à devenir un aéroport de fret international sauf pour des denrées spécifiques transportées dans une contrée bien déterminée.
Les scénarios présentés sont dits témoigner de la grande incertitude sur les prédictions à long terme du trafic et ne donnent qu'une idée aux gestionnaires sur la manière dont le trafic peut croître si l'on respecte les conditions énoncées auparavant. Les prédictions du scénario maximaliste sont les suivantes: été 98: service par turboprop vers une ville européenne, 10 vols/semaine; été 99: jet service à une autre ville, 10 vols/semaine; été 2000: deux villes de plus à 10v/s et un long-courrier à 5v/s. A titre de comparaison, un aéroport d'Europe centrale a été choisi, qui véhicule 1.000.000 de passagers par an: ses destinations sont toutes européennes; il en existe 25 dont la moitié a un service journalier; les appareils sont des turboprop, des jets et quelques rares A330 et B737. Tous les vols sont étalés entre 6h. et 22h. Il n'y a aucun vol de nuit.

La recommandation de l' I.A.T.A. d'allonger la piste à CHARLEROI (CRL) paraît donc tout à fait déraisonnable puisque BRUXELLES (BRU) a un déficit considérable en long-courriers, que sa politique est de les augmenter drastiquement et que d'autre part les compagnies affirment qu'un petit aéroport est une option pour les trafics locaux et sera toujours un second choix.
En ce qui concerne l'emploi, nous trouvons dans l'étude d'incidence les chiffres de 300 emplois directs en 1997 pour 233 emplois directs en 1998 alors que le nombre de passagers est passé de 211.000 en 97 à 210.000 en 98. Ces chiffres ne sont cependant accompagnés d'aucune explication quant à leur base de calcul, le terme " emploi direct lié à l'activité aéroportuaire " n'étant jamais défini avec l'exactitude à laquelle on aurait droit de s'attendre quand on parle de retombées économiques. On remarque, par ailleurs, dans l'étude le doublement de l'effectif de l'aéroport entre 1995 et 1997: il s'agit de 20 emplois en 95 et de 40 en 97! (ces chiffres ne sont à l'évidence pas cités)
Il nous semble inutile d'insister plus avant sur ce point exemplatif de la qualité de la communication entre les pouvoirs publics et les contribuables.
Points 3 et 4: nous renvoyons à l'argumentaire qui suit.
Point 5: A la lumière de ce qui vient d'être démontré, il apparaît évident qu'une politique de développement de vols réguliers et de charters à moyen-courriers serait de nature à promouvoir l'aéroport de Gosselies dans le respect de l'environnement dans la mesure où, comme l'étude I.A.T.A. et l'étude d'incidences le suggèrent, cette promotion pourrait très bien se faire en supprimant les vols de nuit et d'entraînements sur gros porteurs, les deux catégories de vols les plus incriminées dans les nuisances sonores diurnes d'une part et nocturnes de l'autre. Rappelons ici que l'étude d'I.G.E.A.T. met en évidence le peu d'intérêt que présente l'aéroport pour les industries avoisinantes et spécialement celles situées dans la nouvelle aéropole!
Les investissements consentis jusqu'ici (et notamment les expropriations et démolitions) peuvent être considérés comme une option de sécurité dans un contexte urbanistique dense. Seul investissement de taille restant: le déplacement de l'hôpital civil de Jumet qui se trouve dans l'axe de la piste (ce déplacement devant intervenir même si on allonge la piste).
Point 6: Il existe en dernière page du résumé non technique de l'étude d'incidences un chapitre 7 dénommé " Les alternatives au projet ". Nous faisons nôtre le contenu de ce chapitre qui exprime d'une manière mesurée et réaliste ce qu'aurait dû être l'attitude des responsables d'une politique aéroportuaire d'envergure pour la Wallonie et ce, à tous les niveaux de décisions.

Notre conclusion sera donc simple et évidente:
 non à l'allongement de piste.
 suppression complète des vols de nuit.
 suppression complète des vols d'entraînements sur moyens et gros porteurs.
 oui à un développement commercial cohérent d'un aéroport régional à vocation européenne, plus générateur d'emplois que le projet actuel et ce dans la plus strict respect de la sécurité des habitants.
 oui à une alternative découlant d'une véritable politique aéroportuaire wallonne et à la création d'un aéroport à vocation internationale, mais pas dans les conditions lamentables qui ont présidé au " choix " de Gosselies car ainsi que le fait remarquer IGEAT dans le chapitre 7 de l'étude d'incidences: " la seule alternative au projet susceptible d'améliorer sensiblement la situation pour des dizaines de milliers de personnes est la construction d'une piste en dehors de toute zone fortement urbanisée (...) Une telle alternative doit être également envisagée dans le cadre de la politique, à long terme, des déplacements aéroportés de la Wallonie. On soulignera à ce propos le peu de possibilités d'extension pour les infrastructures de l'aéroport de Charleroi-Bruxelles Sud en raison du peu d'espace disponible. Qu'il s'agisse d'une plate-forme aéroportuaire existante ou qu'il s'agisse d'une nouvelle implantation, le choix d'un site pour un aéroport " international " (...) devrait faire l'objet d'études multicritères très approfondies visant la protection des zones urbanisées et la maximisation des retombées économiques pour la Wallonie ".
ARGUMENTAIRE TECHNIQUE

1. Introduction
La première remarque qu'il convient de faire à propos de l'étude d'incidences et de l'enquête publique est qu'il s'agit de la première démarche de ce type relative à l'aéroport depuis le début de son développement. Et encore, c'est sans doute parce qu'elle est formellement requise... On est loin des principes de développement durable et de participation des citoyens dont la Région aime se vanter.
On peut d'ailleurs s'étonner que des prises de décisions qui portent sur des montants aussi considérables (plusieurs milliards de francs) et susceptibles d'avoir des conséquences notoirement importantes sur l'environnement, la population et le futur de la Wallonie, ne reposent pendant d'aussi longues années (25 ans) sur aucune évaluation sérieuse des incidences.
Rappelons aussi que le secteur des transports, comprenant les aéroports, est régionalisé depuis la période 1989 – 1991. Nos politiques wallons ont donc, depuis lors, toute la liberté de décision.
Or, la directive européenne (85/337/CEE) rendant obligatoire une telle démarche pour des projets d'une certaine ampleur ne date pas d'hier (1985 !). La création de l'aéroport lui-même (changement d'appellation, mais donc aussi de destination et, partant, d'incidences) aurait déjà dû faire l'objet de cette procédure en 1992. De même, la succession de petites transformations cumulées (apportées à la sauvette), représentent une transformation radicale de l'objet lui-même, n'a pas été évaluées..
Aussi, bien que l'étude d'incidences et l'enquête publique ne portent officiellement et formellement que sur le projet consistant en l'allongement de la piste, celui-ci est indissociable de l'activité globale de l'aéroport. Comme le recommande la directive européenne, il convient donc d'envisager le projet dans ses effets cumulés, c'est-à-dire les incidences de l'aéroport lui-même. Le bureau d'études se voit contraint à des acrobaties pour échapper à cette logique, tant il est effectivement difficile de séparer les effets qui seraient dus spécifiquement à l'allongement de la piste du reste de l'activité de l'aéroport. De même, ce n'est pas au bureau d'études de déterminer un fonctionnement " normal " de l'aéroport (synthèse P 4, alinéa 8). Il s'agit plutôt du fonctionnement actuel de l'aéroport dont par ailleurs le niveau actuel de nuisances est déjà inacceptable.
Même si la limitation de l'étude d'incidences et de l'enquête publique (ne considérer que ce qui résulte de l'allongement de la piste) est formellement compatible avec le droit wallon et européen, elle en contredit au moins l'esprit. Nous ne nous priverons donc pas de profiter de cette unique occasion qui nous est offerte de nous exprimer sur la globalité du dossier de l'aéroport.

1.2. Localisation de la demande
Comme le remarque justement l'étude d'incidences, l'aéroport est situé dans une zone à forte densité de population, au coeur d'un parc industriel et on peut s'interroger sur le caractère rationnel d'une telle implantation.
Connaissant l'historique, il est évident que le site n'a tout simplement pas fait l'objet d'un choix mais est directement hérité du passé. Le gouvernement wallon n'a, dans ce domaine, non seulement fait preuve d'aucune imagination (on pourrait rêver d'un unique grand aéroport wallon), mais, de plus, il n'a pu échapper à ce que le SDER dénonce comme un des maux wallons (le sous-régionalisme forcené). En effet, ce type de développement tente de privilégier " l'image " d'une ville au détriment du développement de la région wallonne.
La question de la desserte ferroviaire, elle aussi, vaut le détour. En effet, les opinions et commentaires divergent : selon les uns, le coût est important; selon les autres, il est minime. De toute façon, nous pensons que la conclusion est la même : personne ne croit vraiment au développement rentable du trafic voyageurs de l'aéroport. En effet, si le coût est minime, pourquoi n'a-t-on pas encore réalisé cette desserte, étant donné que ce service revêt une beaucoup plus grande importance que le projet actuel d'allongement de la piste (cf. SDER) ? Si l'investissement n'est pas rentable, ceci démontre que le lieu est mal adapté pour un aéroport.
Pour quelle raison, contrairement aux prévisions de l'étude IATA, les compagnies charter et les tours opérateurs désertent-ils l'aéroport de Gosselies et pour certains, s'installent à Liège? Ryanair abandonne son projet de multiplier les destinations au départ de Charleroi. (La Nouvelle Gazette du 20 férier 1999, " Un vol Irlandais de plus sur le sol Carolo, cela ne se verra jamais ").
L'étude de l'IATA fait ressortir une contradiction ou tout au moins un challenge qui paraît hors de portée pour Charleroi – Gosselies.
D'une part, elle dit que Zaventem veut accroître son trafic long courrier qui est très faible, ce qui permettrait d'accroître le nombre de passagers sans augmenter le nombre de vols de façon importante (avions plus grands). Cela aurait comme autre avantage d'alléger les crénaux horaires chargés utilisés par les moyens courriers.
D'autre part, elle dit qu'il faut allonger la piste pour attirer des longs courriers.
Nous pensons donc que la concurrence sera dure avec Zaventem qui possède bien d'autres atouts. Le mieux serait certainement un accord. Elle préconise plustôt les vols internes à l'europe, les destinations " point to point " sans correspondances et les vols charter. Cette contradiction avec le rapport IATA est-elle fortuite ?
Dans la réponse faite à Monsieur Desgain, le Ministre Lebrun invite " les sociétés à une politique d'envergure ". La stratégie est faible et mal définie : Charleroi pour les passagers et Liège pour le fret, de plus les directions de l'aéroport de Gosselies s'unifient (rapport du conseil d'administration) et se privatisent. Dès lors, sans l'imposition d'un permis d'exploiter et de conditions d'exploitations, l'apocalypse est prévisible. Les "plans de développement" de l'aéroport semblent d'ailleurs très flous et fluctuent, au gré des échecs successifs par rapport aux "objectifs". En effet, les bilans de la société BSCA montrent que la situation de l'aéroport stagne et même régresse par rapport aux prévisions de l'étude IATA.; nous craignons qu'après avoir essayé de développer (à tout prix et à perte) le transport des passagers, on se tourne d'abord vers le transport passager "low-cost", puis vers le fret et le transport de nuit, l'intensification des vols d'entraînement, pour garder un nombre constant de mouvements d'appareils et atteindre un niveau de nuisances inacceptable.
On peut se demander pourquoi l'aéroport de Lille réussit très bien commercialement avec une piste à peine plus longue que celle de BSCA aujourd'hui, y compris pour assurer des vols charters (lourds) à longue distance, au point d'être préféré à BSCA par des tours-opérateurs belges. La longueur de piste a bon dos ; il nous paraît donc nécessaire de chercher les vraies causes de l'échec commercial avant d'élaborer un projet si on ne veut pas qu'il soit seulement une fuite en avant. Le diagnostic doit précéder le traitement : a priori, nous en voyons au moins deux possibles : l'incompétence de l'équipe dirigeante ou (non exclusif) une localisation invendable en raison de ses défauts (bien mis en évidence dans l'EIE). Développer un aéroport rentable avec exclusivement des vols de jour existe en Europe centrale selon l'étude IATA.
Nous craignons que le seul impact positif de ces travaux d'allongement de la piste, soit direct, à savoir l'activité engendrée par le bétonnage. Encore faudrait-il que les entreprises localisent leur main d'oeuvre dans la région pour que celle-ci en tire profit. Peut-être est-ce d'ailleurs le seul but ? Mais dans ce cas, d'autres travaux sont sans doute plus utiles et sûrement moins dommageables pour la population et son environnement.
Il est surprenant de lire que le développement d'un aéroport (et des bruits et pollutions qu'il occasionne) est favorable à l'implantation et au développement d'activités de recherche dans son voisinage immédiat. L'EIE démontre d'ailleurs que les entreprises des zones industrielles proches sont au mieux indifférentes et parfois même craintives vis-à-vis du développement de l'aéroport. Leur implantation dans l'aéropôle résulte de la présence des autoroutes et de la gestion de l'objectif I par la société IGRETEC, gestionnaire de cette zone industrielle. Le développement de l'aéroport et des nuisances, entraînera à terme la fuite des entreprises à haute technologie.
A ce propos, on remarquera qu'ici, lorsqu'on parle des effets positifs du développement de l'aéroport, on considère l'effet global et non le résultat du seul allongement de la piste. En fait, les éléments concrets mis en lumière par l'EIE prouveraient plutôt que l'allongement de la piste et le développement de l'aéroport vont coûter des emplois à la région plutôt que lui en apporter !
Le prétexte de la sécurité accrue ne résiste pas longtemps à l'analyse, lui non plus. En effet, s'il est vrai que le niveau de sécurité sera accru pour les moyens porteurs comme on compte plutôt utiliser la nouvelle capacité au maximum de ses possibilités (gros porteurs chargés), la sécurité sera au mieux inchangée (qualifiée de "satisfaisante", en l'absence de normes précises !!!). Signalons aussi que le seuil de piste ne sera pas modifié rendant ainsi inopérant les effets de l'investissement dans ce domaine.
2. Le projet
Le projet est monstrueux (1,5 millions de m3 de remblai. Le fait que l'on prolonge la piste d'un aéroport existant est handicapant car le nivellement n'est pas possible. Il faut apporter une quantité importante de remblai. Afin de maintenir les coûts à un niveau acceptable, on utilise n'importe quoi se trouvant à proximité (schistes carbonifères) avec les risques de pollution de la nappe phréatique que cela implique. Des observations du genre "(...) le survol du zoning d'Heppignies impose le respect de la cote altimétrique minimum de 178 en bordure Est de la piste" ont tout pour inquiéter et démontrent qu'on est loin d'accroître la sécurité : on travaille à la limite des possibilités d'un emplacement inadéquat. Il en résulte des talus de "plus de 12 mètres (dans le fond de vallon, au niveau du cimetière)", avec notamment des problèmes de stabilité.
De plus, le projet manque de précision (parfois sur des points essentiels) avec comme conséquence qu'il est évidemment impossible d'en apprécier valablement les incidences sur l'environnement ou même le prix ; on ne s'étonnera plus que les prix payés s'avèrent souvent beaucoup plus élevés que les estimations initiales fantaisistes. Ainsi : "Le projet ne précise rien quant au tracé et aux caractéristiques techniques de l'ouvrage qui sera nécessaire pour le passage du ruisseau sous les remblais." Ou encore " L'état d'avancement actuel du projet ne permet pas de préciser ou de détailler les différentes phases de réalisation du chantier".
Les nuisances prévisibles du chantier sont à la mesure de celui-ci : une usine à béton sur le site et 200.000 (deux cent mille !) mouvements d'entrée ou de sortie de camions de 30 tonnes, soit au moins 200 trajets aller-retour quotidiens pendant 2 ans (en pratique, sous-estimés). Cela signifie par temps sec un maximum de poussières pendant 25% du temps (selon la direction des vents) et de la boue par temps de pluie. Une partie des travaux devra être effectuée de nuit.
De plus, encore une fois, "Dans son projet, le MET ne prévoit aucun cheminement particulier pour ce charroi" et le bureau d'études en est réduit à supposer que "l'accès se fera via les voies de circulation existantes et très probablement par la N568"!
Le bureau d'études constate que dans le projet du MET " L'ensemble des eaux de ruissellement collectées sur la portion de piste en projet sera dirigé vers le ruisseau le Tintia ". Et pendant la phase de travaux, où l'usine à béton va-t-elle rejeter ses effluents ? On peut supposer dans le Tintia et sans épuration évidemment. Il est inadmissible que la Région wallonne cautionne le rejet d'eaux polluées (hydrocarbures, sels de déneigement, etc.) dans un ruisseau qui fait l'objet d'un Contrat de Rivière et pour l'épuration duquel des investissements considérables sont programmés (collecteurs et station d'épuration de 46.000 EH), dans le cadre de la politique européenne d'épuration des eaux de surface.
C'est d'autant plus inacceptable que les captages de la Régie des Eaux de Charleroi à Viesville sont, en cas de crue, régulièrement pollués par le Tintia et sont vulnérables à toute pollution de celui-ci. Si les eaux venant de l'aéroport ne sont pas correctement épurées, tous les efforts entrepris resteront lettre morte et les captages continueront à être menacés. Une incohérence de plus ?
Au niveau des coûts, le budget de 350 millions sera vite dépassé, il faut y inclure les ouvrages de couverture du Tintia, la transformation du bassin d'orage en station d'épuration biologique, les membranes géotextiles ainsi que les drains à placer, le coût des pertes de production pour la Régie des eaux à cause de débordements du Tintia au captage de Viesville, les indemnisations des riverains du Tintia ou de l'aéroport estimées de manière optimiste à 25 milliards par l'ARACH (25000 habitations selon l'étude de 1974 à une moyenne de 1 million). (Voir avis régie des eaux)
3. Situation existante

3.1 Cadre général
Le plan de secteur de Charleroi date de 1979 et ne semble pas en conformité avec l'usage actuel ou prévu dans le projet. Normalement, les modifications de plan de secteur doivent précéder l'octroi de permis de bâtir, a fortiori l'exécution des travaux. On est en droit de se demander si, au-delà du projet actuel lui-même, tous les aménagements antérieurs sont bien en conformité avec toutes les dispositions légales et réglementaires. Ne devra-t-on pas démolir certaines constructions ?
Comme on l'a déjà dit, l'aéroport est situé dans une zone de forte densité d'habitat, ce qui n'est pas idéal. Qui plus est, il est " (...) enclavé entre l'autoroute de Wallonie (E42), une portion du R3 et les nationales 5 et 568" ; cette localisation bloque toute extension normale de l'aéroport, en particulier la construction d'une autre piste. Enfin, "à l'Ouest, juste au-delà de la N5, directement dans l'axe de la piste ou à moins de 1000 mètres de celui-ci, on trouve les agglomérations de Jumet et de Gosselies, de grandes surfaces commerciales (CITY NORD), un cimetière ainsi que l'hôpital de Jumet". Bref, personne ne choisirait un tel endroit pour y implanter un aéroport et il n'est pas besoin d'avoir recours à des méthodes multi-critères pour arriver à cette conclusion.
Bien que le bureau d'études ait été amené à travailler sur des données très incomplètes, on peut constater qu'aucun effort n'est fait actuellement ou prévu dans le projet pour réduire la pollution du Tintia par l'aéroport : "Le système d'égouttage actuel comporte deux exutoires qui sont les ruisseaux Le Tintia et Tic-Tic. A l'heure actuelle, il n'y aurait sur ces réseaux d'égouttage aucune station de débourbage ou de déshuilage, exception faite du séparateur d'hydrocarbure de la station de carburant pour avions". Le Contrat de Rivière Sambre et affluents, application de la législation européenne sur la protection des eaux de surface, empêche de continuer une telle pollution. Il faut donc aussi ajouter le prix d'une station d'épuration dans l'évaluation du coût du projet actuel.
Nous avons été surpris de voir à quel point l'aéroport souffre d'infrastructures insuffisantes. En fait, d'après ce qui est repris dans l'EIE, tout serait déficient, y compris les aménagements récents ; seul l'allongement de la piste n'est pas présenté comme une adaptation vraiment utile. Ainsi, nous pouvons relever : "La capacité d'accueil du système de piste de l'aéroport est, en terme de mouvements, assez élevée et dépasse largement le trafic actuellement enregistré" (en effet, il suffit d'examiner le cas de Lille pour s'en convaincre).
A propos des capacités d'accueil, nous trouvons bizarrement "Néanmoins, la capacité d'accueil de vols commerciaux (passagers et fret) est actuellement fortement limitée par le manque d'infrastructures de l'aéroport ou la faible capacité de celles-ci. Ainsi, la capacité d'accueil est fortement dépendante de la capacité de l'aérogare qui, actuellement, (avec sa capacité doublée depuis l'été 1998), ne peut accueillir simultanément qu'environ 700 passagers et leurs accompagnants." . Cependant, Lille accueille près d'un million de passagers par an avec une aérogare comparable, Bierset accueille plus de passagers avec une aérogare pour 400 passagers ; et d'ailleurs, un calcul rapide montre que la capacité existante permet un trafic de plus de 5000 passagers/jour, soit près d'un million de passagers par an. Or, on atteint à peine 200.000 passagers à Gosselies et ce serait une illusion de croire que doubler la taille de l'accueil doublerait par magie le nombre de passagers : on passerait de 20% d'utilisation à 10% ! On peut encore attendre, comme pour la piste ...
En fait, tout semble à refaire : "D'autres facteurs sont également limitants pour l'accueil des passagers: il s'agit notamment de la capacité du parking voitures (ce qui est une des causes de l'abandon de Charleroi comme aéroport de départ), ainsi que celle des salles d'embarquement, des tapis à bagages, des guichets de contrôle,...nous remarquons encore un manque d'infrastructures pour le transport des passagers entre l'aérogare et les avions". Mieux encore : "La faible capacité des réservoirs à kérosène (200.000 litres) est également un facteur limitant la capacité d'accueil des avions de type moyens et gros porteurs. Ce manque de prévision est particulièrement incompréhensible car l'investissement de la zone de stockage de carburant a été réalisé il y a peu (1994). En ce qui concerne le fret, l'aérogare dispose d'un hangar de 1000 m2 destiné au stockage, soit une surface relativement grande mais un bâtiment peu adapté au traitement et à la manutention des marchandises". Bref, on aurait plus vite fait de tout reconstruire.
L'impression qui se dégage est que la politique suivie consiste à augmenter les capacités de tout sans bien connaître l'aboutissement et en espérant que les clients vont suivre. C'est optimiste et aussi peu professionnel, lorsque nous constatons les contradictions entre les pistes à suivre. Nous disions "la longueur de la piste a bon dos" ; en réalité, nous avons maintenant un réservoir complet d'excuses à l'échec prévisible du développement de l'aéroport même (surtout ?) si le projet d'allongement de la piste est réalisé.
En fait, aujourd'hui, BSCA gère un aéroport qui est presque exclusivement un aéroport d'entraînement et qui est occupé à moins de 10% par des vols commerciaux, par rapport aux mouvements actuels, ce qui ne veut même pas dire 10% de sa capacité. L'écolage génère donc 90% de nuisances pour un apport de 6 millions par an, à peine le double des recettes du bar et des échoppes. Que l'on commence par essayer vraiment de développer BSCA tel quel avant de demander toujours plus pour obtenir un résultat toujours plus décevant.
Nous pourrions aussi espérer un objectif en termes de rentabilité plutôt qu'en nombre de vols avec d'ailleurs un meilleur rapport retombées économiques / nuisances ; c'est ainsi que nous nous étonnons de la faiblesse de l'aéroport dans des domaines qui devraient être en pointe sur base de l'industrie aéronautique toute proche, à savoir la maintenance des avions et les simulateurs de vols qui représentent la valeur ajoutée des vols d'entraînement.
Nous nous insurgeons contre cette conception d'"aéroport poubelle". A ce propos, citons l'EIE : "la taxe d'atterrissage s'élevait à 130 francs la tonne. Ce montant est passé à 200 francs la tonne au 01/11/98. Des réductions sont prévues pour les vols d'entraînement en semaine". La tranquillité des habitants ne vaut décidément pas très cher.
A remarquer que les comptes d'exploitation de BSCA ne sont ni rassurants, ni prometteurs : le chiffre d'affaires est en baisse et le "bénéfice" (dû principalement à des subsides de fonctionnement) en chute libre selon les données dont nous disposons. D'ailleurs, comme le note l'EIE (sur des données optimistes de 1997), "Les vols commerciaux ne représentent encore qu'une faible proportion (environ 6%) du nombre total de mouvements". En fait, excepté Ryanair, il n'existe aucun vol régulier. Seuls subsistent quelques vols de fret en été, ces vols sont d'ailleurs moins nombreux qu'à Liège, sensé se spécialiser dans ce créneau.
Une des justifications principales de l'aéroport et, partant, de l'allongement de la piste réside dans l'emploi direct et indirect qu'il procure dans la région, en raison de retombées économiques. L'étude d'incidences elle-même émet beaucoup de réserves sur l'ampleur de cet effet et il apparaît à tout le moins qu'il est largement surestimé. D'où sortent les 233 emplois cités ? Un flou est entretenu concernant le type d'emplois, la comptabilisation de ces emplois, la localisation des sociétés et les conditions de travail ou de contrat (Nous avons de fort soupçons d'irrégularités dans les conditions imposées). Ainsi, pour l'emploi direct de BSCA, la multiplication du nombre de passagers par 5 s'est accompagnée d'une multiplication du personnel occupé par un facteur 2 (ce qui est d'ailleurs explicable par des économies d'échelle) ; si nous supposons que cette tendance peut être extrapolée, nous calculons environ 460 emplois par million de passagers, ce qui est loin des hypothèses optimistes de BSCA et qui est dans la fourchette des données disponibles pour les aéroports européens, comme le précise le bureau d'études. A fortiori, d'accord avec le bureau d'études (p.II-189), nous voyons mal l'influence de l'allongement de la piste : "A priori, il est fort difficile de distinguer le nombre d'emplois générés par le développement commercial de l'aéroport, avec ou sans allongement de piste. Il semblerait toutefois que l'allongement de piste est susceptible d'exercer un effet d'attraction plus important vis-à-vis d'un certain nombre de compagnies Néanmoins, les fourchettes d'estimation utilisées sont telles que la différence pouvant résulter du développement avec ou sans allongement reste en deçà de la marge d'erreur et ne peut donc être quantifiée".
Le bureau d'études précise d'ailleurs (à propos de la courbe emplois – nb. de passagers par an, p.II-161) : "Attention, il convient de préciser qu'actuellement l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud se situe dans le tout début de la courbe" ; nous serons plus précis : il se situe dans le premier millimètre de la courbe, à un endroit où celle-ci n'a aucun sens. Ce n'est d'ailleurs pas la seule réserve du bureau d'études à ce propos ; par exemple, pour ne citer que les meilleures : "Les chiffres présentés dans ce tableau n'ont pas toujours pu être vérifiés. Il faut donc considérer ce tableau comme un bilan approximatif de la situation. Ainsi, par exemple, considérer qu'un stationnement de taxi à l'aéroport représente 5 emplois nous paraît abusif" (sans commentaire). De plus l'activité de l'aéroport a-t-elle généré des emplois dans ce domaine ?
Le 20 juin 1998, en réunion des riverains à l'aéroport, l'admnistratrice signalait un volume de 400 emplois pour l'année 1997. Dans le R.A. de BSCA 97, nous n'en retrouvons qu'une moyenne de 40 personnes travaillant à temps plein dans la société. Il est un fait évident que l'interprétation "emploi" et "personne" sont totalement différente l'une de l'autre. Emploi veut dire contrat de travail à temps plein. Personne signifie, pour BSCA, les personnes ayant reçu d'un à plusieurs contrats. Et cela pour des très courts termes. Nous nous écartons du scénario envisagé par l'étude IATA (1000 emplois par million de passagers). En partant de 20 emplois en 1995, de 40 en 1998, il est très facile de prétendre à une croissance importante alors que dans les faits, nous constatons un recul.
En ce qui concerne l'emploi indirect, les "pommes et les poires" sont comptabilisées, à savoir est compté comme liés à l'aéroport tout ce qui touche de près ou de loin à l'aviation et au tourisme, même si ces activités n'entretiennent aucun lien avec l'aéroport. Le bureau d'études, ici encore, partage notre scepticisme : "la SONACA n'est pas située sur le site aéroportuaire et nous déclare ne pas entretenir de liens d'activités avec l'aéroport. La SABCA nous dit, quant à elle, faire un usage régulier des services de l'aéroport (une ou plusieurs fois par semaine). Nous l'avons cependant laissée à part dans le tableau car il nous semble abusif de considérer que les 550 emplois qu'elle représente seraient des emplois directement liés à l'exploitation de l'aéroport" ; de plus, il nous faut bien constater que son siège social est situé à HAREN et que la main d'oeuvre n'est pas exclusivement locale. Qui plus est (page 33 de la synthèse) "La proximité et le développement de l'aéroport semblent nettement plus éloignés des préoccupations des entreprises situées sur les parcs industriels avoisinants. Ces entreprises n'entretiennent apparemment pas de liens étroits avec l'aéroport et semblent relativement indifférentes à ses possibilités de développement".
Le Ministre Lebrun parle, dans la réponse formulée à monsieur Desgain, de plate-forme de multi-modalité en plaçant les aéroports de Bierset et de Charleroi comme support du Win. Cette activité n'ayant aucun rapport avec l'activité d'un aéroport, la confusion est entretenue.
A propos de la confusion entre activités, signalons que la NACE est très claire lorsqu'elle sépare de façon nette, à juste titre, la rubrique 35 (construction aéronautique et spatiale) et la rubrique 62 (transport aérien). Comme le montre le tableau à la page II-101 de l'EIE, si on sépare ces rubriques, il y a en tout 224 emplois sur le site de l'aéroport, parmi lesquels nous trouvons des sociétés qui ont entre-temps disparu, des sociétés qui se sont simplement délocalisées à cet endroit (agences de voyages) et des emplois administratifs à charge de la collectivité (sécurité et douanes, par exemple).
En ce qui concerne les scénarios de croissance, ils nous laissent rêveurs : on parle allègrement de 1.000.000, voire de 2.000.000 de passagers, à une échelle de temps qui nous paraît hors d'atteinte de prévisions sérieuses (2020 !). En tout cas, nous sommes loin d'y arriver si nous nous fions à la tendance récente plutôt à la baisse !. L'EIE adopte ces scénarios sans les remettre en cause ; ce n'était d'ailleurs pas son rôle. Le bureau d'études fait quand même remarquer qu'un tel développement semble difficilement envisageable sur ce site : "Néanmoins de gros investissements (plusieurs milliards) seraient nécessaires pour développer encore davantage les activités commerciales de l'aéroport. Ainsi, pour atteindre 2.000.000 passagers par an, c'est l'ensemble des infrastructures d'accueil des passagers qui devraient être revues. Faute d'espace sur le flanc sud de la piste, de tels projets de développement seraient difficilement envisageables si une extension au Nord du domaine aéroportuaire n'est pas possible". Est-ce bien raisonnable d'envisager 2 zones d'accueil de passagers sur un aéroport de taille relativement petite?
Devant ce qu'il faut bien appeler un échec commercial, on doit s'interroger sur ses causes et tenter d'y remédier si c'est possible, en évitant la tentation de la "fuite en avant justificatrice" ; on doit aussi envisager une délocalisation de l'aéroport si cette solution est la seule efficace pour un développement commercial. Nous n'avons pas la prétention d'avoir des solutions toutes faites mais nous voulons une étude sérieuse sur le sujet afin de cesser de décider aveuglément, ce qui implique un moratoire sur les travaux d'infrastructure et un audit de l'aéroport par un bureau indépendant (par exemple celui qui a réalisé l'EIE, qui a travaillé correctement et qui semble avoir des idées sur le sujet). Nous sommes inquiets de constater l'absence de réflexion stratégique de ce type.

3.2 Milieu abiotique
Nous pensons que l'aéroport de Charleroi présente des lacunes manifestes qui expliquent le peu d'engouement des compagnies d'aviation sérieuses et des investisseurs privés. Ainsi, comme le fait remarquer à juste titre l'EIE, "L'aéroport de Charleroi-Bruxelles Sud est assez fort exposé aux vents en raison de sa localisation sur le point culminant d'une région relativement peu accidentée et peu arborée", , ce qui est un handicap surtout avec une seule orientation de piste, nuisible à la régularité et la sécurité (Lille, par exemple possède une piste E-O et une piste N-S) ; le remplacement du projet actuel par un projet consistant à porter la piste actuelle au gabarit de Lille et à construire une nouvelle piste perpendiculaire à la première résoudrait ce problème mais paraît irréaliste étant donné la situation enclavée. De plus, les riverains savent que le brouillard est plus fréquent qu'ailleurs.
En matière de pollution atmosphérique, comme le reconnaît honnêtement le bureau d'études, nous sommes dans l'incertitude : "Aucune donnée et aucun modèle informatique fiables ne permettent de préciser l'étendue et la fréquence des nuisances olfactives" ; il fait cependant remarquer que : "Dans la situation actuelle, 80 à 90% du trafic est assuré par des avions à pistons de petit gabarit. Ces avions présentent des consommations relativement faibles et des niveaux d'émissions très inférieurs à ceux des avions commerciaux classiques....On constate donc qu'on, a entre ces deux catégories d'avions, un facteur de l'ordre d'un million entre les niveaux d'émission. En terme d'émissions polluantes, la situation actuelle est donc assez favorable.
La conclusion, qualitative, est que l'allongement de la piste ayant explicitement pour but d'accueillir des gros porteurs à pleine charge, ce projet a nécessairement un impact négatif. L'EIE est plus précise (p.187) : "(...) dans des conditions de vent défavorables, les odeurs sont perceptibles et gênantes à plusieurs centaines de mètres de la source. Avec la piste allongée, les habitations des rues de la Sablière et de Ransart (disposées sous les vents dominants par rapport à la piste allongée) risquent d'être fortement affectées par les nuisances olfactives. En outre, l'allongement de piste va étendre, vers l'Est, la zone de Ransart susceptible d'être affectée par les odeurs d'échappement. On soulignera les distances assez courtes (200 à 300 m) qui séparent la piste des habitations de Ransart." Seules les mesures permanentes de la qualité de l'air existant dans la région ont été prises en considération. N'y aurait-il pas lieu de réaliser une étude plus locale sur la pollution de l'air? Dans ce sens, nous constatons qu'aucune réponse n'a été donnée à notre question concernant l'impact sur les eaux de citerne (par analyse des boues).
Nous nous inquiétons aussi de l'impact des vibrations sur les galeries de mine existant de part et d'autre de la piste. De même, quelle est la qualité des eaux dans les nappes phréatiques situées sous la piste ?

3.3 Milieu biotique
Le bureau d'études signale aussi la présence au voisinage du site actuel de l'aéroport de zones d'intérêt biologique, qui devraient représenter un atout sur le plan touristique et dans le domaine de la qualité de vie. C'est ainsi qu'on pourrait imaginer développer des activités touristiques à partir de l'aéroport (aviation légère, services au sol, etc.), comme c'est le cas à l'aéroport de Deurne qui semble plus soucieux de valeur ajoutée que le nôtre.
Et les zones en question sont loin d'être banales : la réserve ornithologique privée du Bois-Lombut (domaine classé notamment pour des raisons scientifiques, pour l'intérêt de sa faune et de sa flore), le parc de la Serna(acquis par la ville de Charleroi le 3 mai 1989, afin d'en faire un parc public), la réserve naturelle de Viesville (qui reçoit des visiteurs de toute l'Europe et qui souffre en particulier des vols d'entraînement), le bief du Tintia à Pont-à-Celles, etc.
Du point de vue purement économique, on peut d'ailleurs se demander si les activités actuelles et prévues de l'aéroport ont un bilan positif ou négatif sur l'économie de la région et, partant, sur les rentrées publiquesIci encore, seul un audit approfondi pourrait le révéler ; qui en a peur ? Nous ne résistons pas à l'envie de reproduire la conclusion du bureau d'études sur ce point : "La région étant assez pauvre en sites d'intérêt biologique, la zone qui nous intéresse occupe une place non négligeable dans le réseau écologique, puisque l'on y trouve une belle continuité entre le domaine du Bois-Lombut et les zones humides entourant les ruisseaux Le Tintia et Piersoulx".
A la page II-188, l'EIE, parlant des nuisances sonores, dit qu'elles seront "gênantes pour les promeneurs et visiteurs et nuiront aux fonctions sociales de repos et de détente de ces zones protégées".

3.4 Le milieu humain
Citons, sans commentaire "Dans un cercle de 10 km de rayon autour de l'aéroport, on dénombre près de 330.000 habitants. Ceux-ci sont répartis sur les communes de Charleroi,Fleurus, Courcelles, Fontaine-l'Evêque, Châtelet, Farciennes, Chapelle-Lez-Herlaimont, Morlanwelz, La Louvière, Anderlues, Binche. A ce cercle,nous ajoutons: Courcelles, Les bons Villers et Villers-la-Ville et Gembloux. Communes survolées lors des vols d'entraînement.
Remarquons que ce cercle prend pour centre le milieu de la piste. Si nous considérons les seuils de piste, l'estimation avoisine les 500000 personnes, bref plus de 5% de la population belge, Charleroi comptant 819 habitants au km². (Charleroi en voie de développement ADEC Charleroi 1975)

2. Acoustique
D'emblée, nous constatons que la mesure s'effectue en LDN, qui est une moyenne acoustique. Rappelons ici que, bien que le niveau moyen de bruit ait son importance, l'intensité des pointes ainsi que leurs fréquences jouent fortement dans l'aspect nuisance.
Sur quelle base les vols de nuit sont-ils pénalisés de 10 dBa ?
L'EIE convient que les principales nuisances d'un aéroport sont sonores. Plus précisément (p.22-23) : "les vols d'entraînement contribuaient de façon importante à cet impact" ou encore : "De manière globale, on constate à l'heure actuelle que:
• l'aviation légère contribue peu, voire pas du tout à l'impact acoustique actuel global des activités civiles et commerciales de l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud au point qu'ils sont négligés dans les modellisations.
Nous sommes en parfait accord avec cette affirmation.
• les vols réguliers (peu nombreux) ont une incidence sonore relativement limitée (quelques kilomètres à l'atterrissage et au décollage).
• les vols d'entraînement constituent à l'heure actuelle (été 1998) la principale source des nuisances sonores en provenance du trafic aérien de l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud."
Nous confirmons.
Plus loin, sur les projections futures : "Les résultats des simulations montrent que les incidences sonores de l'exploitation commerciale globale en haute saison en 2005 seraient significatives, la zone susceptible d'être exposée à des niveaux sonores au moins égaux à LDN70 dB(A) s'étendant au-delà du canal et la zone dont le LDN serait compris entre 55 et 60 dB(A) serait proche de Morlanwelz. Pour l'hypothèse lissée, les résultats sont très comparables.
Enfin, pour le scénario basse saison, les incidences restent importantes, mais sont fortement réduites par rapport à celles des deux scénarios précédents." (tableau des zones affectées, annexe 2-3 à partir P 120 dossier ATECH).
Comparaison des situations de référence et élémentaire (page 32 résumé)
"Les constats qui ressortent de la comparaison des deux situations, en terme de zone géographique et en terme de nombre de personnes susceptibles d'être gênées, amènent trois commentaires:
• - que l'on opte ou non pour le projet, le développement des activités aéroportuaires sur le site de l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud engendrera des nuisances sonores non négligeables sur le voisinage
• - le projet d'allongement de piste ne devrait s'envisager, entre autres mesures, que par un choix sélectif du type d'appareils autorisés à utiliser l'aéroport.(P83 du dossier ATECH )
• l'engagement de BSCA de réduire de 10% le nombre total de vols de nuit par rapport à 1997 est une excellente décision et contribue certainement à réduire les nuisances sonores dues à l'exploitation du site."
Notons que sans une imposition (permis d'exploiter), ces deux derniers point resteront sans doute des promesses en l'air.
Le bureau d'études met bien en évidence les nuisances importantes et propose des mesures susceptibles au moins de les atténuer : supprimer les vols d'entraînement (facteur dominant), être très sélectif dans le choix des appareils (ce qui est le contraire du peu de sélectivité observé ou déclaré jusqu'ici). Ceci repose encore une fois la question de l'adéquation du site à l'activité.
A propos de "zone A" (fixant les indemnisations par la Région wallonne), l'EIE dit (p.20 RNT) : "dans le cadre de cette étude, une telle zone ne peut être définie pour l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud car elle sera largement fonction de la politique choisie en manière de développement commercial, des vols d'entraînement, des vols de nuit,...Il importe à cet égard de rappeler qu'il n'appartient pas à l'étude d'incidences de fixer une telle zone, mais bien de fournir aux autorités compétentes toutes les informations nécessaires pour statuer sur l'opportunité du projet d'allongement de piste". Remarquons ici que l'étude s'est déroulée durant une période relativement calme.
Nous constestons avec force pour les raisons suivantes:
Cette politique de développement commercial doit être définie immédiatement et avant toute décision pour les raisons suivantes:
• Elle met en cause l'acceptabilité ou la non acceptabilité de l'extension et du développement de l'aéroport en fonction du niveau des nuisances acoustiques générées
• La définition de la zone A, zone impropre à l'habitat et des zones B C D où les maisons doivent être isolées, constitue le point de départ pour calculer le budget nécessaire à l'indemnisation des riverains. Ce montant est un élément essentiel pour calculer le coût global de l'extension et du dévveloppement de l'aéroport de Charleroi – Gosselies, comparativement à d'autres possibilités.
Nous disons que cette politique doit être entérinée par un permis d'exploiter et des conditions d'exploitation.
Certains éléments sont d'ailleurs chiffrés et donnent une petite idée des sommes en jeu : par exemple, le seul déménagement de l'Hôpital Civil de Jumet s'élève à un montant estimé entre 1,2 milliards et 2 milliards de francs, à rapprocher du coût des travaux eux-mêmes (sous-) estimés par le MET à 350 millions.
Faisons remarquer aussi que par rapport à la situation initiale en 1990, la rue Delhaize passe de zone " C et D " aux zones " B et C " actuellement. L'étude met clairement en évidence ici la dégradation de la situation entre l'ancien aérodrome de Charleroi et Brussel South Charleroi Airport. Cette dégradation provient, selon l'étude, des vols de nuit. (dossier Atech P 73 et 111)
Le problème humain posé par de telles mesures n'est pas abordé. De plus, ne faudrait-il pas aussi intégrer les zones de vibration ? Concrètement avant de toucher la moindre indemnisation, les riverains devront encore patienter quelques années. Ensuite, le calvaire continuera. En effet, l'exemple du quartier du Fonteny est parlant : achat de quelques habitations éparses, relogement et création d'un " ghetto " quart-monde, abandon de ces maison. Ensuite ces bâtiments sont squattés, des dépôts clandestins d'immondices apparaissent avec l'insécurité et les rats. Pour ceux qui restent, c'est l'enfer, les décès sont nombreux et partir à n'importe quelle condition devient une aubaine. Pour les décideurs politiques, un moyen de minimiser les coûts. Dans le quartier du Fonteny, cette situation a duré 20 ans alors qu'il s'agissait d'une procédure d'expropriation. Ici, on nous parle de rachat ! !
Signalons au passage la technique utilisée pour diminuer les coûts d'expropriation d'un bâtiment : il suffit de le laisser plus ou moins à l'abandon, le vandalisme commencera. Rapidement, le bâtiment deviendra irrécupérable et ne vaudra plus rien lors de l'estimation. C'est le cas actuellement de l'église de Ransart. Dans une même mesure, c'est aussi celui du cimetière de Ransart.
En ce qui concerne l'évaluation économique, comme d'habitude, celle-ci est la parente pauvre. Cependant, en p.109, le bureau d'étude signale à propos du prix des biens immobiliers que "La tendance générale semblerait donc indiquer que les biens proches de la zone aéroportuaire subissent une moins-value, sans que celle-ci soit très marquée". On est loin d'un développement entraîné par l'aéroport ..N'y aurait'il pas fallu y intégrer une étude plus fine sur les communes d'Heppignies, Wangenies, Ransart, Gosselies et Jumet ?
3.4.5 Sécurité (P116 du dossier IGEAT)
BSCA met souvent en avant que l'allongement de piste va augmenter la sécurité de l'aéroport. Nous allons voir avec le Bureau d'étude qu'il faut être très nuancé à ce sujet et que la sécurité actuelle n'est pas idéale. (E.I.E IGEAT §4.5.5.2 page 116).
L'aéroport de Charleroi – Gosselies est conforme aux normes de l'O.A.C.I. et dispose des agréments d'exploitations mais il ne suit pas toutes les recommandations de l'O.A.C.I relatives aux distances de sécurité.
• distance entre axe de piste et voie de circulation insuffisante pour permettre la circulation simultanée de (2) avions code E (B747)
• la piste n'est pas équipée de prolongement d'arrêt limitatif pour le type d'avion pouvant y décoller.
• Aires de sécurité d'extrémité de piste pour les cas de dépassement de piste et d'atterrissage trop courtes.
• Les prolongements dégagés sont également inexistants.
Mieux encore (p.II-117) : "Ainsi, à Jumet, les zones urbanisées et les zones d'activités économiques situées en bout de piste sont particulièrement exposées aux risques de crash aérien. On trouve en effet, dans l'axe de piste ou légèrement décalé, des habitations situées à 300 mètres du seuil de piste 07, une importante surface commerciale à 400 mètres et encore d'autres quartiers urbanisés et un hôpital à un peu plus de 600 mètres. Au Nord-Ouest, ce sont surtout des grandes entreprises qui sont concernées.
Bien que jugée défavorable sur les aspects relatifs à la sécurité, cette situation est, du point de vue de l'Administration belge de l'Aéronautique, acceptable puisqu'aucune norme ni recommandation nationale ou internationale ne définit de "zone à risques" qui ne pourrait être urbanisée".
Ce facteur peut expliquer le peu de succès de l'aéroport auprès de compagnies soucieuses de la sécurité ; c'est sans doute pour cette raison que Mme Dessaux voit le développement de l'aéroport au travers de compagnies "low-cost", c'est tout sauf rassurant.
En ce qui concerne les manoeuvres de décollage (en effet le seuil de piste reste inchangé pour les atterrissages), il est incontestable que certains aspects seront améliorés, sauf dans le cas des gros porteurs, qui est la justification du projet. On peut en conclure qu'il n'y aura pas de gain de sécurité à ce niveau.
De plus (p.191) , "l'allongement de la piste réduira considérablement la distance entre le bout de piste et l'entreprise Smith-Kline Beecham, située dans l'axe de piste, dans le zoning d'Heppignies. Cette distance sera ainsi réduite à un peu plus de 1 km à peine. Rappelons que cette entreprise dispose de nombreux et importants stocks de produits dangereux, toxiques ou inflammables". Sans commentaire! Qui veut endosser la responsabilité d'une catastrophe majeure en cas de crash ?
N'oublions pas non plus la présence de SERVECO aux abords de l'aéroport ainsi que la présence du centre des " radio-éléments " situé à Fleurus (futur centre de stockage de déchets radio-actifs).
Rappelons encore à ce propos les contraintes techniques déjà mentionnées : "(...) le survol du zoning d'Heppignies impose le respect de la cote altimétrique minimum de 178 en bordure Est de la piste" qui démontrent qu'on travaille de façon inquiétante à la limite des possibilités (altitude minimale de survol). De telles considérations prouvent qu'on est loin d'accroître la sécurité, contre tout bon sens.
6. Circulation :
§4.5.6.2. IGEAT page 120 + tableau 17
IGEAT a fait un beau travail de compilation des (14) chemins et sentiers qui sont interrompus, recouverts ou incorporés au domaine de l'aéroport. A première vue, aucun n'a fait l'objet d'une procédure de déclassement. Nous ne voudrions pas entamer une vaine discussion. Nous voulons une réponse à nos (3) demandes réalistes
a. tracé de remplacement en site propre pour le chemin n°7 dit d'Heppignies depuis la chapelle St Jean jusque l'avenue Jean MERMOZ (demande formulée depuis le 14/09/96 et ayant fait l'objet de 29 interventions)
b. jonction entre le chemin d'Heppignies et Ransart en contournant l'aéroport par le Nord-Est.
c. Rétablissement d'une voie lente entre Ransart et Gosselies en contournant la piste par le Sud-Ouest (réouverture de la rue Tohan)
4. Situation de référence et élémentaire

4.3 Milieu abiotique
4.3.1 L'atmosphère
Sur ce plan, le bureau d'études est clair : l'allongement de la piste a un effet négatif.
Ainsi, page 27 : "Les scénarii conduisant aux plus grandes incidences sur la qualité de l'air sont ceux qui prennent en compte l'allongement de piste. La raison de cet impact maximum se trouve dans la part plus importante des avions long courrier( plus polluants que les moyens porteurs) présents dans ce scénario.
Il convient de remarquer que, avec ou sans allongement de piste, la situation 2020 induit localement des concentrations doublées (ou plus) par rapport au niveau de pollution moyen observé actuellement pour les dioxydes d'azote et de soufre. En ce qui concerne les composés organiques volatils, bien que certains de ceux-ci puissent être dangereux pour la santé(particulièrement le benzène), il n'existe pas encore de normes européennes à ce sujet. Les émissions de ces composés par les avions sont encore mal connues, mais les premières indications fournies par les études pilotes (P 27 synthèse) montrent que ces émissions ne sont pas négligeables. Il conviendra donc d'être attentif à ce point dans les mesures à prendre pour l'exploitation future de l'aéroport, avec ou sans allongement de piste. C'est la zone de parking Sud qui est la plus proche de zones habitées et est donc la plus défavorable du point de vue des retombées"
En ce qui concerne l'ambiance olfactive, rien ne peut être quantifié et nous ne disposons dès lors d'aucune donnée objective. Toutefois signalons que le quartier " des sept douleurs ainsi que le " Bois Lombu " se plaignent de nuisances olfactives.
Un accord ne devrait-il pas être conclu pour ce type de trafic long courrier avec Bierset ? D'autant plus que même avec ces 3300 mètres, la piste resterait trop courte.
4.3.2 Sols et sous-sols
Comme on l'a déjà fait remarquer, le projet lui-même suppose des travaux considérables, qui ne sont pas exempts de risques mécaniques ou de pollutions. Ainsi, les remblais conduisent à des dénivelés importants, dont la stabilité n'est pas assurée ; les matériaux utilisés risquent également d'être une source de pollution des eaux de surface et souterraines.
Quand on lit les indications plus précises que donne l'EIE à ce sujet (page 28), il y a de quoi être inquiet : "La réalisation de l'extension de piste implique d'importantes modifications de la topographie et des caractéristiques du sol sur le site même du projet (1.500.000 m3 de remblai). La totalité du niveau naturel du site se trouve à une cote altimétrique inférieure à celle du projet...En fonction du relief naturel du terrain, les hauteurs de remblais atteindront localement 10 à 12 mètres (la hauteur d'une maison). Les talus, tels que prévus, présentent une pente abrupte, plus particulièrement à hauteur du cimetière. Ces derniers présenteront des risques d'instabilité et seront sujets à l'érosion. L'étude préconise autour du cimetière de diminuer la pente et donc d'y constriure un mur de soutainement. Ce qui entraînera automatiquement un volume de remblai plus important que celui estimé initialement.
4.3.3 et 4.3.4 Eaux de surface et souterraines
Les matériaux constitutifs des remblais proviendront, pour une partie, d'autres chantiers du MET (dans ce cas, il s'agira majoritairement de limons) et pour l'autre partie de différents terrils de la région (dans ce cas, il s'agira de schistes houillers)
Sur base de ces informations , il n'est pas possible de déterminer la qualité de l'assise destinée à accueillir l'extension de piste. Les sulfates et oxydes de fer (solubles) qui découlent de l'oxydation de ces composés, sont susceptibles de se retrouver dans les eaux de percolation et donc d'atteindre les eaux de surface et souterraines." Et, à la page 29 : "La percolation des sulfates pourrait affecter la nappe des sables bruxelliens, mais ne devrait pas se retrouver dans les aquifères sous-jacents." La nappe des sables n'est-elle pas soumise à une protection spéciale en raison de sa vulnérabilité ?
Ou encore mieux, en ce qui concerne le pauvre Tintia : "Outre les sulfates et oxydes de fer décrits ci-dessus, les terres entraînées par l'érosion des talus se retrouveront dans les fossés de drainage, le lit du Tintia, les bassins d'orage et dans les eaux plus en aval.
Si le bassin d'orage doit permettre d'éviter les problèmes d'inondations, rien n'est prévu dans le projet initial pour traiter les eaux avant leur rejet dans Le Tintia. Or, différents produits(hydrocarbures, solvants, huiles, NaCl, Urée..) sont déjà mêlés aux eaux de ruissellement."
Comme toujours, l'étude elle-même est moins édulcorée que le résumé non-technique; on y lit p.II-142 : "....En l'absence de mesures préventives, on peut donc s'attendre à une dégradation de la situation, essentiellement pour les eaux de surface. Toutefois, l'augmentation prévisible du trafic de gros et moyens porteurs, en relation avec le développement commercial de l'aéroport, engendrera inévitablement une augmentation des pollutions des eaux de surface".
5. Propositions d'améliorations
Une mesure évidente en raison du très mauvais rapport bénéfice/nuisance consiste à supprimer (ou à tout le moins à réduire drastiquement) les vols d'entraînement. C'est l'avis du bureau d'études aussi : "Ces vols participent, pour une part non négligeable, aux nuisances acoustiques, pour des retombées économiques très faibles." Il est aussi consternant que, sur son site WEB (de qualité médiocre par ailleurs), BSCA mette ce point en avant comme un élément majeur de sa réputation. Il est tout aussi consternant de constater que, dans le domaine de la formation des pilotes, Zaventem reçoit les simulateurs (retombées économiques positives sans nuisances) et Charleroi, les vols d'entraînement (nuisances pour une bouchée de pain).
Le bureau d'études propose de mettre en place un "management environnemental", comme à Zaventem ou à Zurich, selon la procédure EMAS. Nous pensons que c'est évidemment une bonne chose et qu'une telle structure aurait au moins l'avantage immédiat de donner confiance dans le choix d'un mode de développement de l'aéroport respectueux de l'environnement et de la population. Pour l'instant, nous n'avons aucune garantie que BSCA respecte son engagement dérisoire de réduire de 10% le nombre de vols de nuit. Pour le comité la nuit sétand de 22H00 à 7H00 conformément à la législation.
De plus, 10 dBa de pénalité pour les vols de nuit ne résoud pas le problème de nuisance. Nous réitérons ici encore nos exigences : plus de vol de nuit (de 22H00 à 7H00) ! ! ! L'étude IATA montre qu'il est possible d'obtenir 1 Million de passagers sans vol de nuit .
Comme le bureau d'études le laisse apparaître à mots couverts, nous pensons qu'avant même cette mesure d'accompagnement, les questions qui se posent quant au devenir de l'aéroport sont telles (y compris existentielles) qu'il nous paraît indispensable de réaliser tout d'abord une étude portant à la fois sur les besoins aéroportuaires de la Wallonie et sur la place de BSCA dans ce cadre, sous la forme d'un audit de l'aéroport et de ses possibilités de développement.
Le ministre Lebrun aurait demandé une étude de développement de BSCA " dès la demande d'allongement de la piste ".
Comme c'est malheureusement souvent le cas, le projet est très incomplet, peu précis et néglige beaucoup les aspects environnementaux. Ainsi que le bureau d'études le recommande, il faudra évidemment épurer les eaux avant de les rejeter, imperméabiliser le sol sous les remblais, aménager les talus pour les stabiliser, etc. Bien entendu, tous ces travaux annexes indispensables vont alourdir la facture et obérer la rentabilité déjà hypothétique du projet.
Le merlon en bordure du parking SE est insuffisant pour protéger les habitations du quartier du Philosophe. Celui-ci devrait être surmonté d'un mur anti-bruit.
Le bureau d'études préconise également (page 36) des mesures d'accompagnement, rendues plus nécessaires encore en cas d'allongement de la piste, en vue de rendre le développement de l'aéroport supportable pour les riverains : "De plus, une série de mesures d'accompagnement devraient être envisagées:

- des mesures préventives, dont l'objectif est d'éviter que des personnes ne viennent s'implanter dans des zones dont on sait qu'elles sont soumises à des nuisances sonores intolérables
- des mesures curatives, dont l'objectif est de remédier à une situation de fait (trouver des solutions pour les riverains déjà implantés dans des zones concernées: logique d'indemnisation)
Ces mesures nécessitent la définition, puis le respect de routes de décollage et d'atterrissage."
Notons au passage que ces informations de base ne sont même pas connues, ce qui montre encore une fois le flou des objectifs du projet. Remarquons aussi que toutes ces mesures sont coûteuses, en raison soit des moins-values, soit des indemnisations nécessaires et que, nulle part (ni dans le projet, ni dans l'EIE), ces coûts ne sont chiffrés globalement. Outre ces indemnisations (plusieurs milliards certainement) et le déménagement de l'Hôpital Civil de Jumet déjà signalé (environ 1,5 milliard), il faut aussi prévoir le déplacement de la maison de repos (non chiffré) et du cimetière de Ransart (qu'on peut estimer à 1 milliard). Nous disons, en outre, que le coût des expropriations, rachats, isolation acoustique doit être qualifié d'investissement négatif. En effet, ils n'ajoutent aucune valeur au patrimoine immobilier. Ils le diminuent. On devrait donc pénaliser le projet en multipliant ces coûts par 2 dans le tableau comparatif des solutions possibles.
En fait, on évalue le projet sans prendre en compte ses aspects économiques négatifs ; c'est un chèque en blanc. L'expérience de Bierset à ce sujet n'est rassurante ni pour les riverains, ni pour les finances de la Région wallonne, ni finalement pour le contribuable, car c'est quand même lui qui finit par payer la note !
Nous avons cherché en vain les justifications économiques du projet ; par contre, en plus de ce qui a déjà été mentionné, le bureau d'étude signale un effet négatif certain sur l'aérodrome de Temploux qui sera contraint de fermer car il est situé dans la TMA de Gosselies. (Cette TMA n'est d'ailleurs pas active les week-ends).L'impact sera la perte de40 emplois, ce qui est quand même pour le moins paradoxal quand on prétend vouloir développer celui-ci.
6. Cas particuliers
D'emblée, pourquoi envisager seulement 3 cas particuliers c'est-à-dire : le cimetière de Ransart, l'hôpital de Jumet, le home du CPAS? Certes les morts sont à respecter, les malades à soigner, et les personnes âgées ont droit à la quiétude mais les enfants sont à protéger. A notre étonnement, nous ne trouvons nulle part mention des établissements scolaires situés à proximité et même sous le passage des avions. Citons:
• pour Jumet, l'école maternelle de la rue Masure, l'école maternelle et primaire de la rue Anseele, l'école primaire de la rue Derbeque, l'école libre du Chef-lieu,
• pour Gosselies: le Collège St Michel, l'école Notre Dame,
• pour Ransart: l'école maternelle et primaire de la rue Nicolaï
• pour Fleurus: l'Institut Notre Dame, etc.
Les cours sont interrompus au passage des avions dont la fréquence peut monter à un appareil toutes les quatre minutes. Certains de ces établissements, situés directement dans l'axe de la piste, ont ainsi une véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus des petites têtes de leurs élèves. La perte de chargement sur le magasin Wykies de Gosselies, et les différents crash qui ont eu lieu nous rapellent que le "risque 0" n'existe pas. Dès lors, qu'un appareil s'écrase ou perde des pièces ou même sa cargaison et le monde entier reparlera de l'enfance en danger dans la région de Charleroi. Des mesures seront prises mais il sera, bien sûr, trop tard et personne n'en sera responsable!!! Quel bel exemple de civisme et de responsabilité pour les jeunes!!!
De plus, la zone de nuisances s'étendant jusqu'au canal, quid des habitations?
7. Alternatives
Parmi les alternatives au projet actuel, nous avons été surpris d'apprendre que BSCA juge insuffisant un allongement de piste de 400 m (qui, beaucoup moins coûteux, amènerait la piste à une longueur supérieure à celle de la piste principale de l'aéroport de Lille qui véhicule de façon rentable environ 800.000 passagers !). Citons : "Un allongement de piste de 400 mètres porterait la longueur de cette dernière à 2950 mètres, ce qui reste insuffisant pour répondre aux objectifs du demandeur qui vise l'accueil des avions gros porteurs." La longueur de la piste de Lille ne semble pas un obstacle aux gros charters de tours-opérateurs belges même pour de longues distances (Sunair vers la République Dominicaine, par exemple).
En résumé, le bureau d'études ne semble pas convaincu de l'opportunité du projet en raison de difficultés liées au site lui-même, au point qu'il suggère d'examiner avec attention l'hypothèse d'une délocalisation de l'aéroport. Nous pensons aussi que cette question ainsi que les alternatives améliorant la qualité technique de l'aéroport devraient être traitées en priorité par l'audit que nous réclamons.
Nous ne pouvons que reprendre des passages entiers de l'EIE qui sont pour nous une source de désarroi, surtout après 25 ans de développement continu sans débat de fond : "la seule alternative au projet susceptible d'améliorer sensiblement la situation pour des dizaines de milliers de personnes est la construction d'une piste en dehors de toute zone fortement urbanisée."
"Cette alternative ne peut être écartée à priori sur la base de son coût, surtout au regard des énormes investissements qui seraient nécessaires pour développer la capacité d'accueil des passagers de l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud mais aussi (et surtout) pour les indemnisations destinées aux populations fortement affectées par les nuisances sonores. Une telle alternative doit également être envisagée dans le cadre de la politique à long terme, des déplacements aéroportés de la Wallonie. On soulignera à ce propos le peu de possibilités d'extension pour les infrastructures de l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud en raison du peu d'espace disponible."
Ou avec plus de précision encore dans l'étude détaillée (p.II-223) : "Il ressort de ce qui précède qu'il existe peu d'alternatives au projet qui puissent à la fois rencontrer l'objectif du demandeur et améliorer la situation prévisible pour l'environnement et plus particulièrement pour les riverains (...) Cette alternative doit être prise en compte par les décideurs, notamment en raison de la situation peu favorable pour d'importantes zones fortement urbanisées. Ce sont en effet, plusieurs dizaines de milliers de personnes qui ont à subir quotidiennement les nuisances sonores liées aux activités aéroportuaires de Charleroi et qui sont exposées aux risques de crash (qui va prendre la responsabilité de cautionner un risque de crash sur Jumet?). Sur le plan financier, le problème mérite également d'être envisagé sérieusement. En effet, si une délocalisation de l'aéroport implique un coût particulièrement élevé, les développements commerciaux sur le site actuel de l'aéroport nécessiteront eux aussi des sommes imposantes en raison des investissements et des coûts d'indemnisation liés à ces développements (...)" et p.II-224 : " (...) on insistera sur l'importance des investissements nécessaires (plusieurs milliards) pour développer le transport de passagers au-delà de 700.000 passagers par an (...) ce sont cependant les indemnisations liées aux nuisances acoustiques qui devraient constituer la majeure partie des dépenses liées au développement des activités commerciales".
Ou encore en ce qui concerne les limitations du site et les besoins aéroportuaires futurs en Wallonie :
"Qu'il s'agisse d'une plate-forme aéroportuaire existante ou qu'il s'agisse d'une nouvelle implantation, le choix d'un site pour un aéroport "international" ne pourrait être une question facile à régler et devrait faire l'objet d'études multi-critères très approfondies visant, en particulier, la protection des zones urbanisées et la maximisation des retombées économiques pour la Région Wallonne.
Une éventuelle délocalisation, si elle s'avérait intéressante, devrait être planifiée sur le long terme, en assurant une sécurité juridique grâce à des dispositions légales permettant de réserver l'emplacement destiné à l'aéroport et de définir les zones à exproprier et à indemniser (bien avant la réalisation du projet)."
"Un autre aspect important à prendre en considération est la planification à long terme (20 ans et plus) de la stratégie de la Région Wallonne en matière de déplacements aéroportés. On notera en particulier que, même si d'importants investissements sont consentis pour déplacer et agrandir les infrastructures d'accueil des passagers au nord de la piste, la capacité de développement de l'aéroport restera limitée, notamment en raison de la capacité du système de piste et de l'espace disponible. La capacité maximale de l'aéroport devrait pouvoir satisfaire les besoins locaux mais elle risque fort de ne pas suffire pour couvrir l'entièreté des besoins en transports aéroportés d'une Wallonie autonome (cas de figure à envisager, compte tenu de l'évolution du contexte politico-communautaire de la Belgique)".

[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el domingo 06 de diciembre de 2009 13:34

Modificado el domingo 06 de diciembre de 2009 14:08

Publié le 26 novembre 2009 à 14:45 DHL supprime 788 emplois en Belgique .Le chômage en Belgique s'étend encore et toujours.

Publié le 26 novembre 2009 à 14:45  DHL supprime 788 emplois en Belgique .Le chômage en Belgique s'étend encore et toujours.
125.000 chômeurs de plus
07:23 10 septembre 2009

(Belga) Le dernier rapport du Bureau du plan, que le gouvernement trouvera sur sa table vendredi, prévoit une augmentation du nombre de chômeurs de 100.000 personnes de 2009 à 2010, et de 24.000 unités en 2011, indique mercredi Le Soir.

Il y aura dès lors en 2011 près de 777.000 personnes sans emploi, soit un taux de chômage de 15 pc. En revanche, les dépenses de consommation des ménages vont augmenter de 0,6 pc en 2010 et de 1,8 pc en 2011, alors que l'inflation va retrouver des niveaux relativement normaux (+1,5 pc en 2010 et +1,6 pc en 2011). Le fait que l'emploi trinque alors que la croissance remonte est dû au décalage entre le moment où une entreprise voit ses activités baisser et celui où elle se résout à licencier. Le chômage économique, qui n'entre pas dans les statistiques du chômage, participe aussi à ce décalage. (GFR)
Après une hausse de 13.210 individus par rapport au mois de mai, le chômage dans notre pays touchait près de 445.000 personnes en juin, selon l'Onem.
Le chômage en Région wallonne représente en juillet 15,5% de la population active soit 237.927 personnes.
La chômage concernait 443.574 personnes au mois de juin en Belgique soit une progression de 13.210 unités sur un mois et de 43.433 unités en un an, a-t-on appris lundi dans les nouveaux chiffres de l'emploi publiés par l'Onem. La Région wallonne détient toujours le nombre le plus important de chômeurs avec 204.033 personnes sans emploi soit une progression de 4.627 unités en mois et 9.099 unités en un an. En Flandre, 164.526 personnes sont sans emploi: +5.092 unités en un mois et +29.550 unités en un an. La Région de Bruxelles-Capitale enregistre 75.015 chômeurs au mois de juin soit une progression de 3.491 unités en mois et de 4.784 sur un an.
Un chômeur wallon sur deux est sans emploi depuis au moins deux ans
La Région wallonne détient toujours le record national des chômeurs de moins de 25 ans (36.325 unités) et de longue durée (102.915 unités). La moitié des chômeurs wallons sont sans emploi depuis deux ans ou plus ainsi que plus de la moitié des chômeurs bruxellois (40.049 unités sur 75.015).
La Wallonie compte 20.651 chômeurs de plus en ce mois de juillet 2009. Un bond de 9,5%.
La catégorie des chômeurs de longue durée est par ailleurs en recul dans tout le pays, sur une base annuelle sauf à Bruxelles. 202.400 personnes sont au chômage depuis deux ans et plus en Belgique mais le recul est de 6.453 unités en un an dont 5.624 unités rien que pour la Wallonie.



"Le manque d'activité aura un impact sur le marché de l'emploi. Nous attendons une contraction cumulée de pas moins de 75.000 emplois nets au cours de l'année 2009. En 2010, même si une lente reprise devait s'amorcer, les pertes nettes d'emplois devraient encore se monter à près de 35.000 unités. On observe d'ailleurs déjà une forte progression du nombre de chômeurs: plus de 11 % sur un an en mai. En considérant l'évolution de la population active, on peut attendre que le taux de chômage passe la barre des 8 % en moyenne cette année, et de 9 % en 2010", craint ING. Même si la banque précise que "le lien entre l'activité et l'emploi pourrait révéler des effets non linéaires dans les circonstances actuelles. En conséquence, les pertes d'emplois pourraient être surévaluées dans la mesure où les entreprises pourraient être tentées de conserver leur main-d'½uvre qualifiée en prévision de la reprise, mais aussi du manque de main-d'½uvre futur lié au vieillissement de la population"
.
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el jueves 06 de agosto de 2009 14:56

Modificado el domingo 06 de diciembre de 2009 08:53

PANDEMIE !!! Les fabricants de vaccins contre la grippe H1N1 ont l'immunité juridique

PANDEMIE !!!  Les fabricants de vaccins contre la grippe H1N1 ont l’immunité juridique

La vaccination obligatoire. Légal?

Titus Plattner - le 21 novembre 2009, 23h09
Le Matin Dimanche


Dans les hôpitaux universitaires de Lausanne et de Genève, 25 à 30% du personnel se sont fait vacciner contre la grippe A à ce jour. Un succès considérable, disent les directions des deux établissements. En coulisses pourtant, ils ont moins fière allure. Car ils sont conscients que leurs employés ne montrent pas vraiment l'exemple. «Se vacciner pour se protéger et protéger les autres», dit depuis des semaines l'Office fédéral de la santé publique...

Pour protéger les patients les plus faibles, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), ont instauré un système de badges indiquant que tel médecin ou telle infirmière a été immunisé («Le Matin Dimanche» du 8 novembre). Les autres sont obligés de porter le masque dès qu'ils sont en contact avec les patients.

Protéger les patients en oncologie et les grands prématurés
Bernard Gruson, directeur des HUG, aurait préféré une solution plus simple: «Cela ne m'aurait pas choqué que l'on impose la vaccination aux professionnels», dit-il. En particulier dans des services avec des patients très vulnérables, comme en oncologie ou chez les grands prématurés. «Mais une telle mesure n'est pas légale et ne peut pas être imposée», ajoute le patron des HUG.

Parmi les professionnels de la santé, Bernard Gruson n'est pas le seul à poser la question d'une vaccination obligatoire. Jacques de Haller, président de la fédération des médecins suisses (FMH), est lui aussi prêt à franchir le pas. Tant que la dangerosité du virus reste limitée, il préfère privilégier les libertés individuelles, mais «en cas de virus dangereux, comme l'a été le SRAS par exemple, c'est une question qui se pose.»

Se préparer à la pandémie suivante
Et d'ajouter que si l'on est «vraiment professionnel», on sait que ce vaccin contre le virus H1N1 ne pose «aucun problème». Le port du masque par le personnel soignant protège moins bien les patients, selon Jacques de Haller. «Mieux vaut que les soignants soient vaccinés.»

Toutes ces questions ne se posent pas avec une très grande acuité dans le cas de la grippe A, car le virus est finalement moins virulent que l'on craignait. Mais tout le monde sait qu'une pandémie beaucoup plus grave finira par arriver.

«Le débat sur l'obligation pour le personnel soignant de se faire vacciner doit avoir lieu. Sans tabou», espère Eric Masserey, médecin cantonal adjoint vaudois. Non seulement avec à l'esprit la prévention d'une contamination de patients, mais aussi en regard de la disponibilité des soignants. Si beaucoup d'entre eux sont malades, cela peut conduire à des situations très problématiques, surtout en situation de crise, explique-t-il.

Directeur adjoint de l'Institut du droit de la santé de l'Université de Neuchâtel, Dominique Sprumont estime lui aussi que la Suisse n'échappera pas à une discussion.

Dans un avis de droit qu'il vient de rendre ce vendredi au Département de la santé du canton de Vaud, le professeur conclut qu'il serait légal d'obliger tous les soignants et tout le personnel en contact avec la petite enfance (garderies, crèches, mamans de jour, etc.) à se faire vacciner contre la rougeole. Si le chef du département Pierre-Yves Maillard le confirme, ce serait une première nationale.

Et cela montrerait qu'un canton peut très bien imposer la vaccination à certaines catégories de la population, comme le prévoient les articles 19 et 23 de la loi fédérale sur les épidémies.

Dans la pesée d'intérêts pour savoir s'il faut franchir ce pas, quatre facteurs sont déterminants selon le professeur Sprumont: le degré de contagiosité de la maladie, la gravité de la maladie, la sûreté du vaccin et l'efficacité du vaccin.

Vacances forcées pour récalcitrants
Dans le cas de la grippe A, ces facteurs ne sont pas tous réunis, estime-t-il. «Mais pour protéger les patients particulièrement vulnérables, dit Dominique Sprumont, on peut déjà justifier la mise à l'écart du personnel non vacciné des services concernés.» Y compris en les mettant en vacances forcées.

L'Etat de New York, lui, va plus loin. Depuis quelques semaines, il oblige les soignants à se faire vacciner contre la grippe saisonnière et le virus H1N1. Sans surprise, des employés ont fait recours, mais selon le New England Journal of Medicine, paru ce jeudi, ils ont peu de chance de l'emporter.

Aux Etats-Unis, la responsabilité portée par l'institution a davantage de poids que la responsabilité individuelle. Du reste, l'Arkansas exige que les enfants qui entrent à l'école soient vaccinés contre l'hépatite B.

Cette doctrine s'imposera-t-elle un jour en Suisse? «En Suisse alémanique, où le taux de vaccination contre la rougeole est trop faible pour présenter une protection efficace (70% contre 95% en Suisse romande), dit Dominique Sprumont, je peux m'imaginer qu'on oblige la population à se faire vacciner. Et cela serait légalement justifiable.» Et de rappeler qu'en janvier dernier, une fille de 13 ans est morte à Genève à cause de la rougeole.

Campagne: Marie-Thérèse Porchet a convaincu, mais on ne rigole plus

Thomas Zeltner l'avait promis au début de la campagne de sensibilisation sur la pandémie, dès que la Suisse comptera ses premiers morts, l'humour n'aura plus sa place: les spots mettant en scène Marie-Thérèse Porchet ont été stoppés le 14 novembre, quatre jours avant la première victime de la grippe A. Plusieurs sketches restent en boîte
en prévision notamment d'un heureux dénouement, mais tous ne seront pas forcément utilisés.

Controversée, la campagne de la «mère Porchet» a pourtant reçu un bon accueil du public.
Et ils ont même été efficaces. Selon un sondage Demoscope interne à l'Office fédéral de la Santé publique (OFSP) que «Le Matin Dimanche» s'est procuré, 81% des 1009 personnes interrogées entre le 9 et le 14 novembre ont trouvé le style de cette campagne de prévention appropriée. D'autre part, 56% des sondés pensent que l'OFSP a informé dans une juste mesure, ni trop, ni trop peu.

Au total, la campagne d'information pour la pandémie aura coûté 3,5 millions de francs (spots TV, sites Internet
et brochures en 13 langues).

Pourtant, l'interprète de Marie-Thérèse, le comédien genevois Joseph Gorgoni, n'ira pas se faire vacciner: «Je ne suis pas un cas à risque. Et puis je pense que
là, c'est un peu tard. C'est
une obligation pour personne. J'ai de la chance, je suis en bonne santé et je ne suis jamais malade», a-t-il déclaré au «Matin Dimanche».
Plusieurs médecins de la province du Luxembourg tire la sonnette d'alarme: ils diagnostiquent des cas de grippe A mais ne peuvent soigner correctement leurs patients faute de stocks de Tamiflu, seul médicament à guérir la maladie. Si on peut comprendre que les laboratoires refusent de faire des analyses pour un virus qui pourrait toucher 30% de la population, le corps médical ne comprend qu'il soit si difficile de trouver le médicament.

Au palais provincial du Luxembourg, «tout était mis en place pour que, dès vendredi dernier, toutes les boîtes soient fournies aux 44 communes. Mais les ministères de l'Intérieur et de la Santé publique nous en ont empêchés», a expliqué un porte parole.

Deux médecins ont confié au journal belge Vers l'avenir, qu'ils se sont adressés directement à l'Institut Scientifique de Santé Publique pour obtenir le Tamiflu mais les stocks sont pour l'instant indisponibles. Il leur a fallu courir les pharmacies : les patients ont du débourser 29 euros alors que les stocks fédéraux sont gratuits.

Pour remédier au problème, selon rtl.be, le gouverneur de la province a convoqué une réunion début septembre.
La secrétaire d'Etat U.S. à la santé, Kathleen Sebelius, vient de signer un décret conférant une totale immunité aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de poursuite judiciaire. De plus le programme accéléré - de 7 milliards de dollars - pour la fabrication du vaccin qui devra être mis sur le marché à l'automne ne prévoit pas de test de sécurité. Y aurait-il un programme sous-jacent à l'officielle et hystérique campagne de l'OMS destinée a élever la prétendue grippe porcine au rang de pandémie ?


« Nous irons ensemble vers un nouvel ordre mondial et personne, je dis bien personne, ne pourra s'y opposer » (N. Sarkozy, 16/01/09)
Cette fois nous y sommes, le niveau 6 de l'échelle pandémique va être officialisé par les instances de l'OMS bientôt (sans doute après les vacances, source de croissance économique) mais dans le même temps, un spécialiste des infections virales lance un mini pavé dans la marre en expliquant que le mot pandémie n'a pas de signification univoque. Une chose reste certaine, ce mot fait peur lorsqu'il est prononcé dans les médias.
Je pense que la question la plus importante à se poser, est : Pourquoi ?
Pourquoi donc les autorités actuelles persistent elles à créer un effet de panique, vis à vis de cette grippe qui n'est guère plus mortifère que les grippes saisonnières ?
Je ne conçois que deux réponses possibles :
- Soit cette épidémie pandémie est bien plus dangereuses que ce qu'on nous dit.
De l'origine du virus pandémique :
« Baxter confirme qu'elle a fabriqué un produit contaminé par le virus H5N1
TORONTO — La compagnie Baxter a confirmé,qu'elle a fabriqué un vaccin expérimental qui a accidentellement été contaminé par le virus H5N1 de la grippe aviaire. Dr Roberta Andraghetti, une porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a affirmé que l'OMS suivait de près l'enquête qui retrace le fil des événements ayant mené à cette bévue.
»A ce stade-ci du processus, nous pouvons affirmer que les risques pour la santé publique et pour les professionnels ayant été mis en contact avec le virus sont à un très bas niveau« , a-t-elle déclaré.
L'erreur, que les autorités de santé publique ont décrite comme étant »grave« , a eu lieu au laboratoire de recherche de Baxter International à Orth-Donau, en Autriche.
Mais les circonstances entourant l'incident sont encore floues (NDLR : !!!).
Le produit contaminé : un mélange de virus de la grippe humaine H3N2 et de virus de la grippe aviaire H5N1 qui n'étaient pas correctement identifiés, a été envoyé à l'entreprise Avir Green Hills Biotechnology, une firme autrichienne. Celle-ci a par la suite transmis des portions du mélange à des soustraitants en République tchèque, en Slovénie et en Allemagne.
C'est le sous-traitant tchèque qui s'est rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond, lorsque des furets auxquels il avait injecté le mélange sont morts.
Ceux-ci ne devraient pas mourir après une exposition au virus H3N2, ce qui signifiait donc qu'ils avaient également reçu le virusactif du H5N1.
Christopher Bona, porte-parole de Baxter, a confirmé l'information. Mais la compagnie n'a livré que peu de détails entourant l'incident...
Des spécialistes en biosécurité se sont montrés fort préoccupés du fait que le virus de grippe humaine H3N2 ait été mélangé avec le virus de la grippe aviaire H5N1.
Il s'agit d'une pratique dangereuse qui devrait être interdite, ont signifié plusieurs experts.
Une propagation accidentelle du mélange de H5N1 et de H3N2 aurait pu mener à des conséquences désastreuses.
Le H5N1 ne contamine pas facilement les humains, mais le H3N2 si.
Dans l'éventualité où une personne exposée au mélange était infectée simultanément par les deux souches, elle pourrait servir d'incubateur à un virus hybride capable de se propager facilement d'un humain à un autre.
Ce mélange de souches, appelé réassortiment, est l'une des deux manières de créer un virus pandémique.
Comment un laboratoire d'une firme internationale, sur le point d'obtenir une licence européenne pour un vaccin contre le H5N1, pourrait-il commettre une telle, non pas « bévue », mais impardonnable négligence aux conséquences
potentiellement dévastatrices ?
Sont-ce là les gens à qui notre santé doit être confiée ? »
- Soit il y a un objectif caché.
Je pense notamment à détourner l'attention vis à vis de la crise économique qui ne fait que commencer, ou bien à une autre raison ou objectif derrière la vaccination de masse des populations. Etant donné que les pouvoirs nous ont TOUJOURS menti et ont TOUJOURS fait de la « rétention d'information », que l'on constate qu'ils accélèrent dans la voie du contrôle des populations. La question que l'on est en droit de se poser est : qui le vaccin est-il censé sauver ? Les populations, ou bien les laboratoires pharmaceutiques ?

Big Pharma est acculée à la fuite en avant (rien que pour le Vioxx, il y aurait une provision de 5 Mds US$ pour rembourser les victimes).

Il est à craindre que cette fuite en avant ne se traduise par une guerre bactériologique, puisque jamais une entreprise en position dominante ne fait faillite : il n'y a qu'à voir comment les banques n'ont pas hésité à prendre en otage l'économie mondiale, on peut, logiquement être inquiets pour la suite...
Il faut faire un choix, mais aucun choix n'est possible. Telle est la politique d'aujourd'hui.

Autrement dit : Créez la peur et vous obtiendrez la docilité.
Lorsqu'un facteur de peur surgit accompagné d'un éclairage médiatique qui renforce son caractère angoissant ou qui en décuple l'importance, la première question qui doit venir à l'esprit est d'envisager ce qu'il peut justifier en terme de décisions politiques, économiques ou sociales, la pandémie qui s'en vient sera un bon prétexte et un accélérateur à la constitution de ce gouvernement mondial, la crise financière actuelle destinée à affaiblir économiquement les populations et les pays.
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el domingo 26 de julio de 2009 10:15

Modificado el martes 24 de noviembre de 2009 03:49

NOUVEL ORDRE MONDIAL Herman Van Rompuy president européen

NOUVEL ORDRE MONDIAL  Herman Van Rompuy president européen
Le Premier ministre Herman Van Rompuy (CD&V), jusqu'ici très discret sur ses ambitions européennes, a présenté jeudi soir sa vision sur l'Europe au groupe de Bilderberg, qui réunit des personnalités de l'élite mondiale de la politique et des affaires, lors d'un dîner à Val-Duchesse.


Il a notamment expliqué, "avec toutes les nuances possibles", devant ce club très "select", que les esprits mûrissaient parmi les dirigeants européens en faveur d'un impôt "vert" propre à l'Union européenne, afin de réduire les contributions financières des Etats-membres.

La reprise économique ne suffira pas à réduire les déficits budgétaires "gigantesques" de nombreux pays de l'UE, a ajouté M. Van Rompuy.

'De Tijd' rapporte également que l'actuel Premier ministre belge a semble "embêté" par une question d'un participant italien sur ce nouvel impôt "vert" - alors que la question d'une fiscalité européenne propre reste très délicate.

Ses propos circulent désormais dans toutes les capitales européennes, au risque d'hypothéquer ses chances dans la course à la présidence du Conseil de l'Union, à quelques jours du sommet européen extraordinaire du 19 novembre, souligne le journal.

Les discrètes conférences Bilderberg réunissent des décideurs et leaders d'opinion occidentaux pour une sorte de Forum de Davos secret et interdit à la presse. La première a eu lieu en 1954 aux Pays-Bas, dans l'hôtel Bilderberg de Oosterbeek (centre des Pays-Bas), dont elle a gardé le nom.

L'élite mondiale a tenu une réunion secrète en Grèce dans le cadre de la conférence annuelle de Bilderberg sous l'attention éparse et restreinte des médias internationaux. Environ 130 des personnes les plus puissantes au monde se sont réunies afin de discuter des problèmes actuels urgents et de tracer une voie à suivre pour l'an prochain. Cette année, le principal sujet de discussion était la crise financière mondiale, ce qui n'est pas surprenant, si l'on considère que la liste des participants comprend bon nombre des premiers architectes de la crise ainsi que ceux étant sur le point de la « régler ».

L'objectif : la restructuration de l'économie politique mondiale

Avant le début de la rencontre, le journaliste d'enquête Daniel Estulin a fait un reportage sur le principal point à l'ordre du jour, que lui ont divulgué ses sources à l'interne. Bien que de tels reportages ne puissent être vérifiés, ses sources, ainsi que celles de Jim Tucker, traqueur vétéran du Groupe Bilderberg, ont fait preuve d'une extrême justesse par le passé. Il semblerait que le thème principal de la conférence cette année était d'aborder la crise économique de façon à entreprendre « une dépression prolongée et douloureuse condamnant le monde à des décennies de stagnation, de déclin et de pauvreté [...] ou une dépression plus courte mais plus intense ouvrant la voie à un nouvel ordre économique mondial durable, offrant moins de souveraineté, mais plus efficient ». À l'ordre du jour figuraient d'autres sujets dont un plan pour « continuer à tromper des millions d'épargnants et d'investisseurs croyant au battage autour de la prétendue reprise économique. Ils sont sur le point de faire face à des pertes massives et à d'éprouvantes difficultés économiques dans les mois qui viennent ». Il y aura également « des pressions ultimes visant à promulguer le traité de Lisbonne, dépendant du vote irlandais en sa faveur en septembre ou en octobre », ce qui donnerait à l'Union européenne d'énormes pouvoirs sur les pays membres en faisant d'elle un gouvernement régional supranational, reléguant chaque pays à un statut davantage provincial.

Peu après le début des réunions, le traqueur Jim Tucker signalait que ses sources à l'interne avaient révélé que le groupe a comme priorité « la planification d'un département mondial de la santé, d'une trésorerie mondiale et d'une courte dépression plutôt qu'un long déclin économique ». Tucker rapportait que Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères et ancien premier ministre, « a fait un discours encourageant la transformation de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en un département mondial de la santé, celle du Fonds monétaire international (FMI) en un département mondial du trésor, tous deux bien sûr sous les auspices des Nations Unies ». En outre, M. Tucker signalait que « le secrétaire au Trésor Geithner et Carl Bildt réclamaient une récession plus courte, non pas une récession de 10 ans [...] en partie parce que cette dernière ferait du tort aux industriels du Groupe Bilderberg. Bien qu'ils désirent des départements mondiaux du travail et du trésor, ils font tout de même de l'argent et une longue récession de la sorte leur coûterait cher sur le plan industriel puisque personne n'achèterait leurs gadgets. Le penchant est pour une courte récession »

Daniel Estulin rapportait après les réunions que « selon lui, l'une des principales préoccupations du club Bilderberg est le danger que leur zèle à réformer le monde en engendrant le chaos afin d'implanter leurs objectifs à long terme ne mène à une situation hors de contrôle et qu'elle entraîne tôt ou tard un scénario où Bilderberg et l'élite mondiale en général sont dépassés par les événements et finissent par perdre leur contrôle sur la planète».

Le 21 mai, la Macedionian International News Agency affirmait qu'« un nouveau rapport du Kremlin sur l'obscur Groupe Bilderberg, qui tenait la semaine dernière sa rencontre annuelle en Grèce, mentionne que les membres de l'élite financière, politique et corporative de l'Occident ont émergé de leur conclave après être parvenus à l'entente selon laquelle il fallait ”complètement” détruire le dollar étatsunien s'ils voulaient continuer leur élan vers un nouvel ordre mondial dominé par les puissances occidentales ». De plus, ce même rapport non confirmé signalait que « lors d'une rencontre secrète à New York convoquée et présidée par David Rockefeller, la majorité des membres les plus riches de l'élite avaient convenu de conspirer l'effondrement du dollar étatsunien [4]. » Ce rapport, qui n'a pas été reconnu par d'autres sources médiatiques, doit être vérifié.

La réunion secrète des milliardaires

À la rencontre secrète dont il est question « une douzaine des personnes les plus riches au monde, invitées par Bill Gates et Warren Buffet, se sont rencontrées pour une réunion privée sans précédent pour discuter de dons d'argent ». La conférence se tenait à l'Université Rockefeller et comptait des philanthropes notoires tels Bill Gates, Warren Buffett, le maire de New York Michael Bloomberg, George Soros, Eli Broad, Oprah Winfrey, David Rockefeller Sr. et Ted Turner. Un des participants a déclaré qu'« elle n'était pas secrète [mais plutôt] censée être une réunion entre amis et collègues [et] dont les gens discutaient depuis longtemps. Bill et Warren espèrent le faire occasionnellement. Ils ont lancé une invitation et les gens sont venus ». L'éditrice de Chronicle of Philanthropy, Stacy Palmer, a déclaré : « Vu la gravité de la conjoncture économique, je ne crois pas qu'il soit surprenant que ces philanthropes se soient réunis. Il n'est pas typique qu'ils se rencontrent et se demandent des conseils », a-t-elle ajouté. Les trois hôtes de la rencontre étaient Bill Gates, Warren Buffett et David Rockefeller.

À la réunion, « les participants ont refusé catégoriquement de révéler le contenu de la discussion. Certains ont cité une entente visant à garder la rencontre confidentielle. Les porte-parole de MM. Buffett, Bloomberg, Gates, Rockefeller, Soros, de Mme Winfrey et d'autres ont scrupuleusement refusé de commenter, bien que quelques-uns aient confirmé leur présence » Des reportages indiquent qu'« ils ont discuté de la façon d'aborder la crise mondiale et d'élargir leurs activités charitables pendant le déclin »

Le journal Times du Royaume-Uni rapportait que ces « éminents milliardaires se sont rencontrés en secret pour envisager la façon dont leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale [et qu'ils] avaient parlé de joindre leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement ». Fait intéressant, « la séance informelle d'après-midi était si discrète que certains assistants de ces milliardaires se sont fait dire qu'ils assistaient à un “breffage sur la sécurité“ ». En outre, « on a alloué 15 minutes à chacun des milliardaires afin qu'ils présentent leur cause favorite. Pendant le dîner, ils ont discuté de la manière dont ils pourraient choisir une “cause d'ensemble“ pouvant servir leurs intérêts ». Ils ont par ailleurs « convenu que la surpopulation était une priorité ». Ultimement, « ils ont atteint un consensus selon lequel ils cautionneraient une stratégie où la croissance de la population serait taxée de potentielle menace environnementale, sociale et industrielle désastreuse [et qu'ils] doivent être indépendants des agences gouvernementales, lesquelles sont incapables de contrer le désastre imminent [qu'ils] voient tous ». Un des invités a déclaré qu'« ils désiraient discuter de riche à riche sans craindre que ce qu'ils disent se retrouve dans les journaux, les dépeignant comme un gouvernement mondial de rechange »

Un rapport a fuité

Daniel Estulin aurait reçu de ses sources au sein de Bilderberg un résumé de la réunion de 73 pages destiné aux participants et révélant de sérieux désaccords parmi ceux-ci. « Les partisans de la ligne dure sont favorables à un déclin dramatique et à une dépression courte et sévère, mais d'autres pensent que les choses sont allées trop loin et que les retombées du cataclysme économique mondial ne peuvent pas être calculées avec exactitude si le modèle de Henry Kissinger est choisi. » Richard Holbrooke est l'un d'eux, mais on ignore pour l'instant si sont point de vue est en fait celui d'Obama. » La vision du consensus était que la récession empirerait et que la reprise serait « relativement lente et prolongée » et de chercher ces termes dans la presse durant les semaines et les mois à venir.

M. Estulin rapportait « que face au spectre de leur propre mort financière, certains éminents banquiers européens sont extrêmement préoccupés et qualifiaient cet exercice de haute voltige d'« insoutenable », et affirmaient que les déficits budgétaire et commercial pourraient engendrer l'effondrement du dollar ». Un membre de Bilderberg a admis que « les banques mêmes ne savent pas quand [le fond sera atteint] ». Tous paraissaient s'entendre sur le fait que « le niveau de capital dont les banques étatsuniennes ont besoin pourrait être considérablement plus élevé que ce que le gouvernement états-unien a suggéré lors de ses récents tests de tension ». De plus, « quelqu'un du FMI a souligné que sa propre étude sur les récessions historiques suggère que les États-Unis ne sont rendus qu'au tiers de celle-ci. Par conséquent, les économies s'attendant à se rétablir grâce à la résurgence de la demande provenant des États-Unis devront attendre longtemps. » Un des participant à déclaré que « les pertes en capitaux propres en 2008 étaient pires que celles de 1929 [et que] la prochaine phase du déclin économique sera également pire que dans les années 1930, surtout parce que les États-Unis sont chargés d'une dette excessive d'environ 20 billions de dollars. L'idée d'un boom [économique] sain constitue un mirage jusqu'à ce que cette dette soit éliminée ».

Selon Jim Tucker, le Groupe Bilderberg travail à la tenue d'un sommet en Israël du 8 au 11 juin, où « les experts internationaux en réglementation [pourront] aborder la situation économique actuelle dans un forum ». En ce qui a trait aux propositions de Carl Bildt concernant la création d'une trésorerie et d'un département de la santé mondiaux menés par les Nations Unies, le FMI deviendrait le Trésor mondial alors que l'Organisation mondiale de la Santé serait transformée en département mondial de la santé. M. Bildt a également réaffirmé que les « changements climatiques » serviraient de défi clé servant à la poursuite des objectifs de Bilderberg, faisant référence à la crise économique comme « une crise ne se produisant qu'une fois par génération alors que le réchauffement climatique est un défi qui n'arrive qu'une fois par millénaire ». Il a aussi prôné l'expansion de l'ALENA à travers l'hémisphère occidental dans le but de créer une Union américaine en utilisant l'UE comme « modèle d'intégration ».

Le FMI aurait envoyé un rapport au Groupe Bilderberg préconisant son ascension à titre de département mondial du Trésor et « le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner a cautionné ce plan avec enthousiasme, bien qu'il n'ait eu aucune assurance qu'il en serait le dirigeant ». Geithner a ajouté qu'« [ils] espéraient pouvoir travailler avec l'Europe à un cadre mondial, à une infrastructure mondiale pouvant effectuer une surveillance mondiale».

Le plan Bilderberg en marche?

Réformer la Réserve fédérale


À la suite de la rencontre du Bilderberg, plusieurs participants renommés ont fait des annonces intéressantes, particulièrement concernant la réorganisation de la Réserve fédérale. Le 21 mai, on rapportait que le secrétaire au Trésor Tim Geithner « était vraisemblablement fort enclin à donner un rôle majeur à la Fed dans la future réglementation [et] il est entendu que celle-ci effectuerait certaines des tâches de la Securities and Exchange Commission (SEC) étatsunienne ».

Mercredi le 20 mai, Geithner a parlé devant le Comité des banques du Sénat (Senate Banking Committee), où il a déclaré que« des signes importants montrent que notre système financier commence à se rétablir ». À propos de la réglementation du système financier, il a ajouté : « Nous devons nous assurer que les règles financières internationales et les standard élevés que nous implanterons aux États-Unis sont cohérents »

Un article de Bloomberg révélait ceci : « L'administration Obama pourrait demander qu'on retire à la SEC certains de ses pouvoirs dans le cadre d'une réorganisation réglementaire. La proposition, toujours à l'ébauche, donnera possiblement davantage d'autorité à la Fed pour superviser les institutions financières jugées trop grosses pour faire faillite. La Fed héritera peut-être de certaines fonctions de la SEC, les autres pourraient être assumées par d'autres agences. » Fait intéressant, « l'agence de Mary Schapiro, présidente de la SEC, a été absente durant la majeure partie des négociations sur la refonte réglementaire et elle s'est dite frustrée qu'on ne l'ait pas consultée ».

Par ailleurs, on rapportait que « le secrétaire au Trésor Geithner était prêt à discuter de propositions pour changer les règles financières hier soir à un dîner en compagnie du directeur du Conseil économique national, Lawrence Summers, de l'ancien président de la Fed Paul Volcker, [qui étaient tous deux à la conférence Bilderberg], de l'ancien président de la SEC Arthur Levitt et de la professeure de droit de l'Université Harvard, Elizabeth Warren, à la tête d'un groupe de vigilance parlementaire pour le Plan de sauvetage des actifs à risques (Troubled Asset Relief Program (TARP)) de 700 milliards de dollars ». La Réserve fédérale est une banque centrale privée, détenue par ses actionnaires, qui sont les plus grandes banques formant chacune des Fed régionales (les plus grandes étant JP Morgan Chase et la Federal Reserve Bank of New York). En gros, ce plan donnerait à une banque privée, laquelle possède une autorité gouvernementale, la capacité de réglementer les banques qui la détiennent. Cela équivaut à prendre un colonel pour veiller sur un général à qui il est directement redevable. C'est confier au renard la garde du poulailler. Il s'agit littéralement d'octroyer la propriété de la réglementation financière aux banques qui subissent la réglementation.

Comme le mentionnait Market Watch, une publication en ligne du Wall Street Journal, « la Réserve fédérale, créée il y a presque 100 ans dans la foulée d'une panique financière, pourrait être transformée en une agence différente au moment où l'administration Obama réinvente la façon dont le gouvernement interagit avec le système financier ». Concernant la présence de Geithner au Sénat, on mentionnait qu'« [il] a été bombardé de questions sur les relations étroites qu'entretiennent les grandes banques et les banques régionales de la Fed. Avant que Geithner ne se joigne au gouvernement, il était président de la Fed de NewYork, une étrange institution hybride publique-privée, en fait détenue et dirigée par les banques. » En réponse, « Geithner a insisté sur le fait que les banques privées n'ont pas leur mot à dire sur les politiques de la Fed de New York, mais a reconnu que celles-ci en ont un lors de l'embauche du président, qui, lui, fait les politiques. Le président de la Fed de New York, Stephen Friedman, a été contraint de démissionner plus tôt ce mois-ci en raison d'apparence de conflits d'intérêt dus à ses avoirs importants chez Goldman Sachs».

Le FMI comme trésorerie mondiale

L'objectif de Bilderberg visant à créer un trésor mondial avait déjà été mis en oeuvre avant leur réunion, avec les décisions prises lors du sommet financier du G20 en avril. Si le G20 semblait vouloir créer cette trésorerie en en faisant plutôt une banque centrale mondiale, il est probable que le FMI puisse assumer les deux rôles.

Après la réunion du G20 au début d'avril 2009, on mentionnait que « le monde a fait un pas de plus vers une monnaie mondiale, financée par une banque centrale mondiale, dirigeant une politique monétaire pour toute l'humanité », puisque le communiqué publié par les leaders du G20 indiquait : « Nous nous sommes mis d'accord pour soutenir une allocation générale de DTS, lesquelles injecterons 250 milliards de dollars (170 milliards de livres) dans l'économie mondiale et augmenterons la liquidité. Les DTS sont des droits de tirage spéciaux, un papier monnaie synthétique émis par le Fonds monétaire International qui dormait depuis un demi siècle. » Au fond, « il mettent en jeu une monnaie mondiale de facto. Elle n'est contrôlée par aucune entité souveraine ».
À la suite de la réunion de Bilderberg, « le président Obama a demandé au Congrès d'autoriser 100 milliards de dollars en prêts au FMI pour aider à la création d'un fonds de sauvetage mondial de 500 milliards », ce qui donnerait à cette institution le privilège exclusif essentiel d'un trésor mondial fournissant de l'aide financière aux pays dans le besoin autour du globe. De plus, « le projet de loi permettrait au FMI d'emprunter jusqu'à 100 milliards de dollars des États-Unis et d'augmenter sa contribution fiscale à l'organisation de 8 milliards ». Plus en détail sur le programme, on a mentionné que « les leaders internationaux ont commencé à mettre en ½uvre l'initiative d'aide financière mondiale appelé Nouveaux accords d'emprunts (NAE) au sommet du G20 en avril. Le président a accepté à ce moment là de mettre les fonds additionnels à disposition. » Obama a écrit : « Le secrétaire au Trésor Geithner a conclu que la taille des NAE est lamentablement inadéquate pour affronter la nature grave de la crise économique et financière que nous vivons et je suis d'accord avec lui ».

En ce qui a trait à la décision du G20 d'accroître l'usage des DTS du FMI, créant une monnaie mondiale de facto, on rapportait que « l'Afrique subsaharienne recevra environ 10 milliards du FMI en DTS afin d'aider ses économies à surmonter la crise financière mondiale. Dans le cadre d'un accord de 1,1 billion de dollars conclu au sommet du G20 en avril et visant à lutter contre le déclin économique mondial, le FMI émettra l'équivalent de 250 milliards de DTS, qui pourront servir à augmenter les réserves de devises étrangères ».

Des reportages récents ont également indiqué que le rôle du FMI dans l'émission des DTS va de pair avec la discussion de Bilderberg sur l'effondrement du dollar étatsunien et que « le fait de transformer l'étalon dollar en système basé sur les DTS constituerait une rupture avec la politique en vigueur depuis plus de 60 ans ». On signalait également ceci : « Il existe deux façons de réduire le rôle du dollar dans le système monétaire international. Une des possibilités serait son érosion graduelle comme monnaie de réserve en fonction du marché et en faveur de l'euro. Toutefois, même si le rôle international de l'euro a augmenté depuis son inauguration, particulièrement dans les marchés financiers, il est difficile d'envisager qu'il surpasse le dollar comme monnaie de réserve dominante dans un avenir rapproché. » Cependant, « puisque qu'il est improbable que l'hégémonie du dollar soit minée par les forces du marché, du moins à court ou moyen terme, la seule façon de provoquer une réduction majeure de son rôle comme monnaie de réserve assez rapidement est au moyen d'un accord international ». C'est là où les DTS entrent en jeu puisque « une façon d'[en] faire rapidement la principale monnaie de réserve serait de créer et d'allouer aux membres du FMI d'énormes sommes de DTS ». Fait intéressant, c'est exactement ce qui se produit actuellement en Afrique avec le FMI.

L'ancien directeur général du FMI Jacques de Larosière a récemment déclaré que la crise financière actuelle, « compte tenu de son envergure, offre une chance unique d'améliorer les institutions et il y a déjà un risque de la rater si les différents acteurs n'arrivent pas à s'entendre sur les changements avant que la croissance économique ne reprennent ». Il est maintenant conseiller pour BNP Paribas, une compagnie fortement représentée aux réunions de Bilderberg, et il a été à la tête du Trésor de la France lors de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, un habitué du Groupe Bilderberg .

The Guardian couvre la rencontre de Bilderberg

Le journal britannique Guardian a été le seul des grands quotidiens dominants à couvrir la réunion à chaque instant au cours de la fin de semaine. Les premières rubriques de Charlie Skelton étaient satiriques et légèrement railleuses, en faisant allusion à l'événement comme « un long weekend dans un hôtel de luxe, où les élites du monde peuvent se serrer la main, faire tinter leurs verres, mettre au point leurs projets mondiaux, se disputer à propos de celui qui possède la meilleure chaise longue. Je suppose que Henry Kissinger fait apporter la sienne par hélicoptère et la fait surveiller par une équipe d'opérations spéciales de la CIA [20] ». Mais au courant de la fin de semaine, le journaliste a changé de ton. La samedi il a déclaré : « Je sais que je me fais suivre. Je le sais car je viens de discuter avec le policier en civil que j'ai surpris en train de me filer. » Il a aussi été arrêté à deux reprises la première journée des réunions pour avoir tenté de prendre des photos alors que les limousines arrivaient à l'hôtel.

Il a mentionné plus tard qu'il n'était pas certain de ce dont ils discutaient à l'intérieur de l'hôtel, mais qu'il « sentait qu'il y avait quelque chose de corrompu en Grèce. Il a ajouté qu'« en trois jours [il] était devenu un suspect, un fauteur de trouble, un indésirable, [qu'il] se sentait mal à l'aise, fatigué et un peu craintif ». Il poursuit en écrivant « Bilderberg c'est une question de contrôle. Tout tourne autour de "qu'est ce que nous devrions faire ensuite?" Nous dirigeons déjà plein de trucs, et si on en dirigeait plus? Et si on en facilitait la maîtrise? Rendre le tout plus efficace. L'efficacité c'est bien. Ce serait tellement plus facile avec une seule banque, une seule monnaie, un seul marché, un seul gouvernement. Et s'il n'y avait qu'une seule armée? Ce serait vraiment super. Nous n'aurions alors plus de guerre. Ce cocktail de crevettes est BON. Et s'il n'y avait qu'une seule façon de penser? Et si Internet était contrôlé? » Et il ajoute, « et si... Non, je blague ».

Puis, il fait une remarque avisé, contrant l'argument fréquent voulant que Bilderberg n'est qu'un forum où les gens peuvent s'exprimer librement : « Je suis incroyablement écoeuré que le pouvoir soit influencé par le plus petit nombre. Je l'ai vu de mes yeux pendant trois jours et cela m'emmerde au plus haut point. Ça m'est égal si le Groupe Bilderberg envisage de sauver le monde ou de le mettre dans un mélangeur et d'en boire le jus, mais je ne crois pas que c'est la façon de faire de la politique. » L'auteur, déclare ensuite de manière éloquente : « S'ils tentent de guérir le cancer, ils pourraient le faire à la lumière du jour. » Il explique ensuite que « Bilderberg c'est une question de positions de contrôle. Je m'en approche à un demi mille et soudainement, je suis un des contrôlés. On me suit, me surveille, m'enregistre, me met en détention et encore en détention. C'est le "pouvoir" sur la route qui m'a mis dans cette situation ».

Dimanche le 17 mai, Skelton a demandé au chef de police pourquoi on le suivait, celui-ci lui a répondu en lui demandant : « Pourquoi vous êtes là? » Le journaliste a répondu qu'il était là pour couvrir la conférence de Bilderberg, après quoi le chef lui a rétorqué : « Hé bien voilà la raison! Voilà pourquoi! Notre conversation est terminée! » Les reporters se font-ils suivre et traquer par la police lorsqu'ils couvrent le Forum économique mondial? Non. Alors pourquoi est-ce le cas avec le Groupe Bilderberg, si cette conférence n'est vouée qu'à discuter d'idées librement?

Le lundi suivant la conférence, Skelton écrit : « Il n'y a pas que moi qui ait été arrêté pour avoir osé traîner à un demi-mille des portes de l'hôtel. Les quelques journalistes qui ont fait le voyage jusqu'à Vouliagmeni cette année se sont tous faits harcelés et ont senti la partie travaillante d'un talkie-walkie grec. Bon nombre ont été arrêtés. Bernie, d'American Free Press et Gerhard, le documentariste (on dirait un nom de personnage de Donjons et Dragons) ont affrété un bateau d'une marina à proximité afin d'essayer de prendre des photos par la mer. Ils ont été arrêtés à trois milles du complexe hôtelier. Par la marine grecque. » Comme l'a dit Skelton : « Mes dépêches sur la conférence de 2009, si elles signifient quoi que ce soit, ne représentent rien de plus évident que l'absence de couverture médiatique grand public approfondie »

L'article final de Skelton sur Bilderberg le 19 mai montre jusqu'où il est allé durant ces quelques jours de reportage : de l'écriture humoristique à la découverte de sa filature par le service de sécurité de l'État grec. Il a fait ces réflexions : « Alors, qui est le paranoïaque? Est-ce moi, qui se cache dans les cages d'escalier, observant le reflet de la chaussée derrière moi dans les vitrines de magasins, demeurant en public par mesure de sécurité? Ou Bilderberg, avec ses deux F-16, ses hélicoptères qui font des rondes, ses mitraillettes, ses commandos de la Marine et sa politique visant à détenir et harceler à répétition une poignée de journalistes? Qui est le plus cinglé? Moi ou Baron Mandelson? Moi ou Paul Volker, le dirigeant du Conseil consultatif pour la relance économique? Moi ou le président de Coca-Cola »?

Il ajoute : « La publicité est comme du sel pur sur la limace géante qu'est Bilderberg. Je suggère donc que l'on se pointe l'an prochain avec quelques pots à sel de plus. Si la presse dominante refuse de couvrir convenablement cet important événement annuel, alors les citoyens intéressés devrons le faire : les médias du peuple. »

Étonnamment, Skelton juge que ce qu'il a appris de la conférence Bilderberg est « notre devoir de nous battre, nous battre, nous battre, maintenant, dès maintenant, cette seconde même, avec chaque particule de notre âme, -- pour empêcher le projet des pièces d'identités, [puisque] tout tourne autour du pouvoir de demander à les voir, de l'obligation de les montrer, d'avoir à justifier son existence, du pouvoir de celui qui questionne sur la soumission de celui qui doit répondre. [...] J'ai appris avec les fouilles aléatoires, les détentions, les coups des furieuses brutes de la sécurité et les bureaux de policiers sans numéros que j'ai cognés, que j'ai dû souffrir à cause de Bilderberg : j'ai passé la semaine à vivre à la fois le cauchemar d'un avenir probable et différentes versions d'un passé terrifiant. J'ai eu droit à un très petit aperçu d'un monde de vérifications ponctuelles et de forces de sécurité non contrôlées. Et j'en suis resté ébranlé. J'en suis resté marqué, littéralement. » Il explique ostensiblement : « la carte d'identité transforme le citoyen libre que vous êtes en suspect »

Qui était présent? La royauté

Parmi les membres du Groupe Bilderberg, on trouve divers monarques européens. À la conférence cette année, il y avait la reine Beatrix des Pays-Bas, laquelle est justement l'actionnaire individuelle la plus importante de Royal Dutch Shell, une des plus grandes compagnies au monde. Elle était accompagnée d'un de ses trois fils, le prince Constantijn, qui a travaillé avec le Commissaire européen néerlandais pour l'Union européenne et comme expert-conseil en politiques stratégiques chez Booz Allen & Hamilton de Londres. Ce cabinet de consultants en stratégie et en technologie possède de l'expertise en Analyse économique et commerciale, en Analyse du renseignement et recherche opérationnelle, ainsi qu'en Technologie de l'information, parmi bien d'autres. Le prince Constantijn a également été chercheur en politiques pour la RAND Corporation en Europe. La RAND était initialement un groupe de réflexion destiné à offrir des recherches et des analyses aux Forces armées étatsuniennes, mais elle travaille maintenant avec des gouvernements, des fondations et des organisations internationales et commerciales [26]. Parmi les autres membres de la royauté européenne présents à la conférence, on trouvait le prince Philippe de Belgique et la reine Sofia d'Espagne.

Les banquiers

Comme d'habitude, la liste des participants était pleine de représentants des plus grandes banques au monde. Parmi ceux-ci, David Rockefeller, ancien PDG et président de la Chase Manhattan – maintenant JP Morgan Chase – dont il était jusqu'à récemment président du Conseil consultatif international. Aussi, il siège toujours à titre de président honoraire du Council on Foreign Relations, de président du Board of the Americas Society et du Council of the Americas, de président honoraire de la Commission trilatérale, qu'il a fondé aux côtés de Zbigniew Brzezinski, également membre fondateur du Groupe Bilderberg, éminent philanthrope et actuel doyen d'une des dynasties bancaires les plus riches et puissantes du globe.

Josef Ackermann était également de la partie. Le banquier suisse est PDG de la Deutsche Bank et directeur non exécutif de Royal Dutch Shell, vice-président de Siemens AG – la plus importante firme d'ingénierie européenne – membre du Conseil consultatif international du groupe Zurich Financial Services, président de l'Institut de finances internationales — la seule association mondiale d'institutions financières – et enfin vice-président du Conseil de fondation du Forum économique mondial .

Roger Altman, spécialiste des services de banques d'affaires, investisseur de capitaux propres et ancien secrétaire adjoint au Trésor du gouvernement Clinton participait lui aussi à cette rencontre. D'autres banquiers étaient du nombre, comme Ana Patricia Botin, présidente de la Banque d'Espagne, de Banco Español de Crédito et anciennement au service de JP Morgan; Frederic Oudea, PDG et récemment nommé président du conseil de la Société Générale, banque française; Tommaso Padoa-Schioppa, économiste et banquier italien, anciennement ministre de l'Économie et des Finances; Jacob Wallenberg président de Investor AB; Marcus Wallenberg, PDG de Investor AB et George David, PDG de United Technologies Corporation et membre du conseil d'administration de Citigroup, du Business Council, du Business Roundtable et vice-président du Peterson Institute for International Economics
Parmi les banquiers canadiens figuraient W. Edmund Clark, président et PDG du Groupe Financier Banque TD, membre de la direction de l'Institut C.D. Howe – un important laboratoire d'idées canadien; Frank McKenna, vice-président du Groupe Financier Banque TD, ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis et ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, et enfin la présidente de l'Université de l'Alberta, Indira Samarasekera, qui siège par ailleurs sur le conseil de la Banque Scotia, une des plus grandes banques du pays.

Dirigeants des banques centrales

Au sein des membres du Groupe Bilderberg, il y a bien sûr les dirigeants des banques centrales les plus importantes du monde. Cette année, il y avait le gouverneur de la Banque nationale de Grèce, celui de la Banque d'Italie, le président de la Banque européenne d'investissement, l'ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn et Nout Wellink membre de la direction de la Banque des règlements internationaux (BRI) et Jean-Claude Trichet président de la Banque centrale européenne . Rien n'indique que le président de la Federal Reserve Bank of New York, William C. Dudley, ainsi que le gouverneur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, y étaient, ce qui serait un étrange concours de circonstances si l'on considère que celui qui occupe ce poste est toujours présent aux rencontre du Bilderberg. J'ai contacté la Fed de New York afin de savoir si M. Dudley avait participé à des réunions en Grèce ou s'il y était allé du 14 au 17 mai ou si un autre haut représentant de l'institution y était allé à sa place. J'attends toujours une réponse.

Le gouvernement Obama à la conférence Bilderberg

Les membres de l'administration Obama étaient en grand nombre à cette conférence annuelle. Parmi eux, Keith B. Alexander, lieutenant général de la United States Army et directeur de la National Security Agency, l'agence d'espionnage monumentale des États-Unis; Timothy Geithner, secrétaire au Trésor et ancien président de la Federal Reserve Bank of New York; Richard Holbrooke, l'envoyé spécial pour l'Afghanistan et le Pakistan; le général James Jones, conseiller national pour la Sécurité; Henry Kissinger, envoyé spécial pour la Russie, membre de longue date de Bilderberg et autrefois secrétaire d'État et conseiller national pour la Sécurité; Dennis Ross conseiller spécial pour le golfe Persique et l'Asie du Sud-Ouest de la secrétaire d'État Hillary Clinton; David Patraeus commandant de CENTCOM (Commandement du Centre des États-Unis au Moyen-Orient), Lawrence Summers, directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche, ancien secrétaire au Trésor du gouvernement Clinton, ancien président de l'Université Harvard et ancien économiste en chef de la Banque mondiale; Paul Volcker, ancien gouverneur de la Réserve fédérale et chef du Comité consultatif de relance économique du président Obama; Robert Zoellick, ancien président de Goldman Sachs et actuel président de la Banque mondiale et le secrétaire d'État adjoint James Steinberg .

Autres noms notoires

Parmi bien d'autres personnalités présentes à cette rencontre se trouvaient le vicomte Étienne Davignon, ancien vice-président de la Commission européenne et président honoraire du Groupe Bilderberg; Francisco Pinto Balsemão ancien premier ministre du Portugal; Franco Bernabè, PDG de Telecom Italia et vice-président de Rothschild Europe; Carl Bildt, ancien premier ministre de la Suède; Kenneth Clarke obscur secrétaire administratif au Royaume Uni; Richard Dearlove, ancien chef du service de renseignements britannique MI6; Donald Graham, PDG de la Washington Post Company; Jaap De Hoop Scheffer, secrétaire général de l'OTAN; John Kerr, membre de la Chambre des lords britannique et président de Royal Dutch Shell; Jessica Matthews, présidente de la Dotation Carnegie pour la paix internationale; Richard Perle de l'American Enterprise Institute; Romano Prodi, ancien premier ministre italien; J. Robert S. Prichard, PDG de Torstar Corporation et président émérite de l'Université de Toronto; Peter Sutherland, ancien directeur général de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), premier directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et actuellement président de British Petroleum (BP) et de Goldman Sachs International ainsi que membre de la direction de la Royal Bank of Scotland, président de la Commission trilatérale, vice-président de la Table ronde des industriels européens et membre de longue date de Bilderberg; Peter Thiel, membre du conseil d'administration de Facebook; Jeroen van der Veer, PDG de Royal Dutch Shell; Martin Wolf, rédacteur en chef adjoint et journaliste économique en chef du journal Financial Times et finalement Fareed Zakaria, journaliste étatsunien et membre de la direction du Council on Foreign Relations. Certains reportages faisaient état de la présence d'Eric Schmidt, PDG de Google, et du rédacteur en chef du Wall Street Journal, Paul Gigot , tous deux présents à la rencontre de l'an dernier.


Conclusion


Il est évident que la prérogative de cette rencontre annuelle de Bilderberg était d'exploiter au maximum la crise financière mondiale pour atteindre les objectifs que le groupe s'était fixés depuis de nombreuses années. Ceux-ci comprennent la création d'un département du trésor mondial, probablement en concomitance avec une banque centrale mondiale ou intégré à celle-ci, lesquels semblent en voie d'être incorporés au FMI.

Naturellement, ces rencontres de Bilderberg servent les intérêts des personnes et des organisations présentes. Étant donné la vaste représentation de l'establishment de la politique étrangère d'Obama à cette réunion, il est surprenant qu'il n'y ait pas eu plus d'informations provenant de cette rencontre en ce qui concerne la politique étrangère des États-Unis, notamment au Pakistan et en Afghanistan.

Cependant, les États-Unis ont décidé récemment de congédier le général qui supervisait la guerre en Afghanistan et de le remplacer par « le lieutenant-général Stanley McChrystal, un ancien béret vert qui commandait il y a peu de temps les Forces d'opérations spéciales secrètes de l'armée en Irak ». De 2003 à 2008, McChrystal était à la tête du Joint Special Operations Command du Pentagone (JSOC), lequel supervise les forces les plus cruciales de l'armée, y compris la Delta Force, « et que Seymour Hersh, journaliste d'investigation et récipiendaire du prix Pulitzer, a désigné comme le chef de “l'aile administrative d'assassins“ du vice-président Cheney .

Donc, vu les récents changements ainsi que le nombre élevé de représentants de l'establishment de la politique étrangère d'Obama à la conférence Bilderberg cette année, il est probable que des décisions aient été prises ou, à tout le moins, qu'il y ait eu des discussions concernant l'escalade de la guerre en Afghanistan et de son expansion au Pakistan. Toutefois, il n'est pas surprenant que le principal point à l'ordre du jour ait été la crise financière mondiale. La prochaine année sera sans aucun doute intéressante et l'élite espère certainement en faire une année productive.

[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el martes 04 de agosto de 2009 02:12

Modificado el jueves 19 de noviembre de 2009 17:12

Epargner pour la pension !!! MAIS ONT VOUS DIT PAS TOUT !!!

Epargner pour la pension !!! MAIS ONT VOUS DIT PAS TOUT !!!
Adéquation et viabilité des régimes de pension: selon les 25 rapports nationaux sur les stratégies, les réformes structurelles des systèmes de sécurité sociale seules ne suffiront pas: il faut réduire le montant des pensions ou augmenter le coût des retraites. En effet, la solution la plus efficace au vieillissement de la population en Europe sera l'accroissement du nombre de personnes actives et de la durée de la vie active.
La plupart des Européens arrivant à l'âge de la retraite dépendent encore largement de systèmes publics de répartition. Jusqu'ici, la crise financière n'a pas eu de conséquences importantes sur ces régimes. Mais si la récession se prolonge et que le chômage continue de progresser, les gouvernements pourraient être amenés à revoir leur stratégie afin d'assurer la pérennité des systèmes de retraite.(Conclusion de UE)

La population belge vieillit. Une espérance de vie élevée et un taux de natalité décroissant font que pour le moment, 21% des Belges sont âgés de plus de 65 ans. Les démographes prédisent qu'en 2050, 35% des Belges franchiront le cap des 65 ans. La proportion actif/retraités change également très vite. Aujourd'hui, il y a 4 retraités (qui ont une pension de survie qui diminue) pour 10 actifs (a qui ont retire un maximum). En 2030, il y en aura 6(pensionnées !qui percevrons encore moins) pour 10 actifs(qui payerons encore plus). Etant donné que le financement de notre pension légale repose sur ce que l'on appelle le principe de répartition (ce qui signifie que les contributions de pension retenues sur le salaire des personnes actives (politiciens inclus !) sont immédiatement réparties entre les retraités existants !!! ), cela promet de poser problème,moins d'entrée financières pour nos dirigeants !!!
Les pensions légales brutes versées actuellement représentent en outre un fameux retour en arrière par rapport au dernier salaire gagné dans la vie active. Souvent, le salarié moyen n'atteint même pas 60% de son dernier revenu net (avec les dispositions nouvelles cela va diminuer). Pour les indépendants, ce pourcentage est en général encore plus faible (quasi nul). Ceux qui désirent bénéficier d'une pension décente devront donc se préparer eux-mêmes un revenu complémentaire suffisant en plus de leur pension.

Au CPAS !!!
Avez-vous encore confiance à la gestion de l'état pour votre épargne ?
Qu'en est t il devenus des retenues déjà faite de votre travail ?
Que vous promet le politique a long terme ? De travailler plus longtemps !!!
Toutes les nouvelles lois en matière de pension n'ont fait que diminuer votre pouvoir d'achat !
Les pensionnées sont imposées !!! Sur des retenus qui ont déjà été imposée !!!

ÉTAT VOLEUR ET PROFITEUR
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el miércoles 29 de julio de 2009 02:05

Modificado el viernes 27 de noviembre de 2009 10:20

IMPOT MONDIAL À QUAND SON APPLICATION ?

IMPOT MONDIAL À QUAND SON APPLICATION ?
Nous voici prêt a créer l'impôt Européen !
L'idée est sur la table de nos chers élus !
"Van Rompuy n'a pas plaidé pour un impôt vert auprès du groupe de Bilderberg"
08:39 15 novembre 2009
Le Premier ministre Herman Van Rompuy (CD&V) n'a pas plaidé en faveur de l'introduction d'un impôt vert au niveau européen, lors du dîner du groupe de Bilderberg jeudi soir à Val-Duchesse, a indiqué son porte-parole à l'agence Belga.

Les médias annonçaient samedi que Van Rompuy avait expliqué, "avec toutes les nuances possibles", devant ce club très "select", que les esprits mûrissaient parmi les dirigeants européens en faveur d'un impôt "vert" propre à l'Union européenne, afin de réduire les contributions financières des Etats-membres. "Le Premier ministre n'a jamais plaidé en faveur de l'introduction d'un impôt vert au niveau européen", souligne son porte-parole. "Il a en revanche indiqué qu'il fallait poursuivre la réflexion sur un financement structurel au niveau européen", poursuit-il. Herman Van Rompuy a avancé l'impôt vert comme une possibilité qu'il a toutefois nuancée. (DAD)
Actuellement : l'impôt national ,fédéral, régional, provincial ,communal.
Toutes les bonnes intentions de la création d'une taxe mondiale seras toujours au détriment du pouvoir d'achat des consommateurs, des citoyens, pas de miracles c'est toujours le bas de l'échelle des revenus qui seront lésées.
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el domingo 15 de noviembre de 2009 04:05

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 09:39

La «collecte d'organes»

 La «collecte d’organes»
Le nombre de greffe ne cesse d'augmenter tout comme la population mondiale et à mesure que la technologie progresse, les m½urs évoluent en même temps. Mais peut importe le commerce qui peut
exister, l'offre d'organe reste faible et donc des solutions pour l'instant comme contraire à l'éthique, doivent être envisagées afin de sauver des vies.
Le plus important dans ce débat demeure en effet l'être humain, le vivant qui pour rester en vie, doit en cette époque difficile se laisser manipuler pour évoluer.

Le commerce des organes n'est pas un problème mathématique
Interview de la philosophe Donna Dickenson


A qui appartient votre corps ?

Dans le temps, c'était une question inconnue. Il n'en est plus de même aujourd'hui. Au contraire, c'est une question qui attend une réponse fondamentale. C'est du moins l'avis de la philosophe américano-britannique Donna Dickenson. Vendredi dernier, elle a reçu la « Lentille de Spinoza » attribuée tous les deux ans, parce que, selon le jury, « elle a réussi à élever l'agenda de la bioéthique traditionnelle et à apporter des perspectives qu'on entend trop peu. »

Comme, par exemple la question de la propriété de notre corps. Cela semble très complexe. Si nous possédons notre corps, pouvons-nous alors simplement en vendre des parties ? Et si nous ne possédons pas notre corps, pouvons-nous alors éviter que des médecins ou d'autres en abusent ? La réponse de Dickenson est : ce n'est pas une question du tout ou rien, il existe une sorte de « faisceau de droit de propriété » qui, dans des situations différentes, peut être valable de manière différente.

Dickenson (60 ans) est née aux USA, qu'elle a quitté au début des années 70 - aussi afin de protester contre la guerre du Vietnam - pour la Grande-Bretagne où aujourd'hui elle est rattachée, comme professeure, à l'Université Birbeck, à Londres. En outre, on la consulte souvent pour des projets biomédicaux de la Commission européenne. Son point de départ est celui du féminisme. Elle explique qu'on peut étudier les questions éthiques à partir d'un point de départ kantien - et alors on examine surtout les principes qui guident une action : une bonne action est alors une action basée sur de bons principes. Ou on peut aussi juger une action sur ses conséquences - une bonne action est alors une action avec de bonnes conséquences.

« La perspective féministe y ajoute quelque chose de crucial : les relations de pouvoir », explique Dickenson. Il est typique du néolibéralisme de penser uniquement en fonction d'individus libres qui peuvent prendre des engagements et signer des contrats. Mais ce n'est naturellement pas ainsi que cela fonctionne. Il faut aussi considérer le contexte. Un médecin, par exemple, se trouve dans une relation de pouvoir par rapport à un patient. Une entreprise biotechnologique est plus puissante qu'un individu du tiers-monde. Nous devons en tenir compte quand nous parlons, par exemple, de breveter des gènes.

Les ovules athlétiques

Quels sont les risques pour les femmes ? Le domaine de la technologie des cellules souches est le meilleur exemple où cette perspective féministe fait presque entièrement défaut.

« Ce qu'on semble habituellement ne pas remarquer est que cette recherche exige des ovules. Et cela mérite tout de même qu'on s'en soucie un peu. C'est ce que les féministes ont mis en évidence. Les gens semblent parfois se figurer que les ovules poussent aux arbres, dit-elle en riant. Mais je peux vous assurer qu'il n'en est rien, vraiment. Les techniques pour prélever des ovules sont plutôt pénibles pour les femmes et de plus, non dénuées de risques. Surtout quand on prélève plusieurs dizaines d'ovules par cycle, ce qui arrive parfois. »

« Quand le scientifique sud-coréen Hwang Woo-Suk avait annoncé, il y a quelque temps, qu'il avait cloné avec succès des embryons humains et en avait obtenu des cellules souches, tout le monde s'est montré au début plein d'enthousiasme. Le moment était proche où tout le monde, grâce à ces techniques, allait pouvoir se constituer une réserve personnelle de cellules souches, de sorte qu'on pourrait remplacer à terme toutes les cellules et tous les organes. (Elle ricane). C'est tout de même le petit argument de vente traditionnel. Tous ceux qui se posaient des questions à ce sujet étaient contre la science, contre le progrès. Mais il ne faut pas être absolument contre le progrès pour se poser des questions. Pas seulement des questions sur le statut de l'embryon, parce qu'un certain nombre de personnes s'interrogent là-dessus aussi. On pourrait aussi sûrement s'inquiéter à savoir qui sera capable de payer ce genre de traitement et qui ne le sera pas. Et comme féministe, je m'inquiétais de savoir d'où Hwang Woo-Suk était allé chercher ses ovules. Quand il a publié ses résultats, on a vu immédiatement qu'il avait employé plus de 2000 ovules. Nous nous sommes donc demandées : d'où viennent-ils ? »

« Il est rapidement apparu que Hwang avait fait pression sur ses jeunes collaboratrices pour qu'elles fassent « don », entre parenthèse, de leurs ovules. Vous pouvez imaginer comment cela s'est passé : ces femmes ne voulaient évidemment pas mettre leur carrière en jeu et ont probable décidé, pour cette raison seulement, de participer. Exercer ce genre de pression est complètement dépourvu d'éthique et non professionnel. »

« Cette préoccupation pour l'origine des ovules entraîna la démission d'un collaborateur américain de Hwang, et ainsi toute l'affaire commença à s'effondrer et finalement on a révélé la fraude. Toute la recherche était frauduleuse, et pour cela, 2000 ovules ont été utilisés. On pourrait dire gaspillés. »

D'après Dickenson, cette recherche de cellules souches est énormément surévaluée. On a créé un scoop en premier lieu pour l'industrie biotechnologique. « Je ne dis pas que tout cela est absurde », soupire-t-elle. Evidemment non. Mais ce que je dis c'est que nous pourrions montrer un peu plus de scepticisme quand on essaie de nous faire miroiter toutes sortes de traitements. Il ne faut pas conclure immédiatement au miracle. Et soyons conscients de la nécessité d'ovules pour ce genre de recherche. Ouvrons donc le débat éthique et ne nous contentons pas de parler du statut de l'embryon. Mais aussi de l'avenir des ovules. »

Alors, s'il en faut nécessairement, comment peut-on recueillir de manière éthique, des ovules ? Question difficile, trouve Dickenson. « Il y a des féministes qui trouvent que ce n'est pas nécessaire du tout. Qu'il n'est absolument pas possible de le faire de manière éthique. Sauf si cela profite à la femme elle-même, comme c'est le cas d'une fécondation artificielle. Mais si un docteur prélève des ovules chez une femme sans qu'y soit lié un avantage thérapeutique, dans ce cas-là, cela ne fait pas du tout partie des tâches d'un médecin. Moi-même, je ne suis pas aussi extrême. On ne peut pas arrêter cette recherche, nous devons rester pragmatiques. »

Mais cherchons plutôt des voies alternatives possibles. Dans les procédures de FIV, il y a souvent des ovules excédentaires. On peut rechercher des techniques pour conserver ces ovules et les laisser se diviser. En ce moment, ce n'est malheureusement pas encore possible. Et on a surtout besoin d'un bon travail législatif pour prévenir les abus. Parce qu'il est certain que lorsqu'on paie, les abus sont toujours possible. »

Et on paie beaucoup d'argent, dit Dickenson, finalement surtout en songeant à une procédure de FIV pour des couples stériles : « Aux Etats-Unis, les donneuses d'ovules peuvent gagner de $5000 à $50000 ; enfin, on les appelle donneuses mais ce sont en réalité naturellement des vendeuses. Il existe une liste des caractéristiques souhaitées, qui fait monter les prix : si on est blonde, grande, athlétique, musicale, on "score. d'autant plus de points et on peut vendre les ovules plus chers. Il existe aussi des tarifs spéciaux pour les femmes juives qui veulent vendre leurs ovules - être juif - la transmission se fait de la mère à l'enfant, donc des couples juifs stériles choisiront une donneuse d'ovules juive. »

Bref, on assiste à un commerce grandissant d'ovules. Nous savons, par exemple, que des femmes roumaines et croates vendent leurs ovules pour des couples qui vont en Espagne pour un traitement FIV - l'Espagne a, dans ce domaine, le système le plus commercialisé. Des femmes allemandes achètent donc des ovules en Croatie et vont ensuite en Espagne. »

Et bientôt, des chercheurs mal intentionnés iront peut-être en Afrique, dit Dickenson : « Si les antécédents ethniques de la donneuse n'a pas d'importance, comme dans les recherches de clonage, ce sera peut-être bientôt la solution la meilleure marché. Terrible, n'est-ce pas ?«

Les organes chinois

« Nous devons surtout redouter le néocolonialisme. Pensez à la firme australienne Autogen, qui a conclu un accord avec les autorités de Tonga pour pouvoir utiliser l'information génétique de la population locale - entre autres parce que le diabète y est si fréquent - cette information peut être d'un grand intérêt pour découvrir de nouveaux traitements. Le seul problème est que la population elle-même n'en retirera probablement aucun avantage. Autogen s'occupe surtout du marché occidental. »

Et puis, il y a encore le commerce des organes. Il y a peu, le philosophe britannique Julian Savulescu plaidait encore ici dans « Knack » pour examiner cette question de manière strictement rationnelle. Si une personne X a besoin d'argent et une personne Y, d'un organe, les deux parties en profitent si X vend un organe à Y. Finalement, les gens vendent aussi d'autres formes de risque : celui qui exerce un métier dangereux est, pour cela, payé davantage.

« Je connais bien Savulesco, il est particulièrement charmant », dit en riant Dickenson. « Je connais ses points de vue provocants. Mais il se trompe naturellement. Pour commencer, nous n'acceptons pas tous les risques du marché. Il existe nombre de règlements de santé et de sécurité. Nous devons, par exemple, porter une ceinture de sécurité. Donc l'argument d'un choix totalement libre ne vaut pas. On ne peut pas, par exemple, se vendre comme esclave. Ce serait même une contradiction. Si, par libre choix on fait de soi un esclave, dans ce cas on n'est plus libre et on ne peut plus considérer qu'on accepte cette situation de sa propre volonté. On déclarerait alors que le contrat n'est pas valable, à juste titre. »

L'argument de Savulesco, dit Dickenson, est typique de ceux qu'on nomme les utilitaristes qui, pour prononcer un jugement éthique, font une espèce de calcul des gains et des pertes. « Il recherche le plus grand bonheur pour le plus grand nombre, et en chemin, font parfois des erreurs de raisonnement. Le problème est qu'on ne peut pas tout réduire à un exercice arithmétique. On doit aussi prendre en compte les relations de pouvoir.

« Voyez la Chine. Il y existe même un commerce d'organes des gens qu'on y exécute. C'est tout-à-fait inadmissible, trouve Dickenson. « Ici aussi, un utilitariste strict dirait : Ce doit être possible, le donneur (h/f) serait notamment tué de toute façon, alors pourquoi un de ses organes ne pourrait-il pas être utilisé pour sauver la vie de quelqu'un d'autre ? Mais il y a deux problèmes. Premièrement, beaucoup de malades des reins ne sont pas en danger de mort parce qu'ils peuvent faire appel à la dialyse rénale. Ils peuvent donc éventuellement attendre un peu plus longtemps un autre donneur. Secondo, et encore beaucoup plus important, on soupçonne que ces Chinois condamnés à mort sont exécutés en fonction de la demande pour certains organes. »

« Ce commerce d'organes est une nouvelle forme de colonialisme », conclut Dickenson. « Après les autres matières premières, l'Occident exploite maintenant aussi des tissus du corps de gens du tiers-monde. C'est plutôt un grand déséquilibre, auquel nous devons bien réfléchir. »

La «collecte d'organes» israélienne : une nouvelle «diffamation sanglante» ?

par Alison Weir
Le quotidien suédois le plus largement diffusé a publié un article renfermant une information choc : des témoignages et des preuves circonstanciées indiquant que des Israéliens ont pu collecter des organes vitaux sur des prisonniers palestiniens sans leur consentement, depuis de nombreuses années.

Mais il y a pire : certaines des informations dont il est fait état dans cet article suggèrent que dans certains cas, des Palestiniens pourraient avoir été capturés précisément à cette fin macabre.

Dans l'article, « Nos enfants ont été pillés de leurs organes », le journaliste chevronné Donald Boström écrit que les Palestiniens « nourrissent de forts soupçons contre Israël, qui aurait capturé des hommes jeunes afin de s'en servir de réserves à organes pour ce pays – c'est là une accusation extrêmement grave, qui pose suffisamment de points d'interrogation pour que la Cour Internationale de Justice diligente une enquête sur d'éventuels crimes de guerre » [1].

Une armée de responsables gouvernementaux israéliens et d'apologistes d'Israël sont immédiatement montés sur leurs grands chevaux, qualifiant tant Boström (le journaliste) que le rédacteur en chef de son journal d' « antisémites ». Le ministre israélien des Affaires étrangères aurait été « ébahi » par la lecture de cet article, qu'il a qualifié de « pamphlet démoniaque de diffamation sanglante ». Un responsable israélien l'a, quant à lui, qualifié de « pornographie haineuse ».

La revue (juive américaine, ndt) Commentary a écrit que ce reportage n'était « que la partie émergée de l'iceberg de la haine anti-israélienne stipendiée et sponsorisée en Europe ». Beaucoup de commentateurs ont fait le lien entre l'article et les « diffamations sanglantes » moyenâgeuses (ces récits largement réfutés selon lesquels les juifs tuaient des gens afin d'utiliser leur sang dans certains de leurs rituels religieux). Il n'est pas jusqu'à certains auteurs pro-palestiniens qui ne se soient joints à la meute des critiques, exprimant leur scepticisme.

Le fait est, toutefois, que des preuves étayées de trafics et de vols d'organes tant publics que privés, ainsi que des allégations de méfaits encore pires, ont fait l'objet de reportages largement diffusés, depuis des années. Dans un tel contexte, les accusations venues de Suède sont bien plus plausibles qu'en son absence ; elles laissent entendre qu'une enquête pourrait fort bien révéler des informations fracassantes.

Nous citons ci-après quelques exemples d'informations précédentes relatives à cette question.


La première transplantation cardiaque réalisée en Israël

La toute première transplantation cardiaque – historique – réalisée en Israël a consisté à implanter un c½ur prélevé sur un patient encore en vie, sans avoir recueilli le consentement (ni d'ailleurs seulement consulté) ses proches.

C'est ainsi qu'en décembre 1968, un homme du nom d'Avraham Sadegat (le New York Times le nomme erronément A. Savgat) [2] est décédé deux mois après une attaque cérébrale, bien qu'il ait été indiqué à ses proches qu'il « allait bien ».

Après avoir, dans un premier temps, refusé de remettre son corps, l'hôpital israélien où cet homme avait été soigné finit par rendre sa dépouille à ses proches. Ceux-ci découvrirent alors qu'il avait la partie supérieure du corps entourée de bandages : chose étrange, pensèrent-ils immédiatement, pour quelqu'un décédé des suites d'une attaque cérébrale...

Ils décidèrent de défaire les bandages. Ils découvrirent alors que la cavité pulmonaire de leur proche avait été bourrée de bandages, et qu'il n'avait plus de c½ur.

Sur ces entrefaites, la transplantation cardiaque israélienne, qui occupait toutes unes des journaux, avait été réalisée. Après avoir encaissé le choc, l'épouse et le frère du défunt commencèrent à faire le rapport entre les deux événements, et ils exigèrent des explications.

Au début, l'hôpital a nié que le c½ur de M. Sadegat ait été utilisé dans la sensationnelle transplantation cardiaque. Mais la famille a suscité une tempête médiatique, et elle a porté plainte, en fin de compte, contre trois ministres. Enfin, après plusieurs semaines, et après que la famille eut signé un document par lequel elle s'engageait à retirer sa plainte, l'hôpital avoua que c'était bien le c½ur de M. Sadegat qui avait été utilisé pour la transplantation.

L'hôpital expliqua qu'il s'était prévalu de la loi israélienne, qui permettait à ce que des organes soient prélevés y compris en l'absence de consentement de la famille [3]. (La Convention des Nations Unies contre le crime transnational organisé inclut l'extraction d'organes dans sa définition de l'exploitation d'êtres humains).

Les soupçons que l'enlèvement du c½ur de M. Sedagat ait pu être à l'origine de son décès n'ont fait l'objet d'aucune investigation.


Déclaration du directeur de la médecine légiste au sujet d'organes manquants

Un article publié en 1990 par le Washington Report on Middle East Affairs, intitulé « Autopsies et exécutions », sous la plume de Mary Barrett, fait état de massacres grotesques de jeunes Palestiniens. Il comporte une interview du Dr Hatem Abu Ghazaléh, ancien responsable de la Santé pour la Cisjordanie sous administration jordanienne, et directeur de la médecine légale et des autopsies.

Mary Barrett l'interroge au sujet « de l'anxiété largement répandue au sujet de vols d'organes, qui s'est emparée de Gaza et de la Cisjordanie depuis le début de l'Intifada, en décembre 1987 ».

Voici la réponse du Dr Hatem Abu Ghazaléh :

« Des indications existent que, pour une raison ou une autre, des organes, en particuliers des yeux et des reins, ont été prélevés sur les corps [des jeunes Palestiniens victimes de « Tsahal », ndt] durant la première année, ou un peu plus, de l'Intifada. Les informations à ce sujet étaient tellement nombreuses, et fournies par des personnes tellement crédibles, qu'il est impossible que rien de tel ne se soit passé. Si quelqu'un est abattu d'une balle dans la tête et qu'on ramène son corps chez lui dans un sac en plastique, sans plus aucun organe interne, les gens vont se poser des questions, non ? » [4]


La mystérieuse mort d'un Ecossais

En 1998, un Ecossais, M. Alistair Sinclair, mourait dans des circonstances plus que bizarres, tandis qu'il était en garde à vue à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv.

Sa famille fut informée de son décès et, d'après un article publié dans J Weekly, « ... elle a déclaré qu'il avait fallu à ses membres trois semaines pour réunir les 4 900 dollars nécessaires pour faire rapatrier le corps de M. Sinclair par avion. Le frère d'Alistair a dit que les Israéliens proposaient avec insistance une autre option : enterrer M. Sinclair dans un cimetière chrétien en Israël, pour un coût d'environ 1 300 dollars ».

Mais la famille réussit à réunir l'argent et à rapatrier le corps, après quoi elle demanda qu'il fût autopsié à la Faculté de Médecine de Glasgow. Il s'avéra que le c½ur, ainsi qu'un petit os du cou de M. Sinclair manquaient. C'est alors que l'Ambassade de Grande-Bretagne à Tel Aviv porta plainte contre l'Etat d'Israël.

Voici ce qu'écrit le J Weekly :

« Un c½ur ayant prétendument appartenu à M. Sinclair fut rapatrié en Grande-Bretagne (suite à cette plainte), gratuitement. James Sinclair voulut que l'Institut Médico-légal israélien prenne financièrement en charge un test à l'ADN afin de confirmer que ce c½ur était effectivement celui de son frère. Mais le directeur dudit Institut, le Pr Yehuda Hiss refusa, invoquant le prix, à ses yeux prohibitif, estimé à 1 500 dollars par certaines sources. »

En dépit de requêtes répétées de l'Ambassade britannique de rapports des pathologistes et de la police israéliens, les autorités israéliennes refusèrent de transmettre tout document de ce type [5, 6, 7].


Des responsables du gouvernement israélien soulèvent la question

Le journaliste palestinien Khalid Amayréh écrit, dans un article publié dans CCUN :

« En janvier 2002, un ministre israélien a admis tacitement que des organes prélevés sur les corps de victimes palestiniennes ont pu être transplantés sur des patients juifs, à l'insu de leur famille. »

« Le ministre (israélien) Nessim Dahan a déclaré, répondant à une question d'un député arabe à la Knesseth, qu'il n'était pas en mesure de démentir ni de confirmer que des organes eussent été prélevés sur des jeunes et des enfants palestiniens tués par l'armée israélienne, à des fins de transplantation ou de recherche scientifique.

« Je ne suis pas en mesure de démentir formellement que quelque chose dans le genre ait pu avoir lieu ».

M. Amayréh écrit ensuite que le député à la Knesseth qui avait posé cette question a déclaré « avoir reçu des preuves crédibles démontrant que des médecins de l'institut médico-légal d'Abu Kabir avaient prélevé des organes vitaux tels que le c½ur, les reins et le foie, sur les corps de jeunes et d'enfants palestiniens tués par l'armée israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie » [8].


Un pathologiste-en-chef israélien licencié pour vol d'organes humains

Durant plusieurs années circulèrent des allégations selon lesquelles le pathologiste le plus en vue d'Israël volait des organes humains. En 2001, la radio nationale israélienne révélait ceci :

« ... les parents du soldat Ze'ev Buzgallo, tué dans un accident, lors d'exercices militaires sur les Hauteurs du Golan, sont en train de faire signer une pétition destinée à la Haute Cour de Justice, afin de réclamer la suspension immédiate du Dr Yehuda Hiss et que des charges criminelles soient portées à son encontre. Hiss est le directeur de l'Institut médico-légal d'Abu Kabir. D'après les parents [de Ze'ev Buzgallo], le corps de leur fils a été utilisé pour des expériences médicales sans leur consentement. Or, ces expérimentations avaient été autorisées par le Dr Hiss. » [9]


En 2002, toujours la radio nationale israélienne :

« La révélation de la présence d'organes humains stockés illégalement à l'Institut médico-légal d'Abu Kabir a amené le député à la Knesseth Anat Maor, président de la Commission des Sciences, à exiger la suspension immédiate du directeur, le Professeur Yehuda Hiss. »

La mort d'Alistair Sinclair avait déjà alerté les autorités quant à la malfaisance de Hiss en 1998. Toutefois, rien n'avait été fait, pendant des années. La revue The Forward a écrit, à ce sujet :

« En 2001, une enquête diligentée par le ministère israélien de la Santé a démontré que Hiss était impliqué depuis des années dans le prélèvement d'organes tels que des jambes, des ovaires et des testicules, sans autorisation des proches, lors d'autopsies, et qu'il vendait ces organes à des écoles de médecine, où ils servaient dans le cadre des enseignements. Il avait été nommé pathologiste en chef en 1988. Hiss n'avait jamais été accusé d'un quelconque crime. Mais en 2004, il avait dû renoncer à diriger la morgue nationale, à la suite d'années de plaintes à son encontre. » [10]


Récolte de reins dans des populations indigentes

D'après The Economist, un racket de reins a été florissant en Afrique du Sud, entre 2001 et 2003. « Les donateurs étaient recrutés au Brésil, en Israël et en Roumanie, avec des offres allant de 5 000) 20 000 dollars : visite de Durban et don de rein tout compris... Les 109 receveurs, presque tous Israéliens, payèrent chacun jusqu'à 120 000 dollars leur « séjour transplantation » ; ils prétendirent qu'ils étaient parents des donneurs et qu'il n'y avait eu aucun transfert financier. » [11]

En 2004, une commission parlementaire brésilienne indiquait qu' « au minimum trente Brésiliens avaient vendu leurs reins à un réseau international de trafic d'organes humains, pour des transplantations réalisées en Afrique du Sud, Israël fournissant l'essentiel du financement. »

D'après une dépêche de l'Inter Press Service (IPS) : « Les receveurs étaient principalement des Israéliens. Ceux-ci perçoivent des remboursements de la sécurité sociale israélienne allant de 70 000 à 80 000 dollars pour des procédures médicales vitales effectuées à l'étranger. »

L'agence IPS poursuit :

Les [« donneurs »] brésiliens étaient recrutés dans les quartiers les plus déshérités du Brésil, on les payait 10 000 dollars pour un rein, mais, « tandis que l' « approvisionnement » s'accroissait, ces paiements diminuaient, jusqu'à tomber aussi bas que les 3 000 dollars. » Ce trafic avait été organisé par un officier de police israélien à la retraite, qui a indiqué « ne pas avoir pensé qu'il commettait un délit, étant donné que la transaction elle-même était considérée légale par le gouvernement de son pays, Israël ».

L'ambassade d'Israël [au Brésil, ndt] a publié un communiqué niant toute participation du gouvernement israélien à un trafic illégal d'organes humains, tout en indiquant que les citoyens israéliens, dans certains cas d'urgence, peuvent subir une transplantation d'organe à l'étranger « de manière légale et conformément aux normes internationales en vigueur », avec le soutien financier de leur assurance médicale.

Toutefois, l'agence IPS rapporte que le président de la commission avait qualifié la position israélienne d' « anti-éthique », à dire le moins, ajoutant qu'un trafic ne peut voir le jour sur une échelle étendue que dès lors qu'existe une source importante de financement, telle que le système de santé israélien. Il a poursuivi, affirmant que les ressources fournies par le système de santé israélien avaient été « un facteur déterminant » dans l'entrée en fonctionnement de ce réseau [de trafic d'organes] [12].


Quand le chef d'un hôpital de Tel Aviv fait la promo du trafic d'organes...

A nouveau, l'agence IPS rapporte ce qui suit :

« Nancy Scheper-Hughes, qui dirige le projet Organs Watch [de lutte contre le trafic d'organes humains, ndt] à l'université d'Etat de la Californie (Berkeley), a attesté devant la commission législative du Pernambouc qu'un trafic international d'organes humains avait commencé douze ans auparavant, qui avait été mis sur pied par Zacki Shapira, ancien directeur d'un hôpital de Tel Aviv.

« Shapira a effectué plus de trois-cents transplantations rénales, accompagnant, dans certains cas, ses patients à l'étranger, par exemple, en Turquie. Les receveurs sont des gens très aisés, ou disposant d'une très bonne assurance santé, et les « donneurs » sont des gens extrêmement pauvres d'Europe orientale, des Philippines et d'autres pays en voie de développement, a indiqué Mme Schper-Hugues, spécialiste d'anthropologie médicale. »


Israël poursuit des trafiquants d'organes

En 2007, le quotidien israélien Ha'aretz indiquait que deux hommes avaient avoué « avoir ½uvré à persuader des Arabes de Galilée et du centre d'Israël, qui étaient handicapés mentaux ou souffraient de graves pathologies mentales, de se faire prélever un rein contre paiement », après quoi, ces deux hommes refusaient de payer les « donneurs ».

L'article rapportait que ces deux hommes faisaient partie d'un cercle criminel comportant un chirurgien israélien. D'après l'acte de mise en examen, ce chirurgien vendait les reins qu'il récoltait entre 125 000 et 135 000 dollars [13].

Déjà, un peu auparavant, la même année, un autre quotidien israélien, The Jerusalem Post, avait écrit que dix membres d'un cercle de contrebandes d'organes israélien visant des Ukrainiens avaient été arrêtés [14].

Dans le cadre d'une autre affaire, toujours en 2007, le Jerusalem Post faisait savoir que « le professeur Zaki Shapira, un des chirurgiens israéliens en vue dans le domaine des transplantations, avait été arrêté en Turquie, sur des suspicions d'implication dans un cercle de trafic d'organes. D'après l'article, les transplantations étaient arrangées en Turquie, et elles avaient lieu dans des cliniques privées d'Istanbul. »


Le trafic israélien d'organe serait-il arrivé aux Etats-Unis ?

En juillet de cette année (2009, ndt), il n'est pas jusqu'aux médias américains qui n'eussent fait état de l'arrestation récente d'un certain Levy Yitzhak Rosenbaum, originaire de Brooklyn, par des policiers fédéraux, dans une grande rafle anti-corruption effectuée dans l'Etat du New Jersey, qui visait des maires, des hauts fonctionnaires et un certain nombre de rabbins éminents. Boström [le journaliste suédois, ndt] ouvre son article sur cet incident.

D'après la plainte du procureur fédéral, Rosenbaum, qui entretient des relations étroites avec Israël, a déclaré être impliqué dans la vente illégale de reins depuis dix ans. Un avocat général des Etats-Unis a expliqué : « Son business consistant à inciter des personnes vulnérables à renoncer à un de leurs reins pour 10 000 dollars, alors que le même rein serait vendu à hauteur de 160 000 dollars ». [15]

Il s'agit sans doute là de la première mention d'un trafic d'organes international avec des ramifications aux Etats-Unis.

L'anthropologue et expert du commerce d'organes humains de l'Université de Californie Nancy Scheper-Hughes, qui avait informé le FBI sur le cas de Rosenbaum, voici sept ans de cela, dit qu'elle a eu vent d'informations selon lesquelles il aurait menacé des « donateurs » en leur braquant le canon de son revolver sur la tempe, afin de s'assurer qu'ils donneraient effectivement suite à leur accord de « faire don » d'un de leurs organes [16].


La pénurie de donneurs en Israël

Israël se distingue par un nombre extraordinairement faible de donneurs d'organes volontaires. D'après le site ouèbe Ynet (du quotidien israélien Yediot Ahronot), « le pourcentage d'organes faisant l'objet d'un don chez les juifs est plus faible que tous ceux enregistrés dans les autres groupes ethniques... Dans les pays occidentaux, près de 30 % de la population est porteur d'une carte de donateur. En Israël, en revanche, 4 % seulement de la population possède de telles cartes. [17].

« D'après les statistiques du site ouèbe du ministère israélien de la Santé, en 2001, 88 Israéliens sont morts dans l'attente d'une transplantation en raison du manque d'organes disponibles. La même année, 180 Israéliens furent (pourtant) en état de mort cérébrale, et leurs organes auraient pu être utilisés à des fins de transplantation. Mais les proches de seulement 80 d'entre eux ont consenti au don de leurs organes. »

D'après Ynet toujours, ce faible pourcentage de donateurs est dû à des « raisons religieuses ». En 2006, l'on assista à un tollé, un hôpital israélien connu pour sa stricte observance des lois juives ayant procédé à une transplantation utilisant un donneur israélien. La semaine d'avant, « un incident similaire s'était produit, mais le patient n'étant pas juif, cela était passé inaperçu. » [18, 19].

L'article suédois indique qu' « Israël est sans cesse exposé à des tirs à boulets rouges en raison de son absence d'éthique en matière d'organes humains et de transplantations. La France fait partie des pays qui ont cessé toute collaboration dans ce domaine avec Israël, dans les années 1990. Le quotidien Jerusalem Post écrit que « l'on s'attend à ce que les autres pays européens suivent très bientôt l'exemple de la France ».

« La moitié des reins ayant été transplantés sur des Israéliens depuis le début des années 2000 ont été achetés illégalement en Turquie, en Europe orientale ou en Amérique latine. Les autorités sanitaires israéliennes sont parfaitement au courant de ce business, mais elles ne font strictement rien pour y mettre un terme. Lors d'une conférence consacrée à ce sujet en 2003, il a été démontré qu'Israël est le seul pays occidental (sic !) dont la profession médicale ne condamne pas le trafic illégal d'organes humains. Ce pays n'adopte aucune mesure juridique contre les médecins prenant part à ce business illégal – au contraire, les chefs de service des plus grands hôpitaux israéliens sont impliqués dans l'immense majorité des transplantations extrajudiciaires, indique le quotidien suédois Dagens Nyeheter du 5 décembre 2003 ».

Afin de combler ce déficit en organes, l'ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui était à l'époque ministre de la Santé, avait organisé une grande campagne d'incitation aux dons, en été 1992, mais même si le nombre des donneurs avait connu une croissance impressionnante, les besoins continuaient à outrepasser grandement le nombre d'organes disponibles.


Augmentation des disparitions de Palestiniens

Boström, qui avait décrit tout cela dans son livre Inshallah publié en 2001 [20], écrit, dans son récent article retentissant :

« Alors que cette campagne incitative se déroulait, de jeunes hommes commencèrent à disparaître, dans des villages de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Cinq jours après leur disparition, des soldats israéliens les ramenaient dans leur famille, sans vie et le corps ouvert du pubis au menton.

« Parler de ces corps, cela terrorisait les habitants des territoires (palestiniens) occupés. Des rumeurs circulaient d'une augmentation dramatique des disparitions de jeunes hommes, auxquelles faisaient suite des enterrements nocturnes de corps autopsiés. »

« A l'époque, j'étais dans la région ; je travaillais à un livre. A plusieurs occasions, j'ai été approché par des personnels de l'Onu, préoccupés par ce qu'il se passait. Les personnes qui m'ont contacté m'ont dit que des vols d'organes avaient lieu, c'était une certitude, mais qu'eux-mêmes étaient dissuadés de faire quoi que ce fût à ce sujet. Chargé d'une mission par une radio, j'ai alors voyagé partout, interviewant un grand nombre de familles palestiniennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et rencontrant des parents qui m'ont expliqué que leurs enfants avaient subi l'exérèse de leurs organes avant d'être tués. »

Il décrit le cas de Bilal Ahmad Ghanan, âgé de dix-neuf ans, abattu par l'armée israélienne qui investissait son village.

« La première balle l'atteignit à la poitrine. D'après les villageois témoins de la scène, on lui a ensuite tiré une balle dans chaque jambe. Deux soldats israéliens ont alors dévalé en courant une pente, depuis un atelier de charpentier, tirant une balle dans l'estomac de Bilal. Enfin, ils l'ont tiré par les pieds, jusqu'en haut d'un escalier de vingt marches conduisant à l'atelier... Les soldats israéliens ont ensuite chargé Bilal, grièvement blessé, dans une jeep, et ils l'ont emmené à l'extérieur du village, où un hélicoptère de l'armée de l'air attendait. Le garçon fut emmené par cet hélicoptère vers une destination que sa famille ignorait. »

Cinq jours après, on le ramena, « mort et enveloppé dans un drap d'hôpital, de couleur verte ». Boström rapport que tandis que le corps était descendu dans la tombe, sa poitrine se découvrit, et les témoins virent qu'il avait été grossièrement recousu de l'estomac à la tête. Boström écrit que ce n'était pas la première fois que des gens voyaient une telle chose.

« Les familles de Cisjordanie et de Gaza (que j'ai interviewées) avaient la quasi-certitude de savoir précisément ce qu'il s'était passé : « Nos enfants sont utilisés comme des donneurs d'organes non-volontaires », m'ont ainsi dit des proches de Khaled, originaires de Naplouse, ainsi que la mère de Raed, de Jénine, et les oncles de Mahmoud et de Nafes, de Gaza, qui, tous, avaient disparu un certain nombre de jours, pour n'être ramenés chez eux que nuitamment, morts et autopsiés ».


Pourquoi des autopsies ?

Boströme relate les questions lancinantes que se posaient les familles :

« Pourquoi gardent-ils les corps jusqu'à des cinq jours avant de nous laisser les enterrer ? Qu'est-il arrivé à ces corps, durant tout ce temps ? Pourquoi procèdent-ils à des autopsies, contre notre volonté, dès lors que la cause du décès est évidente ? Pourquoi rendent-ils les corps uniquement de nuit ? Pourquoi le font-ils avec une escorte militaire ? Pourquoi toute la zone est-elle interdite, durant l'enterrement ? Pourquoi coupent-ils l'électricité ?»

La réponse d'Israël consistait à dire que tous les Palestiniens tués étaient autopsiés ; question de routine. Toutefois, Boström fait observer que sur les 133 Palestiniens tués cette année-là, « seuls » 69 d'entre eux avaient fait l'objet d'une telle autopsie.

Il poursuit :

« Ce que nous savons c'est qu'Israël a un grand besoin d'organes et qu'il y a un vaste commerce illégal d'organes qui fonctionne depuis fort longtemps aujourd'hui, que les autorités israéliennes sont au courant et que les médecins occupant des fonctions de gestion dans les grands hôpitaux israéliens y participent, ainsi que des fonctionnaires, à divers niveaux. Nous savons aussi que des jeunes hommes palestiniens ont disparu, que leurs corps ont été restitués à leur famille au bout de cinq jours, de nuit, dans des conditions draconiennes de secret, grossièrement recousus après avoir été ouverts du pubis au menton.

« Il est plus que temps de faire la lumière sur ce business macabre, de braquer les projos sur ce qu'il est en train de se passer et sur ce qu'il s'est passé dans les territoires (palestiniens) occupés par Israël depuis le début de l'Intifada » [21].


Sommes-nous en présence de la « diffamation sanglante » édition 2009 ?

Lorsqu'on passe en revue les réactions à l'article de Boström, l'on est frappé par la multitude d'accusations selon lesquelles cet article serait une nouvelle version de la vieille « diffamation sanglante » antisémite. Ceci étant, il est intéressant d'examiner un ouvrage publié en 2007 par un éminent expert dès histoire médiévale juive, et ce qu'il lui est advenu...

L'auteur est Ariel Toaff, professeur à l'université Bar-Ilan (et rabbin). Il est le fils d'un ancien grand rabbin de Rome, un chef religieux si célèbre qu'un journaliste israélien a écrit que le père de Toaff « est à la juiverie italienne ce que la Tour Eiffel est à Paris ». Ariel Toaff est lui-même considéré comme « un des plus grands spécialistes de son domaine » [22-23].

En février 2007, les médias israéliens et les médias italiens débordaient (mais la plupart des médias américains ont peu ou prou négligé cette polémique) d'informations selon lesquelles le Professeur Toaff avait écrit un ouvrage intitulé « Pasque di Sangue » [Pâque Sanglante] [24] renfermant des preuves qu'il y a bien « une base factuelle à certaines des diffamations sanglantes contre les juifs, au Moyen Age ».

En se fondant sur trente-cinq années de recherches, Toaff était parvenu à la conclusion qu'il y a bel et bien eu quelques cas réels [de crimes rituels juifs, ndt], et possiblement un nombre non négligeable de ces incidents.

Dans une interview accordée à un quotidien italien (l'ouvrage avait été publié en Italie), Toaff dit :

« Mes recherches montrent qu'au Moyen Age, un groupe de juifs fondamentalistes ne respectait pas l'interdit biblique et utilisait du sang à des fins thérapeutiques. Il ne s'agit que d'un petit groupe particulier de juifs, qui appartenaient à des communautés qui avaient souffert des persécutions les plus graves durant les Croisades. De ce traumatisme est né une passion pour la revanche, qui, dans certains cas, a conduit à des rétorsions telles que l'assassinat rituel d'enfants chrétiens » [25, 26].

Le Professeur Toaff fut immédiatement attaqué de toutes parts, il fut notamment l'objet de pressions orchestrées par le président de l'Anti-Defamation League Abe Foxman. Mais il tint bon sur ses positions et sur les résultats de ses trente-cinq années de recherches, annonçant :

« Je ne renoncerai pas à ma dévotion à la vérité et aux libertés académiques, même si le monde entier me crucifiait... Personne ne doit avoir peur de dire la vérité. »

Peu après, toutefois, sous des pressions publiques et privées incessantes, Toaff se parjurait, retirait son livre de la vente et promettait de donner tous les bénéfices qu'il en avait retirés (le livre s'était vendu comme des petits pains) à l'Anti-Defamation League de Foxman. Un an plus tard, il en publiait une « version révisée » [27].

L'expérience que traverse Donald Boström semble une redite de ce que le Professeur Toaff a subi : calomnies, vitupérations et diffamation. Boström a reçu des menaces de mort ; sans doute une expérience vécue par le Professeur Toaff, lui aussi.

Si Israël est innocent de ces accusations de pillage d'organes, ou si sa culpabilité est considérablement moindre que ce que suggèrent Boström et d'autres auteurs, il devrait accueillir avec soulagement des enquêtes honnêtes qui l'exonéreraient certainement de tout méfait. Mais ce à quoi nous assistons, c'est le contraire : le gouvernement israélien et ses thuriféraires s'activent à étouffer dans l'½uf tout débat et à écraser ceux dont ils considèrent manifestement menaçantes tant les questions que les déductions.

Au lieu de se plier aux demandes d'enquête, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu exige du gouvernement suédois qu'il rejette son engagement à respecter la liberté de la presse et condamne cet article. Le bureau de presse israélien, apparemment en représailles et afin d'empêcher toute enquête supplémentaire, refuse d'accorder des cartes de presse aux reporters des journaux qu'il estime « offensants ».

Exactement comme dans les précédents des ravages perpétrés à Jénine, de l'attaque délibérée contre le navire de guerre américain USS Liberty, du massacre de Gaza, de l'écrasement de la militante pacifiste américaine Rachel Corrie sous les roues d'un bulldozer, des tortures infligées à des citoyens américains et d'une multitude d'autres occurrences, Israël se sert de ses ressources considérables et mondiales afin de faire obstacle à l'investigation.

Même avec beaucoup de bonne volonté, il est difficile d'en conclure qu'il n'a rien à cacher.


Notes de lecture :

[1] Il en existe deux traductions ; cet article utilise la traduction en anglais de cet article (ci-dessous) :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8390&lg=en
http://www.aftonbladet.se/kultur/article5652583.ab

[2] New York Times, 3 février 1969, p. 8, colonne 6 (53 mots)

[3] http://www.haaretz.com/hasen/spages/1046041.html
40 years after Israel's first transplant, donor's family says his heart was stolen By Dana Weiler-Polak, Haaretz Correspondent, Dec. 14, 2008

[4] http://www.wrmea.com/backissues/0490/9004021.htm
Washington Report on Middle East Affairs, April 1990, Page 21, The Intifada: Autopsies and Executions.

[5] http://www.jweekly.com/article/full/9384/bizarre-death-of-scottish-tourist-involves-suicide-missing-heart/
October 30, 1998,Bizarre death of Scottish tourist involves suicide, missing heart by NETTY C. GROSS, Jerusalem Post Service.

[6] http://www.forward.com/articles/112915/
The Forward, Illicit Body-Part Sales Present Widespread Problem, By Rebecca Dube, Aug. 26, 2009.

[7] http://www.mail-archive.com/ctrl@listserv.aol.com/msg114437.html
Masons, Muslims, Templars, Jews, Henry and Dolly.

[8] http://ccun.org/Opinion%20Editorials/2009/August/20%20o/Israeli%20Murdering%20of%20Palestinians%20for%20their%20Organs%20By%20Khalid%20Amayreh.htm
Al-Jazeerah: Cross-Cultural Understanding, Khalid Amayreh, August 20, 2009

[9] http://www.israelnationalnews.com/News/Flash.aspx/12699

[10] http://www.forward.com/articles/112915/
Forward, Illicit Body-Part Sales Present Widespread Problem, By Rebecca Dube, August 26, 2009.

[11] http://www.economist.com/world/international/displaystory.cfm?story_id=12380981
The Economist, Organ transplants: The gap between supply and demand, Oct. 9, 2008

[12] http://ipsnews.net/news.asp?idnews=22524
BRAZIL: Poor Sell Organs to Trans-Atlantic Trafficking Ring
By Mario Osava, IPS, Feb. 23, 2004

[13] http://www.haaretz.com/hasen/spages/935092.html
Haaretz, Two Haifa men sentenced to jail for organ trafficking, By Fadi Eyadat, Dec. 18, 2007

[14] http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1184766040398&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
Police uncover illegal organ trade ring
By REBECCA ANNA STOIL, July 23, 2007.

[15] http://www.thestar.com/news/world/article/671687
Sting rocks U.S. transplant industry, David Porter, Carla K. Johnson, ASSOCIATED PRESS, july 25, 2009.

[16] http://www.haaretz.com/hasen/spages/1102799.html
U.S. Professor: I told FBI about kidney trafficking 7 years ago
By Natasha Mozgovaya, Haaretz Correspondent, August, 3, 2009.

[17] http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3388529,00.html
A mitzvah called organ donation, Efrat Shapira-Rosenberg, 10.6.07.

[18] http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3265889,00.html
Orthodox in uproar over organ donation incident, Neta Sela, 06.22.06

[19] http://www.israelshamir.net/English/Body_Snatchers.htm
The Return of the Body Snatchers, By Israel Shamir

L'écrivain israélien Israel Shamir rapporte que, voici de cela quelques années... « un rabbin shabad en vue, Yitzhak Ginzburgh http://www.israelshamir.net/English/blood.htm , a accordé sa permission à un juif de prélever le foie d'un non-juif, même sans sa permission. Il a dit : « Un juif est en droit d'extraire le foie d'un goy s'il en a besoin, car la vie d'un juif a plus de valeur que celle d'un goy, de la même manière que la vie d'un goy a plus de valeur que celle d'un animal. »

[20] http://www.bokus.com/b/9789170370939.html

[21] http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8390&lg=en

[22] http://www.haaretz.com/hasen/spages/829381.html
Ha'aretz. The Wayward Son, by Adi Schwartz, March 1, 2007.

[23] http://www.haaretz.com/hasen/spages/824152.html
Ha'aaretz, Bar-Ilan to order professor to explain research behind blood libel book By Ofri Ilani, Haaretz Service and The Associated Press, Feb 11, 2007.

[24] http://www.bloodpassover.com/toafftableofcontents.htm

[25] http://haaretz.com/hasen/spages/824152.html
Haaretz, Bar Ilan to order professor to explain research behind blood libel book, by Ofri Hani, Feb. 11, 2007.

[26] De précédents ouvrages contenant des informations sur le judaïsme médiéval et le judaïsme contemporain, dont certaines sont d'un intérêt tout particulier pour le débat autour des prélèvements d'organes, ainsi que sur l'étouffement largement répandu de telles informations, ont été publiés il y a de cela quelques années, également par un universitaire israélien, Israel Shahak, au sujet duquel Noam Chomsky a pu écrire : « Shahak est un chercheur hors de pair, il a une profondeur de vues et une culture remarquables. Son ½uvre est étayée et pénétrante, c'est une contribution d'une très grande valeur ». De cet auteur, nous encourageons nos lecteurs à lire dans leur intégralité les ouvrages suivants : “Jewish History, Jewish Religion, The Weight of Three Thousand Years” et Jewish Fundamentalism in Israel” (coécrit avec le Professeur Norton Mezvinsky).

[27] http://www.haaretz.com/hasen/spages/957357.html
Ha'aretz, 'Historian recants theory that Jews killed Christian child in ritual murder,' By Adi Schwartz, Feb 24, 2008.

[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el jueves 24 de septiembre de 2009 13:32

Modificado el miércoles 25 de noviembre de 2009 18:37